Jpegasus a écrit :
Pour ceux qui pourraient s'interroger sur la place d'une femme comme chef de délégation, même dans la progressiste Union Soviétique, la vie d'Alexandra Kollontaï est un vrai roman. Née dans la haute noblesse russe, fille unique d'un général du Tsar, elle s'engage tôt en politique et rejoint les courants marxistes jusqu'à devenir en 1917 la première femme à occuper un poste de ministre au sens moderne en devenant commissaire du peuple à l’Assistance publique (≈ ministre de la santé). Ses thèses féministes, peut-être un peu trop progressistes même pour la nouvelle patrie du socialisme, notamment sur l'amour libre ou le polyamour, associés avec des prises de positions sur la gauche du parti la font mettre sur la touche au début des années 20, où elle s'engage dans le service diplomatique, ce qui paradoxalement la mettra à l'abri des purges. Une carrière brillante lui donne la confiance de Staline, qui lui confie certaines négociations délicates, et elle se retrouve ainsi en 43 non seulement, avec le Vojd lui-même, une des dernières membres dirigeantes de la révolution de 1917 encore en vie mais également première femme à occuper officiellement un poste moderne d'ambassadeur.
Sa fiche wiki française est assez bien faite.
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