kajoux | Voir ce message dans le sujet non filtré Trit' a écrit :
Tu peux me dire quelle différence ça fait d’avoir la liberté 2 en plus des 0 et (pas toujours) 1, dans la mesure où tu n’as toujours pas obligatoirement la 3 (qui n’est pas non plus un blanc-seing pour forker dans l’unique but de forker) ? Dans tous les cas, code accessible ou non, tu ne peux rien faire d’autre qu’exécuter le binaire fourni. À partir de là, open source non libre et code fermé, c’est kif-kif, que tu le veuilles ou non.
Ah, si : si tu sais lire ledit code et a quelques compétences (c’est pas le cas de tout le monde), tu peux éventuellement signaler des bugs ou failles aux créateurs, qui décideront ensuite si oui ou non, ils intègrent tes propositions de correction. En soi, c’est effectivement un progrès par rapport au code purement fermé.
Stallman est peut-être trop intégriste à tes yeux, mais il a au moins eu le mérite de poser les bonnes bases à partir desquelles on peut réfléchir de manière pertinente à la question.
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Avoir accès au code source c'est être libre de l'étudier, ce qui n'est pas le cas si il n'est pas accessible. Par là, c'est être libre d'en discuter, de le critiquer, voire de s'en inspirer, surtout si c'est pour un usage suffisamment personnel. Si, par exemple, l'État français n'utilisait que des logiciels open source au sens le plus basique et restrictif du terme, je trouve personnellement que ce serait déjà une avancée. Il pourrait au moins y avoir un exercice démocratique d'audit du code, à condition d'en avoir les compétences et le courage, certes. Ainsi, je trouve que le strict comptage des libertés n'est pas le seul point de vue possible, on peut aussi regarder un paysage général, qui est forcément impacté par la progression de l'open-source.
Concernant ce bon vieux Stallman, je n'ai vraiment rien contre lui, et je dirais même plutôt au contraire, mais je pense en revanche que tout le monde n'est pas obligé d'avoir son point de vue, et je pense aussi que chacun doit rester libre d'estimer par lui-même ce que sont « les bonnes bases à partir desquelles on peut réfléchir de manière pertinente à [une] question », quelle qu'elle soit. |