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Plus aucune file d'attente n'est visible devant Northern Rock, mais son action a fait du yoyo à la Bourse de Londres, où elle a évolué mercredi entre +9,5% et -19,5%.
La baisse a été provoquée par des ventes massives de ses principaux actionnaires, Baillie Gifford, société de gestion d'actifs basée en Ecosse qui a vendu ses 5,98%, et la banque Lloyds TSB qui a fortement abaissé sa part à 3,9%.
De surcroît, la rumeur d'une "vente-flash" de l'entreprise à prix bradé à des concurrentes a pesé sur le prix. Mais de sources proches du dossier, celles-ci, HBOS et Lloyds TSB, n'ont aucune intention actuellement d'acheter Northern Rock.
La Banque d'Angleterre et son gouverneur Mervyn King pourraient faire les frais de toute cette affaire. M. King et d'autres membres de la BoE seront entendus jeudi par la Commission des Finances, une audition prévue de longue date. La séance pourrait être rude.
Le conservateur Michael Fallon s'est déjà indigné de ces "inversions de vapeur". "Nous voulons qu'on nous explique comment la quatrième économie mondiale a pu connaître une panique digne de la République de Weimar ou du Zimbabwe", a-t-il dit.
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