halman a écrit :
Et si on lit Toltoï dans le bus.
Je le fais bien et où est le problème ?
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Quand on dit "on", on ne parle pas spécialement de toi. En l'occurrence, on ne voit déjà plus beaucoup de gens qui lisent dans les transports (à moins d'inclure la lecture de SMS), alors Tosltoï... Et puis franchement, quel intérêt ? C'est une vraie question, pas du sarcasme : Guerre et paix, bien traduit, en livre de poche, c'est environ 15 €, et c'est moins encombrant qu'un eMachin.
halman a écrit :
Je suis persuadé que l'un des problème est l'habitude.
Nous avons tous appris à lire à l'école sur livres papiers. Alors pour la lecture sur écran les adultes bloquent plus ou moins.
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... et la plupart des enfants, passé 10/11 ans, ne lisent rien, que ce soit sur papier ou sur écran. L'eReader est mal barré.
Citation :
Alors que les gosses qui travailleront dans des classes informatisées, avec cartable électronique, etc, n'auront pas le problème d'adaptation arrivés adultes. Ils y seront habitués dès l'enfance.
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En admettant que les classes informatisées et le cartable électronique soient généralisés dans 15 ans (en étant très optimiste), cela veut dire que l'eReader sera d'utilisation courante pour la génération qui sera adulte vers 2040 ?
Je vois bien l'intérêt de l'eReader pour des utilisations de niche, dont certaines ont été évoquées dans ces 2 pages (le dico intégré pour les livres étrangers en VO, par exemple, ou les lectures professionnelles). Et je vois bien son intérêt pour la presse, qui du coup se remettra à gagner de l'argent, ou les mangas, qui se lisent en 1/4h et seront piratés en masse. Mais quand on entend parler à longueur de temps de "révolution", un terme dont les médias raffolent, j'avoue être d'un scepticisme sans bornes. La moyenne de lecture en France doit tourner autour de 2 livres par an, et nous sommes loin d'être les pires. Alors ces rapprochements entre lecture nomade sur eReader et le phénomène MP3 ou dvix associé au P2P, il y a de quoi rire. Sans compter que l'eReader fait double emploi avec le portable ou le netBook sans en avoir les fonctionnalités.
Pour dire à quel point ça sent son marronnier médiatique, j'ai même eu un coup de fil quelques semaines après la sortie de l'iPad : une journaliste, qui menait une enquête auprès de libraires pour savoir si l'on "sentait" un fléchissement des ventes de livres depuis la sortie du bidule d'Apple.
Elle était tellement sérieuse que je n'ai pas eu le coeur de lui rire au nez. 
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Qui peut le moins peut le moins.