Citation :
Enfin, pour les produits de consommation qui « ne peuvent pas faire l'objet de mise sous consigne ou de vente en vrac » pour des raisons sanitaires (produits médicaux, produits chimiques…) ou pour « préserver la qualité du produit » (plats préparés, plats surgelés, etc.), les citoyens recommandent « l'utilisation de matériaux biosourcés dans la production d'emballage » pour finalement « tendre vers l'utilisation de matériaux biosourcés compostables, voire - à terme - pleinement biodégradables ». plastique est doté d'avantages indéniables pour le secteur agroalimentaire. Alors que le plastique est recyclable de nombreuses fois (au contraire par exemple du carton), et que les industriels se préparent depuis plusieurs années à passer à 100 % de plastique recyclé en 2025, la Convention estime que le recyclage est une solution qui « doit être évitée autant que possible : le meilleur emballage est celui qui ne se jette pas ou qui n'existe pas ». Ce choix signifie un bouleversement des habitudes pour les consommateurs. Les Français sont-ils tous prêts à acheter leur viande uniquement en frais (donc plus vite périssable) et à apporter systématiquement des contenants réutilisables pour faire leurs courses en vrac, d'ici trois ans ? La question est posée. 5. Le plastique biosourcé est-il la solution ? Le plastique biosourcé n'est pas vraiment la panacée pour remplacer le plastique à usage unique. Rappelons que « biosourcé » ne veut pas forcément dire « biodégradable », mais d'origine végétale. A l'inverse, il existe des plastiques non-biosourcés qui sont biodégradables. Lorsqu'ils sont biodégradables, la décomposition des « biosourcés » est assez lente. Ces plastiques restent donc des déchets s'ils sont jetés dans la nature. Le compostage doit être assuré de façon industrielle, dans des installations chauffées à 60 degrés. Il se décompose alors en six mois environ. A noter que ces emballages biodégradables utilisent des ressources, sans pouvoir être valorisé par le recyclage ensuite. Plusieurs années de recherches restent nécessaires pour développer des emballages biosourcés pleinement compostables.
|