rakame a écrit :
Ben les scientifiques sont normalement rompu a l'art de la controverse, ça fait partie du game. Par contre, si la sphère médiatique est polluée par des trolls, ça veut pas dire que des controverses n'existent pas dans le monde académique. Mais disons que la nature même de l'économie et le fait que toute notre société depend quand même d'elle, fait que bon, on préfère afficher un discours rassurant auprès du grand public sur des sujet sur lequel le consensus n'est pas aussi fort qu'il pretend l'être. Mais encore une fois, c'est très compliqué quand on a un regard extérieur de savoir distinguer du coup ce qui est solide de ce qui ne l'est pas là-dedans. Et je ne m'y aventurerais pas plus que ça. Je suis avec intérêt les travaux dans la lignée Mandelbrot - Bouchaud parce que j'ai une affinité particulière pour ces théories, mais c'est clairement un biais de ma part. Bon a partir du moment ou j'en suis conscient, c'est pas si problématique. Je regarde ça en spectateur, je suis pas acteur dans ces controverses. Bouchaud n'est pas tendre avec le monde académique. https://www.quebecscience.qc.ca/soc [...] pe-atomes/ Je cite : Citation :
QS Le plus récent prix Nobel d’économie a été remis à des chercheurs qui ont confronté les modèles économiques à la réalité du terrain, à de véritables situations locales, sortes d’expériences naturelles. Est-ce que cette façon de faire se rapproche de la vôtre ? JPB Tout à fait. Je pense que l’économie va beaucoup évoluer dans les années à venir. La science économique n’est pas monolithique, il y a un très large spectre de recherches. Le malheur, c’est que le haut du pavé est occupé par des économistes très classiques. Ce sont les gardiens du temple. En 20 ans, je n’ai jamais réussi à faire publier un seul article dans l’une ou l’autre des cinq plus grandes revues de la discipline. Cela dit, je pense que nous sommes arrivés à un point de basculement. QS Lequel ? JPB Je crois que les modèles néoclassiques seront remplacés. Cela dit, je ne pense pas que la physique à elle seule sera suffisante pour y arriver. Il faudrait faire intervenir des gens avec des connaissances très variées : des historiens, des sociologues, des économistes, des mathématiciens, des informaticiens, des physiciens… La physique a sa pierre à apporter, j’en suis absolument convaincu, mais il faut l’insérer dans un effort intellectuel beaucoup plus vaste.
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