pascal75 a écrit :
Si tu veux, mais dans un sens ou cet accomplissement n'aurait pas un but extérieur à ce que tu es au départ, à ta nature. Tu ne deviens pas autre chose que ce que tu es, tu le deviens mieux, de manière plus affirmée...
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Voilà.
Chaque chose persévère dans son être et tend à accroître, intensifier cette existence : c'est le désir.
Dès lors, on appelle joie ce qui augmente ma capacité d'agir et tristesse ce qui la diminue.
Ainsi à partir du désir, de la joie et de la tristesse, Spinoza peut reconstituer un système qui décrit l'ensemble de nos affections.
Par exemple, l'amour est la joie qu'accompagne une cause extérieure.
Idem, la haine est la tristesse accompagnée d'une cause extérieure.
Je me réjouis du mal fait à celui que je déteste car sa tristesse me procure de la joie.
Si les hommes aiment une chose, en supposant que je sois neutre à leur égard, j'aimerai ce qu'ils aiment.
etc.
Pour tout cela, cf. Ethique, livre III.