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Un gros bémol: cette libération d’énergie a duré un minuscule moment —moins d’un milliardième de seconde. Et il a fallu pour cela les lasers les plus puissants du monde, formant une installation de la taille d’un stade sportif (National Ignition Facility) qui a coûté 3,5 milliards et qui poursuit cet objectif depuis 2009.
Un autre gros bémol: la chaleur en question est telle que l’opération ne peut être répétée qu’après six heures —le temps nécessaire à refroidir les lasers, selon le communiqué émis par le LNLL. Comme le résume le physicien australien Ian Lowe dans Live Science, « le gros problème technique est de maintenir une masse de plasma à une température de plusieurs millions de degrés pour permettre la fusion, tout en extrayant assez de chaleur pour fournir assez d’énergie. Je n’ai pas vu de schéma crédible d’un réacteur à fusion qui atteigne ce but. »
Un bémol encore plus gros: il n’est pas entièrement exact de dire que l’équipe n’a eu besoin que de 2,05 mégajoules d’énergie pour produire 3 mégajoules d’énergie. Dans les faits, l’électricité nécessaire rien que pour faire fonctionner ces 192 lasers, s’élève à 300 mégajoules. La marche est encore haute.
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