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Livre électronique

n°26094622
Bidiblop
Posté le 08-04-2011 à 13:26:32  profilanswer
 
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altocumulus a écrit :

Et les lecteurs dans tout ça ?
Je veux parler des gens qui lisent régulièrement des livres électroniques.
C’est mon cas depuis presque 6 mois et je vais vous expliquer pourquoi je ne reviendrai pas en arrière.
 
Deux précisions avant de commencer :
1) Je suis un lecteur du type “nomade”, je passe en moyenne 2h par jour dans les transports en commun pour aller et revenir du boulot, je voyage aussi régulièrement en France/étranger et je ne conçois pas de partir sans avoir de quoi lire avec moi.
2) N'étant ni écrivain (hélas...), ni éditeur, ni libraire, je ne connais donc rien au monde du livre pour reprendre une des expressions favorites d’un posteur régulier de ce topic. En revanche en tant que lecteur / consommateur / client solvable, ce qui m’intéresse avant tout dans le livre électronique ce sont les types d’usage qu’il permet.
 
Utilisateur de smartphone depuis 5 ans, je n’arrivais pas à me satisfaire de cette interface pour lire de façon prolongée mes 2 types d’ouvrage de prédilection : romans et essais.
J’ai donc fini par investir dans une “liseuse”, en l’occurrence PRS-650 Sony.
Ce qui a déclenché ma décision d’achat :
- confort de lecture en toutes circonstance procuré par la techno E-ink Pearl
- compacité, autonomie batterie et capacité de stockage
- dictionnaire anglais-français intégré
 
Ma liseuse dans son étui se présente comme un bloc-note moyen format de 17cm de haut sur 12 de large et 1 gros cm d’épaisseur. Le tout pesant 280g. Ceux qui ont réellement utilisé ce type d’appareil admettront que l’expérience de lecture n’a pas grand chose à voir avec celle proposée par un ordinateur portable ou un netbook.
 
A ce jour j’ai lu une vingtaine de bouquins, achetés pour la plupart sur des sites de vente en ligne, dont 2 romans en anglais.
S’agissant de la lecture en anglais justement : pendant longtemps j’ai trimballé dans mon sac un dico de poche en plus de mon bouquin du moment. Au delà de l’encombrement et du poids supplémentaire, la manipulation de ce dico n’était pas toujours aisée et il avait donc tendance à rester en poids mort au fond du sac.
Avec la liseuse tactile, il me suffit de tapoter de l’index 2 fois le mot sur lequel je m’interroge pour voir apparaître sa traduction en bas de page. En pratique je me sers maintenant davantage du dictionnaire littéraire anglais-anglais bcp plus riche.
 
En mode papier la lecture d’un “pavé”, debout dans une rame de métro bondée relève de l’exploit physique et peut aussi représenter une prise de risque compte tenu de la promiscuité et des contacts fortuits avec les compagnons de voyage... Je ne connais plus ces contraintes avec ma liseuse calée entre mon pouce et mon index.
Fini également ce dilemme avant de partir en déplacement : "est-ce que cela vaut vraiment le coup que je me trimballe ce pavé dont il ne me reste qu’une cinquantaine de pages à lire ?"
Idem pour le poids des bagages lors des vacances : finis les kilos de bouquins qui tapissaient le fonds de la valise. C’est maintenant uniquement 280g de liseuse + 75g de chargeur secteur.
 
Un type d’usage qui me plait bien au quotidien : pouvoir passer très facilement, en fonction de l’humeur du moment, d’un univers de lecture à un autre. Dernièrement j’ai ainsi alterné entre un essai sur un des acteurs majeurs de la récente crise financière (La Banque/M.Roche) et un roman historique (L’échiquier de la Reine/Y.Kerlau)... ainsi qu’ “en tâche de fond” un roman en anglais de Nick Hornby.
 
Pour ce type de bouquins, le contact du papier, l’odeur, etc. ne me manquent pas. En revanche il y a un truc auquel je ne suis encore pas vraiment habitué avec le livre électronique. Cela concerne ce que j'appelle la vision/sensation permanente du “reste à lire”. En mode papier c’est le fait de sentir le côté droit s’alléger et le gauche s’alourdir, de voir son marque-page délimiter une plus petite épaisseur de pages... bref tous ces petits ‘signaux’ qui nous font ressentir la progression dans la lecture d’un livre. En électronique cet avancement se traduit juste par la mise à jour d’un compteur en bas d’écran. Question d’habitude.
 
Au delà d’une mobilité grandement facilitée, la dématérialisation des bouquins m’offre en pratique des avantages considérables en terme de stockage.
Les romans et essais que j’achète depuis des années ont eu tendance à rapidement envahir mon espace de vie. Concernant les essais plus particulièrement ce sont souvent - de mon point de vue - des “denrées” qui se périment très vite car liés à l’actualité du moment. Cela me fait néanmoins mal au Q de les jeter après lecture. Les revendre ? Je préfère lire, voyager, etc. que passer mon temps à faire des allers/retours à la Poste pour expédier des colis ou perdre des w-e à des bourses aux livres.
Par ailleurs, au fil de déménagements successifs j’ai été contraint de me débarrasser de certains bouquins qu’au final je souhaiterais pouvoir consulter à nouveau.
Je peux maintenant concilier ce qui était auparavant inconciliable : conserver tous les livres que j’achète, et pouvoir si l’envie m’en prend me replonger momentanément dans n’importe lequel d’entre eux.
 
Arrivé à ce point les sceptiques mettent en avant les DRM comme obstacle au développement de l’utilisation des livres électroniques. Je me trompe peut être mais j’ai comme l’impression que le recours aux DRM est un passage hélas obligé mais heureusement temporaire pour une industrie qui cherche à adapter son modèle économique au monde numérique. J’ai ainsi du mal à voir pourquoi les DRM survivraient sur le marché du livre alors qu’ils sont amenés à progressivement disparaitre du monde de l’édition musicale.
Sans rentrer dans les détails, contourner les DRM les plus répandus à savoir Adobe (epub) ou Amazon (mobi) est une opération qui ne demande pas un bagage informatique très considérable.
Le mode opératoire se trouve en qqs secondes via Google.
 
Pourquoi vouloir contourner les DRM me direz vous ? Lorsque j’achète un livre électronique, je souhaite pouvoir le lire sur ma liseuse en premier lieu. Mais si j’ai envie d’en lire des passages sur mon smartphone (merci Aldiko sur Android :D), je ne vois pas pourquoi je devrais en être empêché par un verrou technique.
 
Les sceptiques épinglent également comme défaut l'hétérogénéité des types de fichiers de livre électroniques et le fait qu’ils soient associés de façon fermée aux fabricants de liseuses. Comme souvent dans le monde numérique, lorsqu’une contrainte apparaît autour d’un système quel qu’il soit, les contre mesures se font jour rapidement. S’agissant du livre électronique la contre mesure, gratuite de surcroît, s’appelle Calibre.
Ainsi, au cas où, à l’aide de Calibre j’ai converti en quelques clics mon début de bibliothèque électronique dans les formats suivants : pdf, rtf et txt... on ne sait jamais !
Le tout est stocké sur plusieurs disques durs différents ainsi qu’un espace en ligne DropBox.
 
La dématérialisation a néanmoins des limites. En ce qui me concerne je continue et continuerai à fréquenter les librairies “brick & mortar” afin d’acheter des ouvrages avec lesquels le contact physique me semble incontournable. Je veux parler des “beaux livres” d’art, peinture, photo, archi, etc.  … même si d’un autre côté j’attends des futurs romans/essais électroniques qu’ils proposent des compléments multimedias autour du contenu principal. Il faudra pour cela que les liseuses continuent à évoluer et - qui sait - à se fondre dans le marché des tablettes. Vaste sujet...
 
J’ai conscience, en tant que consommateur/lecteur, de faire partie d’un segment de marché ou niche encore assez réduit. Mais personnellement je trouve cette niche de plus en plus à mon goût et même si les évolutions sont lentes (encore + en France hélas), je sens que cette niche a vocation à se développer, lentement mais sûrement.
L’erreur souvent commise par beaucoup est d’imaginer le livre électronique comme pouvant supplanter un jour le livre papier à tous niveaux. La dématérialisation ouvre de nouveaux usages, usages qui participent à la création d’un marché, marché pour lequel  va ensuite se développer une demande solvable attendant d’être satisfaite et qui le sera tôt ou tard.
 
En lisant les arguments de certains j’ai l’impression, même si les marchés du livre et de la prise de vue sont très différents,  de revivre avec le livre numérique les tout débuts de la photo numérique.
A cette époque beaucoup de purs et durs de l’argentique nous affirmaient : numérique = marché de niche, réservé à des techniciens, trop cher, trop compliqué pour devenir un marché de masse. Vous imaginez Mme Michu en train de trifouiller ses photos sur une carte mémoire, transférer des fichiers jpg ou autres sur son ordinateur pour les imprimer ?? Et pourtant...
 
Pour ceux que l’utilisation réelle de livres électroniques intéresse davantage que les échanges théoriques et le plus souvent stériles qui se tiennent sur le présent topic, je vous invite à aller vous ballader - entre autres - sur ebouquin, mobileread etc. [edit : retrait d'un nom de site un peu trop "avant-gardiste" aux yeux de certains  ;) ]
… mais aussi bien sûr à partager vos expériences de lecture électronique ici même.


 
Pavay César [:skyroads]

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Posté le 08-04-2011 à 13:26:32  profilanswer
 

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