Ou c'est toi qui ne parle pas de la même critique que Twano à qui tu répondais ? La "critique" que tu mets en lien est un "billet" (c'est écrit en tête d'article) sur le phénomène commercial des interminables séries devenues des pastiches raplaplats. Je n'avais lu aucun des deux et je n'aurais même pas relevé sans ton commentaire WTF d'auto-glorification personnelle d'être de droite donc d'échapper au prêt-à-penser des gôchistes (l'ad hominem ne semble pas tant te gêner quand il s'agit de valoriser publiquement ton esprit critique).
A part ça, je suis complètement d'accord avec le billet (j'irais juste beaucoup plus loin que lui dans l'estime que j'ai pour ce que Ferri faisait avant Astérix), appuyé par ce commentaire qui dans la bouche d'Uderzo est tristement ironique :
Citation :
«J’ai le sentiment que les dessins d’aujourd’hui sont souvent des reprises pas très heureuses. Je ne sais pas bien où se situe la création là-dedans. Je ne les lis pas car j’ai peur que cela me donne le bourdon !»
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Et je suis aussi d'accord avec toi comme avec le critique (pas l'auteur du billet) de Libé qui dis à peu près la même chose que toi. Oui, travail "sérieux" dans les contraintes de l'exercice de style, pour Ferri comme pour Conrad. Un produit de commande, c'est évident. A la hauteur du génie de Goscinny ? même pas en rêve.
En attendant, je relirai certainement encore l'excellent "De Gaulle à la plage" de Ferri et jamais cet Astérix. Et j'aime les interminables séries avec les héros-de-mon-enfance, mais seulement quand elles peuvent changer de style autant que de mains. Les anglo-saxons ont montré depuis toujours que ce n'était pas synonyme de suicide commercial et les ayant-droits franco-belges sont de plus en plus nombreux à le comprendre. Le succès des derniers en date le montre bien : le Spirou d'Emile Bravo, le Blake & Mortimer de Schuiten (et on peut pronostiquer de grosses ventes pour le Blueberry de Blain à venir, sans doute bien supérieures à ce que vendrait un Blueberry façon sous-Giraud).
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Qui peut le moins peut le moins.