Borabora a écrit :
Je sais pas comment il calculait, mais son processeur doit être buggé.
* Tu retires 5,5% de TVA, déjà. Ca ne changera pas.
Puis du prix hors taxes, tu retires :
* La marge du revendeur. Dans la GD (FNOUC/Cultura/Virgin/etc.), elle atteint 45%, voire un peu plus. On peut imaginer qu'Amazon réduira un peu sa marge, ne fût-ce que parce qu'il exploite au mieux l'évasion fiscale. Mais les marges ne baisseront jamais au-dessous de 35%, sauf pour un ou deux titres par an sur lesquels il y a une concurrence acharnée (tout cela en imaginant que le livre électronique échappe à la loi sur le prix unique).
* La distribution, c'est de l'ordre de 30%. Note que ce n'est pas un poste qui "saute" purement et simplement. Les plate-formes de vente en ligne, ça coûte bonbon, ne fût-ce que parce qu'un informaticien qualifié gagne 3 fois le salaire d'un libraire.
* La diffusion, c'est variable, mais on va dire 10%. Encore un poste qui ne bouge pas.
* L'auteur, c'est 10% en moyenne. Idem : électronique ou physique, son pourcentage restera le même.
* L'éditeur, c'est au moins 10% aussi, ou il ne rentre pas dans ses frais. Frais qui comprennent tout le travail éditorial, et dans le cas de livre étranger l'achat des droits et la traduction. Toujours un poste qui ne saute pas.
* Et il reste encore l'impression, qui est le seul poste à vraiment sauter.
Citation :
Enfin je pense quand même à m'équiper. Rien que d'avoir accès à toute la littérature classique gratuitement du jour au lendemain c'est très intéressant.
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En même temps, la proportion de gens en France qui ont lu plus de 150 ouvrages dans le domaine public dans toute une vie est très réduite. En gros 800 € actuel répartis sur 40 ans. Alors sur les 2 ou 3 ans grand maximum de durée de vie d'un eBook (obsolète/en panne/perdu/volé)... Et sans parler de la médiocrité des éditions et surtout des traductions de la plupart de ce que l'on trouve dans le domaine public.
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