le penseur fou | Voir ce message dans le sujet non filtré pascal75 a écrit :
Et bien la joie c'est ce qui augmente ta capacité d'agir. Tu commences par des joies qui viennent de l'extérieur, c'est à des des passions, puis, si ça va vraiment bien, tu t'emplies toi-même de joie, de "self-enjoyment" et tu atteins alors la béatitude dans le meilleur des cas. La tristesse, au contrzire, c'est ce qui diminue ta capacité d'agir, ce sont les mauvaises rencontres, celles qui décomposent tes rapports. A fuir. Mais vas-y, maintenant, lance toi dans la lecture, ce sera mieux que d'attendre que d'autres comprennent pour toi, d'autant plus que la lecture des scolies de l'éthique peut être très intuitive et ne s'adresse pas forcément à des spécialistes de la philosophie, ça a déjà été répété ici 
|
On peut le dire encore plus simplement :
Je pense que tout le monde a déja fait l'expérience de rencontres qui " vous tirent par le bas" et peut etre certains ont eu la chance d'en faire " qui vous tirent par le haut" .
Dans celles qui "vous tirent par le bas", ça peut etre sa propre famille parfois, des gens qui vous empechent de vous réaliser, qui vous dévalorisent, qui vous font douter de vous, qui vous pompent votre énergie, qui vous donnent envie de baisser les bras. Celles qui vous "tirent par le haut", vous stimulent, vous donnent envie de faire des efforts, maximisent votre énergie.
Un truc interessant avec Spinoza c'est quand il parle de la tristesse . Pour lui elle est négative, a fuir et a proscrire car elle fait partie des choses qui vous "tirent par le bas" .
Je ne suis pas d'accord avec lui :
Certes lorsque vous éprouvez de la tristesse votre énergie est au plus bas, mais, a mon avis, la capacité a éprouver de la tristesse est directement proportionnelle a la force morale d'une personne .
Dans l'esprit des plus faibles il y a comme un fusible qui agit dés que la souffrance devient trop grande et qui les empeche d'éprouver trop de tristesse .
En fait la tristesse et la joie sont un peu comme les 2 extrémités d'un ressort moral :
la tristesse c'est quand le ressort est compressé, la joie c'est quand il est détendu .
La capacité a éprouver de la tristesse est égale a la capacité a éprouver de la joie mais dans l'autre sens .
En d'autres termes, pour aller haut, il faut etre capable de descendre bas (sans casser le ressort).
Je suis sur que Spinoza a éprouvé beaucoup de tristesse avant d'élaborer son "éthique" .
Peut etre faut-t-il avoir une "révélation" ou ce que docmaboul appelle "l'expérience du sacré" pour définitivement basculer du coté de la joie (?).
|