el muchacho a écrit :
Par contre, un monde où le livre électronique est à 50% du prix de son équivalent papier est économiquement parfaitement viable.
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C'est bête, tu as juste oublié de citer un passage assez important, dans ton raisonnement censément appuyé par une étude. Je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas voir ce passage, d'ailleurs, puisque c'est la phrase qui suit ta citation finale :
Citation :
Nous ne rentrerons pas non plus dans les coûts de création tant éditoriaux que pré-presse des ouvrages. Ils demeurent aujourd’hui supportés par les versions papier chez tous les éditeurs.
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En clair, pour ceux qui cherchent réellement à comprendre : l'étude ne chiffre pas le coût d'un livre, elle se contente de chiffrer la part de fabrication d'un livre électronique. Le raisonnement implicite d'el muchacho, qui fait semblant de ne pas comprendre ce qu'il lit, étant que ceux qui achètent le livre papier devraient payer pour tout ce que coûte un livre (coûts éditoriaux, diffusion etc.), tandis que les acheteurs de la version électronique ne devraient payer que des coûts de fabrication.
Ah, et bien sûr : les plateformes de vente en ligne ne feront payer que la bande passante.
Chacun sait qu'Apple, Amazon ou PPR/FNAC sont des philantropes.
Citation :
mais un guide pratique avec 400 illustrations, s'il est nouveau, ne coûtera guère que 513 euros. Et l'essentiel du coût du livre, à savoir la mise sous presse et surtout la distribution, est proche de zéro.
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Petit calcul pour ceux que ça amuse : avec 513 €, un patron paie un employé au SMIC à peu près une semaine de 35h. Ou deux jours seulement si c'est quelqu'un de payé correctement.
L'idée que l'impression d'un livre occupe un poste important dans son coût de revient est aussi loufoque que d'imaginer que ce sont les matières premières qui coûtent le plus cher dans un repas au restau.
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Qui peut le moins peut le moins.