rahsaan | Voir ce message dans le sujet non filtré Lampedusa a écrit :
On pourrait croire, si on était malintentionné, que tu réduis ce qu'on appelle "le style" à un quelconque académisme littéraire, à une scolaire et appliquée "belle écriture"... Tu m'accorderas que le style, ce n'est tout de même pas ça.
On peut tout à fait "mal écrire", au regard des canons convenus de la correction, et avoir grand style. Ce n'est donc pas une question de faire de "belles phrases"...
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D'accord avec toi.
Lampedusa a écrit :
Je crois qu'il se veut "écrivain" précisément, au sens plein, englobant du mot, et ce pour les raisons que tu dis: l'écriture tend à s'appropier le plus possible de réel; elle n'est pas simple outil d'expression ou de transmission d'autre chose qu'elle, un vécu dont elle ne serait que le faire-valoir, mais au contraire elle s'incorpore le vécu pour en faire de l'écriture.
Et dans ces conditions, l'écriture vaut bien par elle-même: ce n'est que si elle laisse intact hors d'elle le champ en friche de la vie, de la vie hors des mots, qu'elle vaudrait par autre chose qu'elle-même...?
Bref, nous disons les mêmes choses et aboutissons à des conclusions opposées, à moins que ce ne soit l'inverse...
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Je ne suis pas sûr de comprendre.
La littérature peut englober la totalité de la vie, mais pour cela, elle doit affronter ce qui est au-delà d'elle. Nabe dit : l'écrivain doit être tout, car il doit tout dire. Ce qui implique de ne pas s'en tenir à sa petite subjectivité égocentrique -qui constitue pourtant un point de départ absolu pour Nabe, un entonnoir dans lequel vient se déverser le réel tout entier.
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