Wunderlich | Voir ce message dans le sujet non filtré WiiDS a écrit :
Parce que tu crois qu'il n'y a pas des milliards dépensés dans la recherche pour la trisomie 21 ?
Mais ce que j'aime plus que tout, c'est le vide dans le témoignage que tu présentes :
certes, ne nions pas l'importance de la génétique, mais mettons la à sa place. Est-elle à sa vraie place pour la trisomie 21? Les conséquences de la présence d'un chromosome surnuméraire ne sont-elles pas exagérées, précisément parce qu'il s'agit d'une anomalie génétique ? Ici encore il ne s'agit pas de dire qu'une trisomie 21 ce n'est rien. J'attire simplement l'attention sur le fait qu'on tend à donner plus de gravité, plus de fatalité, plus de caractère inéluctable, et donc plus d'abandon à un diagnostic d'ordre génétique qu'à un autre.
L'art de ne rien dire, puis de conclure qu'on a raison, fantastique
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Certes, je te l'accorde, mais bon là, tu relèves un point pas hyper pertinent, parmi tout le reste de ce qui est dit.
WiiDS a écrit :
Actuellement il n'existe aucune solution pour la trisomie 21, du moins pas que je sache. Alors que faut-il faire ? Laisser des enfants naître, qui ne pourront presque rien faire de leur vie, qui seront une charge pour la société et leur parents ? Ou procéder à un avortement avant leur naissance ?
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C'est justement tout le problème : il n'y a aucune solution pour la trisomie 21, puisqu'on élimine les malades...
Comment peut-on trouver les outils pour soigner une maladie si on élimine le malade avant sa naissance?
Citation :
"La découverte de la trisomie 21 était un progrès dans la connaissance de cette maladie qui devait donner à la science, à l’Etat, à la France, l’envie humaniste et les moyens techniques de parvenir à la guérison des malades", mais, "c’est l’inverse qui s’est passé : ce progrès de la connaissance a produit une régression et a fourni des outils de mort pour se débarrasser des malades dans leur plus jeune âge".
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C'est là où je comprends pas...
Il y a des progrès sur les autres maladies génétiques, parce-que justement la recherche peut "étudier" les malades pour trouver des solutions, non? Là, c'est pas le cas.
Le Professeur Lejeune le soulignait très justement :
Citation :
"La compassion vis à vis des parents est un sentiment que tout médecin doit avoir. Si un médecin ne l'éprouve pas, il n'est plus qu'une sorte d'ordinateur, une machine à faire des ordonnances. L'homme qui pourrait annoncer à des parents que leur enfant est gravement atteint et qui ne sentirait pas son coeur chavirer à la pensée de la douleur qui va les submerger, cet homme ne serait pas digne de notre métier. Mais on ne protège pas d'un malheur en commettant un crime ; on ne soulage pas la peine d'un être humain en tuant un autre être humain".
"On peut envisager, certes, une société technocratique dans laquelle on tuerait les vieillards et les anormaux, et où on achèverait les blessés de la route. Cette société serait peut être économiquement efficace. Mais cette société serait inhumaine. Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et aussi abominable que tous les autres, le racisme des bien portants contre les malades".
"Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu'il est trisomique 21, c'est du racisme chromosomique".
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