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• Diminuer l'utilisation solitaire de la voiture. La première série de mesures vise à sortir du tout-voiture en développant "les autres modes de transport que la voiture individuelle", en aménageant les voies publiques, en réduisant "les émissions des gaz à effet de serre sur les autoroutes et voies rapides" et en créant "les conditions d'un retour fort à l'usage du train au-delà des voies à grande vitesse". Concrètement, les citoyens proposent notamment de généraliser le forfait mobilité durable*, de réformer le système d'indemnité kilométrique de l'impôt sur le revenu*, d'augmenter le Fonds vélo à 200 millions d'euros par an*, de réduire la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes* ou encore de réduire la TVA sur les billets de train de 10 à 5,5%*.
• Réduire le transport routier. Pour réduire le nombre de poids lourds sur les routes françaises, les conventionnels proposent notamment de "sortir progressivement des avantages fiscaux sur le gazole, en échange de compensations fortes pour les transporteurs sous forme d'aides au financement accrues pour l'achat de poids lourds neufs plus propres en remplacement des poids lourds polluants"* et d'"inciter, par des obligations réglementaires et fiscales, au report partiel vers d'autres moyens de transport de marchandises moins émetteurs"*. Côté bateaux, la Convention veut par exemple "interdire l'usage des moteurs polluants lors des arrêts dans les ports"*.
• Transformer le parc automobile français. Pour "faire évoluer le plus vite possible, et avant 2030" le parc automobile français, les conventionnels veulent augmenter "le bonus pour les véhicules peu polluants" et "renforcer très fortement le malus sur les véhicules polluants", en introduisant "le poids comme un des critères à prendre en compte"*. Ils proposent également de mettre en place "des prêts à taux zéro, avec la garantie de l'État, pour l'achat d'un véhicule peu émetteur (léger et pas trop cher)"* et d'"interdire dès 2025 la commercialisation de véhicules neufs très émetteurs ; les véhicules anciens pouvant continuer de circuler"*. Dans le détail, ils proposent d'interdire dès 2025 les véhicules neufs émettant plus de 110g de CO2/km (ce qui représente près de 50% des immatriculations en 2018) et en 2030 les véhicules émettant plus de 90 g de CO2, ce qui représente la quasi-totalité des immatriculations de 2018.
• "Limiter les effets néfastes du transport aérien." Pour l'avion, l'un des moyens de transport les plus émetteurs de GES, la Convention propose d'interdire les vols intérieurs d'ici 2025 lorsque la destination est accessible par un autre moyen de transport, d'"interdire la construction de nouveaux aéroports et l'extension des aéroports existants"* et d'"adopter une écocontribution kilométrique renforcée, à l'image du Royaume-Uni, avec une modération pour les DOM-TOM"*. Celle-ci oscillerait entre 30 et 1 200 euros par billet, en fonction de l'avion (classe éco, classe affaire, jet privé) et de la distance.
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