biezdomny a écrit :
Pour Finkie y avait pas le Petit fictionnaire illustré qui était sympa ? Je me rappelle avoir lu ça quand j'étais gosse et que je cherchais des trucs un peu oulipiens à bouquiner.
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Pas faux, en 1981 il était capable d'écrire quelques pages amusantes. On est loin de Pérec, Queneau, Le Lionnais ou Calvino mais pour Finkielkraut c'était un bel effort.
Finkielkraut fut un disciple de Foucault (comme Bruckner, d'ailleurs, et tant d'autres). Mais c'est vite parti en sucette :
Citation :
Après avoir mentionné le soutien concret initialement accordé au jeune essayiste par son ainé, il (Didier Eribon) rapporte en ces termes la déception de Michel Foucault face à l'essai de Finkielkraut sur le négationnisme qu'il avait lui-même suscité :
« Foucault avait donné à Finkielkraut l'idée de faire un livre pour étudier le rapport de certaines traditions de gauche — au XIXe siècle notamment — à l'antisémitisme. Quand il vit arriver le livre, quelques mois plus tard, il me dit : « Je croyais qu'il allait se lancer dans une recherche sérieuse, et je vois arriver ça, ce petit truc baclé ! (...) Quand je pense que si c'était moi qui avais publié ça, Le Monde aurait dit : « Qu'est-ce que c'est que cette merde ? ».
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Le problème de beaucoup de "disciples" de Foucault est qu'ils ont été séduits par l'opportunité de s'incruster dans les médias en traitant de sujets de société mais n'avaient cure du travail intellectuel que cela demandait. Bref, les thèmes mais pas la méthodologie. De toute façon, les médias ne veulent pas de la pensée mais du spectacle. Cela a produit cette génération d'éditocrates dont "l'oeuvre" découle souvent d'un seul thème (la Shoah pour Finky, J'accuse pour BHL, c'était mieux avant pour Bruckner etc.) et dont la bibliographie est à peu près vide tandis que leurs "petites phrases" agitent le landerneau parisien (et désormais les réseaux sociaux). Dans les jeunes, Edouard Louis est un bon exemple aussi de media whore qui se réclame de Foucault mais n'a pas grand chose à foutre de bâtir une pensée.
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Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).