pascal75 a écrit :
Donc, tu n'es pas d'accord avec Spinoza, parce qu'il n'accorde aucune valeur positive à la tristesse.
Ceci dit j'aime bien ton image du ressort moral, je ne sais pas trop ce que Spinoza en dirait, mais quand tu dis :
Citation :
la capacité a éprouver de la tristesse est directement proportionnelle a la force morale d'une personne
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c'est plutôt la capacité à vaincre les épreuves qui est proportionnelle à la force morale, selon Spinoza. Dans ce sens, lui aussi dirait que ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Est-ce que Spinoza a éprouvé beaucoup de tristesse avant d'écrire l'éthique ? il a au moins subi beaucoup d'épreuves et assez terribles, comme sa mise au ban de la société juive d'Amsterdam, et toutes les controverses, dont il se méfiait beaucoup, autour des quelques écrits publiés de son vivant. Ces épreuves l'ont sans doute rendu plus fort, plus joyeux, plus décidé que jamais a écrire son oeuvre. Mais pas plus triste, je doute que ce fut quelqu'un de triste, c'est pas ce qui ressort de son oeuvre. Pour le dire autrement, et là je crois être spinoziste en disant ça même s'il ne s'est jamais exprimé ainsi, la tristesse n'est que le degré 0 de la joie, elle n'existe pas par elle-meme et n'est que relative à la joie. Aucune positivité à se morfondre, rien à tirer de la tristesse, tout à tirer du combat, dur, terrible, que tu mènes pour t'en sortir, remonter ton ressort.
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