parappa a écrit :
Terminé Bleu presque transparent de Ryû Murakami, son premier roman et celui qui lui a valu le prix Akutagawa (c'est comme ça que je l'ai trouvé).
C'est un court roman qui évoque la jeunesse paumée des années 70 au Japon. Je savais ce que j'allais lire, mais je n'ai pas été tout à fait emballé. L'histoire ne commence nulle part et ne va nulle part, l'histoire commence mal et termine mal ; au milieu, on alterne les séquences de trip, d'orgies (très détaillées : la jeune fille qui fait l'hélicoptère sur l'engin du grand noir américain au milieu d'une partouze d'ados est un moment assez fort, cela dit c'est amusant de constater qu'une sodomie semble très originale. Les temps changent) et de violence, avec une petite touche de poésie et quelques vinyles probablement bien choisis. J'ai pas été emballé, mais bon, pourquoi pas. Ce qui m'a gêné par contre c'est la traduction, particulièrement ancrée dans son époque : le livre déborde d'expressions que plus personne n'utilise aujourd'hui. Un exemple au hasard, j'ouvre le livre comme ça juste pour le post :
Citation :
— Arrête, Kazuo, c'est marre !
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Pff. Bon au bout d'un moment je m'y suis fait, mais ça m'a vraiment gêné.
Mention spéciale à la traduction de la chanson Bateau de cristal des Doors, là c'est carrément une erreur. (Pourquoi ne pas avoir traduit Les Portes à ce moment-là ? )
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