fennecfou a écrit :
Ce qui est étonnant chez Goebbels c'est l'antinomie, frisant presque le trouble bipolaire, de son comportement. Il est capable d'élaborer des stratégies propagandistes simples mais au ressort et au canaux élaborés, jouant ainsi de manière naturelle sur les ressorts affectifs collectifs mais se laisse emprisonner de gré dans une idolâtrie presque filiale d'Hitler. Sa propagande est telle que le personnage, exaltée et jouant sur une raison fantasmée comme sur la déraison. Le récit est aussi empreint de cette perception surréaliste de maitriser les évènements malgré une description minutieuse (lui donnant ainsi encore plus de force) de la décrépitude nazie... Au sens premier c'est un journal fiable de la situation mais au regard de son auteur, c'est un voyage dans une sorte de folie absolue car monochrome et irréversible.
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