OK !
D'un autre côté, quand tu vois que sur 3 paragraphes, il est capable de dire tout et son contraire, que c'est pourri d'aphorismes creux et pompeux, de romantisme niais et énervé, façon Gonzague St Bris sous poppers, et plus globalement de pompages divers limite copier-coller (tellement divers que cela explique l'incohérence totale, de Céline à Manchette en passant par Cioran et Malraux)... En gros, de ce que j'en ai lu, c'est une entreprise de "self-mythologizing", comme disent ses concitoyens. Portrait de l'artiste en messie, docteur ès philosophie rock 'n' roll qui se réinvente chaque jour. Tiens, j'ai lu entre autres les premières pages du passage où il raconte la genèse de sa courte carrière de polareux et j'ai failli me pisser dessus. Pas une idée qui ne soit tirée de la poignée de "Notes noires" que Manchette publiait dans la revue Polar dans les années 80. Bien sûr réécrites (très mal, d'ailleurs, puisqu'il écrit comme un porc) et entrelacées de son auto-éloge de génie novateur (solitaire et incompris, bien sûr).
Ceci dit, le carton va rester encore quelques jours derrière le comptoir avant d'être plein et de retourner à la Sodis, donc si quelqu'un a des suggestions de passages à lire un peu moins fumeux et risibles que ce que j'ai parcouru, envoyez les n° de pages et je ressortirai le bouquin pour juger sur pièces. Je suis pas fermé. 
Message édité par Borabora le 22-09-2006 à 00:23:58