gaston10241 | Voir ce message dans le sujet non filtré Sur le topic de la littérature (in)dispensable, ça cause pseudo-philosophes
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Je quote tout parce que j'aime bien, mais c'est pour l'essentiel inutile de tout lire, si ce n'est le bon mot de talbazar
Adalbert a écrit :
Bon, bon, bon.
Je ne vais évidemment choquer personne quand je dis qu'il faut brûler en priorité l'"Histoire mondiale de la France", de Patrick Boucheron. Osons le proclamer : Finkielkraut a même été un peu léger sur sa critique. L'adoucissement liée à la vieillesse, sûrement. Mais plus sérieusement, quand un auteur et une foultitude de collaborateurs chevronnés se mettent d'accord pour placer la première entrée avec la grotte de Chauvet en en 34 000 av. J-C., les bras m'en tombent. "Neutraliser la question des origines", avait-il dit haut et fort en se justifiant (*Duhon*). Rien que là, il se place en contradiction pour étayer son propos, pas sur une base solide pour raconter l'histoire de la France, simplement faire "barrage", quand bien même ça n'a absolument aucun sens. Et même avec le terme "mondiale" au beau milieu de son titre.
Et entre deux époques où les acides animés se sont mélangées pour créer la vie, l'entrée suivante se distingue : Zizim prisonnier en Auvergne en 1484. La pauvre Jeanne (pas citée) a brûlé quelques décennies plus tôt en vain. Pas assez nomade, la pauvre. Il faut dire qu'elle était un peu xénophobe sur les bords et n'aimait pas spécialement les Bourguignons. Qu'est-ce qu'elle foutait dans le duché de Bar aussi ? Pas nette, cette Lorraine. Il y a aussi l'enjeu politique de la restitution des œuvres d'art prises en 1815. Ça a un écho particulier à une époque où on veut faire fi de tout, quitte à oublier que des œuvres d'art ont été sauvées, voire dans certains cas préservées de cette manière. La rétrocession est en jeu. Il y a du pour et du contre. Mais là les auteurs ne se placent pas dans le temps long, mais dans l’immédiat d'une réclamation du temps court. De fait, ils sabordent eux-mêmes leur propre planche en voyant trop grand avec des lunettes idéologiques trop petites. Bref, continuer ainsi sur chaque entrée serait fastidieux. Donc oui, et vous m'en excuserez si vous l'avez apprécié : il faut le brûler.
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Borabora a écrit :
Tiens, ça me fait penser que brûler toute la bibliographie de Finkielkraut ne ferait pas de mal. Pas qu'il ait beaucoup écrit, d'ailleurs, étant trop occupé à pérorer et rager dans les médias, mais le peu qu'il a produit de papier imprimé est aussi utile à la pensée qu'un magazine télé périmé. Remplacer par un livre qui synthétise cette maigre bibliographie (néanmoins étoffée par de nombreuses retranscriptions de chroniques radio et entretiens divers) : "Finkielkraut, la pensée défaite" de Frédéric Debomy.
En profiter si ce n'est pas déjà fait pour brûler les ouvrages de tous ces pseudo-sociologues, pseudo-historiens, pseudo-philosophes (mais vrais journalistes et/ou trolls de médias) : Bruckner, BHL, Glucksmann père et fils et j'en oublie, bref tous ceux qui laissent croire qu'avoir des opinions (les mêmes toute sa vie, rabâchées sur tous les tons) suffit à faire oeuvre d'intellectuel. On pourrait lister de nombreuses et savoureuses piques adressées à Finky mais ma préférée est tout de même celle d'Hazan : "La Star Academy du sionisme". Plus sérieusement, on pourra retenir cet extrait de la réponse de son ami Pierre Nora au discours de Finky lors de son intronisation à l'Académie, éloge à double-sens :
Citation :
Vous vous définissez comme philosophe, philosophe et écrivain. Philosophe d’un genre cependant très particulier, non professionnel. Vous partagez avec votre génération des vingt ans en 1968 ce mouvement qui consiste, dans le sillage de Michel Foucault, à détourner la philosophie vers des thèmes qui n’étaient pas les siens dans le discours classique et universitaire pour montrer la pertinence des analyses philosophiques sur des objets d’actualité, traditionnellement plutôt réservés aux sociologues ou aux historiens. Et du même coup, vous devenez l’homme de la pensée avec et de la pensée contre.
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Et l'on terminera avec cette belle tranche de pensée bien de chez nous (que ne connaissent sans doute pas les mal-intégrés et les anti-sionistes) : les avis, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un.
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Quand c'est bon, y'a pas meilleur - Isologue
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