Au début c'est intéressant, et c'est même bien tourné par moments, de sorte à donner envie d'aller au bout avant de chercher la contradiction. Malheureusement, la proposition de redistribution n'étant pas convainquante, ça donne envie de réfléchir 30 secondes.
C'est quand-même un gros tissus de mensonges.
Oui, la banque, par son principe de fonctionnement, pompe de l'argent à la société grâce aux emprunts.
Elle en injecte exactement de la même manière quand on y épargne de l'argent: on lui prête de l'argent, elle en rend davantage. C'est malhonnête de nier ça en tentant d'endormir le lecteur ("Le compte d'épargne, simple transformation, ne nous intéresse donc pas pour le moment. )", pour espérer qu'il oublie ça avant la fin de la lecture de ton post.
Ensuite, tu répondras sans doute que le taux de l'épargne est + faible, et qu'elle injecte beaucoup moins d'argent qu'elle n'en prélève.
Et l'argent des intérêts d'un emprunt?
Il n'est pas rayé des comptes de la banque qui le perçoit. C'est un bénéfice de l'entreprise qu'est la banque, qui sert à payer ses salariés, ses actionnaires et ses prestataires. Ces gens, en dépensant l'argent qu'ils ont gagné, le reversent dans le système. Aucun argent n'a disparu dans l'affaire.
La banque est une entreprise de services comme une autre à ce titre.
Tu peux toujours t'offusquer du salaire indécent d'un gros banquier, comme de celui d'un gros chef d'une autre entreprise, mais ça s'arrête là.
L'argent ne disparait pas dans les banques, la dette d'un pays n'est pas destinée à augmenter éternellement, d'ailleurs elle ne le fait pas toujours.
Quant à l'idée de créer de l'argent et de le redistribuer équitablement à tout le monde, ça ne tient pas debout. Evidemment c'est faisable, mais y'a aucune bonne raison de le faire.
L'idée que les citoyens seraient propriétaires du bien public n'a aucun intérêt. En gros tu proposes qu'ils soient rentiers d'un bien, même s'ils ne font aucun travail pour le créer. Exactement ce que tu reproches aux banquiers. C'est tout aussi capitaliste (dans le mauvais sens du terme, car le capitalisme, lui, a quand-même l'avantage de produire des richesses), et tout aussi loin du communisme.
Autant c'est normal d'avoir des minima sociaux pour les personnes en difficultés, autant ça doit rester des minimas sociaux et pas des revenus garantis pour tout le monde sans condition. Du moins pas tant que les richesses ne tombent pas du ciel et qu'il faut des travailleurs pour les créer.
Ensuite, étant donné qu'on ne fait pas disparaitre d'argent du système, si on décide d'en fabriquer, on va simplement créer de l'inflation, c'est à dire diminuer la valeur de l'argent.
Faudra m'expliquer l'intérêt de répandre des idées erronnées qui ne servent à rien. Si encore c'était juste une vision un peu naïve d'un idéal, ça pourrait être un sujet de débat intéressant. Mais ça n'est pas le cas.
Message édité par wave le 12-04-2006 à 06:51:56