Ça me fait penser au portrait de sa vieille mère que fait Albrecht Dürer à peu près à la même époque :
mais sans intention de ridicule ici, plutôt un témoignage, une volonté de fixer les traits de la vieille femme marquée par la vie avant sa mort, avec ses rides, son strabisme, etc il n'y a plus la noble majesté des vieillards idéalisés des peintures bibliques mais la simple "noble majesté du réel".
Les "Grotesques" de Léonard datent d'une vingtaine d'années avant ...
Chez Raphael, toujours prêt à sublimer son sujet, le strabisme est mis en valeur par l'importance donnée au regard et devient presque signe d'inspiration supérieure, divine :
Au XXème siècle ça deviendrait l'inverse, on voit des visages normaux déformés par la touche et la matière peinte qui devient presque le sujet réel du tableau ...
Velasquez c'est quand même balèze, je raffole pas de ses premiers tableaux trop "caravagesques en moins bien" mais ses portraits sont quand même très puissants, de même que certaines scènes comme les Lances de Breda ou les fameuses ménines ...
J'aime beaucoup certaines peintures très distordues de El Greco, d'une extraordinaire modernité pour l'époque mais c'est très spécial sa peinture ça plait pas à tout le monde.
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♣ Toujours plus de gens qui arrivent en Mordor. Un jour tous seront dedans. ♣