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Par-delà ses résultats au plan national, la réforme de 2000 a posé des objectifs et des critères qui ont fait école et se retrouvent dans les argumentaires de réforme du statut légal du cannabis développés dans d’autres pays. Par exemple, le seuil des « 10 jours de consommation » a été repris en Uruguay, lorsque le gouvernement a légalisé le cannabis en 2013-2014. L’analyse rétrospective des controverses internationales autour de l’exemple portugais souligne aussi la rémanence des représentations convoquées dans le débat sur la politique des drogues. À cet égard, il est intéressant de noter que les débats suscités par la réforme portugaise au début des années 2000 d’une part, par les initiatives de légalisation prises par certains États du continent américain dans la décennie 2010 d’autre part, mobilisent des arguments similaires, articulés autour de la crainte du narco-tourisme, d’une poussée de la consommation de drogues et d’une hausse de criminalité (Domoslawski, 2011). Ces représentations négatives continuent d’alimenter la rhétorique des opposants à ce type de réformes du cannabis, bien qu’elles aient été démenties par les faits
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