wildtestbody a écrit :
C'est fait exprès de confondre libéraux et ultra-liberaux, ou ca vous semblerait également correct de confondre socialistes et stalinistes?
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Tu ne peux pas comparer le socialisme démocratique et le stalinisme. Dans un cas tu as une dictacture ou la population n'a pas son mot à dire, alors que dans l'autre le gouvernement socialiste est élu, si la population n'est pas d'accords avec ses élus, elles ne votent plus pour eux aux prochaines élections.
Disons que l'ultra-libéralisme, une rupture profonde, style Pinochet au Chili, ne passerait jamais dans nos sociétés basées sur une grande tradition démocratique.
Il ne reste plus que la concurrence entre dirigeants libéraux pour faire passer petit à petit la pilule. On rogne de plus en plus sur les systèmes sociaux, service publiques, les salaires. Petit à Petit les profits prenne une part plus importante de la valeur ajoutée par rapport aux salaires. On nous explique que ces sacrifices sont indispensables pour rester dans "la course". Sans dire que c'est une course sans fin.
Effectivement les simples libéraux sont sans doute pour la plupart de bonne fois, privilégiant l'enrichissement à court terme (concurence fiscale entre les Etats, privatisation), mais ils ne lèvent pas le nez du guidon pour voire ce qui se passera après le court terme. Ils ne voient pas qu'ils sont en train de tirer une balle dans la jambe de la démocratie et tracent ce qui sera le nouveau totalitarisme du XXIème siècle, celui des multinationales.
On privatise petit à petit, on baisse petit à petit l'impôt sur les sociétés, sur le revenu des plus riches. Prétextant la concurrence fiscale. Mais la concurrence fiscale ne s'arretera pas. si la France aligne son impôt sur les sociétés sur l'Irlande, et son impot sur le revenu des plus riches sur la Suisse, l'Irlande et la Suisse perdront leur avantage comparatif, et se devront de baisser encore plus leurs impôts. Ainsi de suite, jusqu'à arriver à O%
A la fin on arrive obligatoirement avec un Etat privé de tout pouvoir d'action, se limitant à ses fonctions régaliennes.
Dans le même temps par effet de vase communiquant les multinationales s'enrichissent, et l'Etat perd tout moyen d'action dans un premier temps sur l'économie, ensuite sur les rêgles socials, puis en dernier lieu il commence à perdre ses fonctions régaliennes.
On l'observe dejà dans de nombreux pays, l'apparition des polices privés. Un jours, sans doute très proche, les multinationales auront leur popre police, leur propre justice, leur propre armée, leur propre système d'éducation.
On passera d'un système démocratique : 1 homme= 1 voix, à un système censitaire ou seuls les plus gros actionnaires, sans doute moins de 5% de la population, ont un pouvoir de décider sur la vie de milliards de travailleurs
Aujourd'hui il est encore temps de réagir, mais si on continue sur cette pente toute tracé par les libéraux (naïfs ou corrompus), dans 15 ou 20 ans, il sera surement trop tard. L'Etat aura dejà un budget beaucoup trop faible face aux superprofits des multinationales. Les gesticulations des élus du peuple, des syndicats deviendront imperceptibles pour les multinationales. Qui pourront user du chantage à l'emplois comme bon leur simple, il y aura toujours un pays à plus faible coût, un peuple plus exploité vers lequel ils pourront délocaliser
Dans le cas du Libéria, on voit bien qu'il y a un gouvernement élu remplie de bonnes intention, mais qui ne peux strictement rien face à la puissance des multinationales. Un chiffre éloquent avait été donné dans le reportage ,en comparant le budget du Libéria avec le chiffre d'affaire de Firestone