thanpren a écrit :
Salut tous! J'étudie en licence Humanités (Philo/histoire/lettres), et je compte me spécialiser en L3 philosophie pure, puis espère pouvoir aller jusqu'au(x) doctorat(s) pour devenir enseignant chercheur. Un des si ce n'est le thème qui me parle le plus reste la philosophie des sciences. J'ai découvert ce qu'était/impliquait d'avoir une méthode via la zététique, et j'ai pu approfondir en faisant un dossier qui tente d'expliquer le pourquoi de la méthode. Qu'on soit d'accord, j'ai pas réinventé la roue, je suis pas Descartes, mais j'ai cherché à vulgarisé pourquoi est-ce que la science paraît rigide tout en l'étant le moi possible. La question choisie était donc "La science est-elle dogmatique?". J'ai écrit ça en L1, j'en suis plutôt content, mais je manque encore de référence et d'expériences tant culturelles que philosophique, mais si vous voulez y jeter un oeil: https://drive.google.com/file/d/1o4 [...] sp=sharing J'ai activé les commentaires si vous souhaitez en déposer. Du coup, j'ai trois questions pour vous: - Pourquoi Bachelard ne figure-t-il pas dans les ouvrages du début? Évidemment, je ne m'en offusque pas, on ne peut pas tout contenir ni tout avoir, mais je pense qu'une référence de Bachelard serait intéressant comme base sur la philosophie des sciences. - Le dossier que j'ai fait est-il une bonne introduction à la méthode scientifique et à sa justification? - Quel est votre avis sur la question "La science est-elle dogmatique"? Voilà, je pose un point de départ, mais si vous préférez d'autres questions à celle-ci, on aura un bon sujet de discussion, à mon avis 
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Salut! C'est un très bon texte. Voila une première année qui promet 
Peut-être moins directement en lien avec la problématique que tu as choisi de formuler (celle du dogmatisme), mais à coup sûr intéressant le sujet, tu peux également orienter tes lectures vers Kuhn, Lakatos et Merton en plus de Popper et Feyerabend. Ils s'attaquent à la difficile question de ce qu'est la science et ces lectures alimenteront sans aucun doute tes questionnements, en bousculant certainement parfois ce qui semble acquis.
La page de l'encyclopédie de Stanford consacrée à science et pseudo-science est - je trouve - une très bonne entrée sur ce pan de l'épistémologie: https://plato.stanford.edu/entries/pseudo-science/
Elle pose comme base qu'il est plus difficile de définir ce qu'est la science que ce qui ne l'est pas, ce qui motive l'examen des "pseudo-sciences". L'aspect rigoriste de la science y est souvent questionné et, parmi les nombreux auteurs qui y sont cités, les 3 que j'ai mentionnés précédemment seront de nature à questionner la part dominante généralement admise de la méthode (ils permettront sûrement d' "inquiéter la raison et déranger les habitudes de la connaissance objective." ).
Sinon, pour la forme:
- il y a une majuscule à Antiquité (c'est un nom de période)
- début de page 3, je pense qu'il faut faire l'accord "Mais là où il se trompe, c'est qu'il pense avoir fait sienne la notion [...]"
- milieu page 3, l'infinitif "posture que l'on peut difficilement qualifier d'humble"
- quelques lignes plus bas: "l'on peut ajouter brièvement que l'appel à la nature ressemble partiellement à cet obstacle, en ce qu'elle il tend à donner"
- en suivant "il s'agit bien davantage d'un procédé rhétorique que d'un procédé rationnel, puisque l'utilisation d'une notion floue pour expliquer arbitrairement des phénomènes ne permettent d'établir que des réalités indubitables: aucun argument ne peut les atteindre, aucun doute ne peut les (?) ébranler." (à moins qu'il s'agisse ici d'une figure de style renvoyant à "la notion floue" )
- dernier paragraphe du développement, une coquille: "plsu ou moins"
- puis un mot en trop: "il "suffit" qu'elle soit plus jugée plus probable qu'une autre théorie concurrente."
- premier paragraphe de la conclusion, autre coquille: "mais potentiellement aussi de meilleures manières de faire de la science."
Histoire de discuter: "La connaissance pragmatique est donc un procédé rhétorique qui n'avance en rien le chercheur.", je serais moins catégorique. Si elle ne peut se suffire à elle même, elle reste selon moi un levier qui a souvent du sens dans une démarche scientifique (au moins au titre du principe de parcimonie et en SHS). Mais encore faut-il s'entendre sur le sens à donner à pragmatique.
Message édité par Floom le 13-02-2021 à 13:12:56
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Le topic archéologie, viendez nombreux!