Popoll a écrit :
Le 14 juillet 1987, j'avais 17 ans (oui, chuis vieux ! ). J'étais allé voir les feux d'artifice avec mon voisin, J.C.
Je retrouve une camarade du collège que j'avais perdue de vue. On discute un peu, on se rappelle quelques souvenirs en commun, je la fais rire (volontairement, hein ! ) et on passe une partie de la soirée ensemble.
Je la trouvais très mignonne, un peu timide mais pas trop, c'était l'été, elle portait une jupe courte mais pas trop, et elle brillait de mille feux (d'artifice ) Me voilà parti ensuite avec elle et mon voisin en direction du bal des pompiers, et poussé par les hormones et par mon voisin, j'invite la demoiselle à danser, on reste ensemble une partie de la soirée, et on danse de façon assez rapprochée tout en restant sages. J'ai quand même eu le plaisir de respirer le parfum de ses cheveux lors de quelques slows (c'était Nikita, d'Elton John, et Lover Why de Century. Je m'en souviens encore).
Mon voisin J.C. dansait avec une autre fille pas très loin de nous et on s'était envoyés quelques clins d'oeil complice en se disant que l'on assurait bien le coup.
Ma "presque" fiancée que j'avais tenue dans mes bras et tout contre moi lors de quelques danses collées-serrées me dit qu'elle souhaite me voir le lendemain car elle a envie de me dire quelque chose mais qu'elle n'ose pas.
Le lendemain, jour de la fête au village http://tbn0.google.com/images?q=tb [...] es-271.jpg je la retrouve près des autos-tamponneuses, lieu du rendez-vous, elle est encore plus belle que la veille. J'ai le coeur battant, je la vois me tendre une enveloppe. Punaise, c'est dans la poche ! elle m'a écrit un mot ! et là, elle me dit :
"Tiens, tu pourras donner ça à J.C. (mon voisin), je le trouve trop mignon, mais je n'ai pas osé lui dire hier alors je lui ai écrit une lettre pour lui dire qu'il me plaît. Tu pourras lui donner, s'il te plaît ?" Moi : "oui, bien sûr "
c'est un peu comme le conseil qq pages avant : Par vengeance, bien entendu, j'ai décollé l'enveloppe à la vapeur d'eau (casserole bouillante, idéale pour ce faire) et lu la lettre, c'était de l'eau de rose mais elle lui demandait s'il voulait bien la revoir, qu'elle le trouvais mignon, mais qu'elle était timide.
Je l'ai donnée l'après-midi à mon voisin qui l'a lue devant moi en rougissant, puis l'a glissée dans sa poche. Il ne lui a jamais répondu.
Putain d'année 87 !
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