ptitelunatik a écrit :
le père n’est pas obligé d’accéder aux demandes par contre il doit toujours laisser la porte ouverte au cas où…
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Je partage également cet avis. Tu constates, et les évaluations le disent aussi, que c'est la mère de ta fille qui décide de tout pour elle, qu'elle est du coup désociabilisée, avec un niveau de culture et de développement psychique et logique très faible/très impacté, entrainant des angoisses et une très forte immaturité.
Sans la dédouaner, elle n'est pas dans la réalité de tout le monde, et à son âge et avec son développement, surement pas en mesure de relativiser, et probablement de toute façon sans point de repère qui lui permettrait de comparer.
L'adulte qui sait, c'est toi. Sans céder à tous les caprices, c'est toi qui doit être fort pour elle, même si elle était une édo "normale" et dans un milieu ordinaire, ça serait déjà illusoire de demander à un ado de cet âge d'être présent pour son père. C'est toi l'adulte qui doit être là pour elle.
Je rejoins complètement la personne qui disait "pourquoi tu ne lui expliques pas exactement comme tu viens de nous expliquer ?" peut être sans trop évoquer la partie "ça serait sureent possible" parce que si elle est immature ainsi elle ne peut pas vraiment concevoir le côté "peut être" et elle prendrait la réussite pour acquise (te faisant retomber dessus le fait que ça ne fonctionne pas si c'est le cas).
Je partage l'avis que c'est un biais formidable pour essayer d'alimenter du lien entre vous. Rien ne t'oblige en plus à te lancer directement dans les démarches direct, même si ça va surement être compliqué de lui faire comprendre et accepter que ça va être très long comme démarches. C'est un peu faire fonctionner à la carotte, puisque c'est jouer sur le levier d'un truc qu'elle désire pour l'inciter à faire un pas vers toi. Mais c'est pour la bonne cause et il est probable qu'actuellement elle n'est pas en capacité de passer par des interactions plus saines. Je partage l'avis de ceux qui disent de ne pas fermer la porte, de la laisser ouverte sur le sujet. Et ne rien faire avancer tant qu'elle n'est pas proactive (au sujet des démarches, au sujet des contacts avec toi). L'idéal ça serait surement de tout découper en micro-démarches, même fictives si c'est des choses que tu sais déjà ("je vais me renseigner sur le net" "je vais téléphoner à l'ambassade" blabla) et la laisser venir vers toi. Et tant qu'elle vient pas ça ne bouge pas. Ne passer à la micro-étape suivante que quand elle fait du lien avec toi. Si elle ne le fait pas hé bien l'occasion est manquée, tu auras essayé, et ça ne t'auras pas coûté trop de temps.
Si ça marche un peu c'est toujours ça de pris...
Parce que quand même, quelle tristesse que cette enfant soit laissée dans cette incurie/cette maltraitance... (pas par toi, mais par sa mère et la justice...)