Roland de Gilead a écrit :
Je comprends bien la transmission par l'air, mais il me semblait que l'élevage "intensif" des poulets en batterie avec un choix de "race" prédeterminé, le gavage d'antibiotique et la promiscuité augmentait la propagation du virus, alors que ceux élevés en plein air seraient plus résistants. 
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Comme je le disais plus haut, il y a plusieurs étapes à franchir pour déclencher une épidémie en France. La voie la plus probable (mais pas la seule), c'est :
oiseaux migrateurs --> volaille ---> éventuellement porc --> homme
Bien sur, il y a plein d'autres voies possibles (mais moins probables). Si un chasseur ramène un pigeon migrateur malade, on peut même court-circuiter complètement le processus avec un peu de malchance.
Il faut donc couper ces voies de transmission dans la mesure du possible. Pour couper la première étape, une des solutions est d'isoler les volailles de l'extérieur, en pratiquant par exemple l'élevage à l'intérieur. Bien sur, ce type d'élevage a d'autres inconvénients et favorisera d'autres maladies chez les volailles en les rendant plus fragile comme tu dis. Mais on limitera au moins très fortement le risque de la grippe aviaire.
Bien sur, l'épidémie peut tout aussi bien se déclencher dans n'importe quel pays. De ce point de vue, l'épidémie de SRAS est peut-être un mal pour un bien, en ce sens qu'elle a contraint les pays les plus à risques à revoir leur politique de prévention des épidémies. Si la Chine notamment avait affronté la grippe aviaire avec le même amateurisme qu'il a affronté le SRAS, le résultat n'aurait probablement pas été beau à voir.