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Le théâtre, le cinéma et la télévision étaient interdits ; la possession d'appareils photographiques et de magnétoscopes devint illégale. Le ministère de l'Information interdisait aux journalistes étrangers de parler aux femmes, de prendre des clichés et de se promener seul[2]. Un seul hôtel était ouvert aux reporters occidentaux dans Kaboul. Les relations sexuelles hors mariage sont prohibées et punies de 100 coups de fouet[3]. Au nom de l'iconoclasme, les Talibans ont dynamité les statues de bouddhas géants de Bamiyan vieux de quinze siècles. La diffusion d'idées « non-musulmanes » était également prohibée. En 2001, les minorités hindoues doivent porter un signe distinctif[4]. Les Talibans brûlaient les instruments de musique et les cassettes, frappaient et emprisonnaient les musiciens, interdisaient la danse. La boxe, comme beaucoup d'autres sports, étaient prohibés[5]. Chaque jour, la radio des Talibans énumérait de nouveaux interdits : peindre en blanc les vitres des maisons pour ne pas voir les femmes à l'intérieur, expéditions punitives pour casser les téléviseurs, magnétoscopes, déchirer les photographies de famille. Les autorités faisaient aussi vérifier que l'on n'écoutait pas de musique dans les maisons ni dans au cours des mariages[6]. Les systèmes médical et scolaire furent dédoublés en fonction du genre, tout en donnant la priorité aux hommes. La Charia devint la base du droit afghan. Notamment, l'amputation et la lapidation furent parmi des peines appliquées sous les Talibans. Toute représentation humaine était illégale, même pour les poupées des petites filles[7]. Les homosexuels sont condamnés à mort : on fait s'écraser sur eux un mur, et on utilise un bulldozer pour achever la peine[8]. Dans les écoles, la moitié du temps est consacré à la religion. Les cours de sports et d'art ont été éliminés des programmes scolaires.
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