Faramir a écrit :
Pendant que le régime continue dans la voie de la répression, la société iranienne s'organise...
https://www.lemonde.fr/internationa [...] _3210.html
Citation :
En Iran, les sanctions continuent de pleuvoir. Cinq personnes ont été condamnées à mort, et onze à de « longues peines de prison », dont trois mineurs, pour le meurtre d’un paramilitaire lors des manifestations dans le pays, a annoncé mardi 6 décembre le porte-parole de l’autorité judiciaire.
(...)
Les cinq condamnés à la peine capitale ont été reconnus coupables lundi de la mort en novembre de Ruhollah Ajamian, membre du bassidj, milice liée aux gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a déclaré lors d’une conférence de presse Massoud Setayeshi.
Le même jour, les gardiens de la révolution ont annoncé l’arrestation de douze personnes accusées d’appartenir à un « groupe de saboteurs » ayant des liens avec des pays européens.
|
Il semblerait que le régime ait choisi la fuite en avant et plus de répression...hasard ou non les appels à la grève générale se multiplient sur les réseaux sociaux et semblent trouver de l'écho dans le pays
Citation :
Plus d'une cinquantaine de villes sont sous le coup d'une grève multisectorielle jusqu'à mercredi.
Alors que le pays est sous le coup d'un appel à la grève générale de trois jours, des dizaines de commerçants ont fermé boutique dans de nombreuses villes iraniennes depuis lundi 5 décembre.
Une mobilisation inédite dans le pays, qui s'inscrit dans le contexte d'une vague de contestation massive qui ébranle les fondations de la République islamique d'Iran.
(...)
Cette grève inédite a commencé lundi 6 décembre, et devrait se poursuivre jusqu'à mercredi soir, et concerne plus d'une cinquantaine de villes. Les vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent les volets de fer tirés des boutiques dans les grandes villes du pays. Le bazar de Téhéran, l'un des plus grands bazars couverts du monde, est également fermé. Une grève qui se veut multisectorielle : de nombreux écoliers ne seraient également pas allés à l'école, et les ouvriers de l'industrie iranienne de tout le pays sont également appelés à se rebeller. En clair, «l'appel de la grève générale fonctionne», analyse Mahnaz Shirali, sociologue et politologue iranienne.
Cette invitation au soulèvement ne semble pas avoir d'origine définie, puisque les têtes pensantes de cette grève d'un nouveau type ne se manifestent pas. «C'est un mouvement de masse», explique la chercheuse, «un soulèvement reposant sur une volonté générale qui émerge, un collectif qui s'impose».
|
https://www.lefigaro.fr/internation [...] s-20221206
|