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Cette tendance apparaît souvent au fil des études (cela peut débuter dès l'école primaire) et affecte en particulier des étudiants doués, habitués à réussir les épreuves avec aisance et à être reconnus pour leur talent. Devant soutenir un effort inhabituel face à une difficulté, ils perdent confiance en eux et ressentent une angoisse. Comme beaucoup de problèmes psychologiques, la procrastination dépend du milieu familial. Une famille véhiculant la notion que la société est un espace très compétitif, des parents qui ont des attentes démesurées, prédisposent à ce problème.
La majorité des personnes affectées par la procrastination l'est en général aussi par le « perfectionnisme », cest-à-dire la tendance dune personne à estimer inacceptable un travail qui ne soit pas fait à la perfection. Comme il est rare de pouvoir atteindre la perfection autrement que par essais et erreurs et que la personne naccepte pas lidée de faire une erreur, elle contourne le problème en ne faisant rien : par exemple la nécessité dun rangement ou dun classement est sempiternellement différée parce quon na pas le temps de faire quelque chose de parfait, et on ne fait donc rien du tout. Cependant, être un "retardataire" ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d'une véritable frénésie d'activités (aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, faire de la maintenance informatique...), tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec LA tâche problématique (faire un rapport).
La procrastination peut se développer à différents niveaux, du bénin au malin. Si elle se concentre sur des choses sans conséquence (faire la vaisselle, remplir sa déclaration de revenus...), le sentiment de protection qu'elle apporte peut valoir au 'retardataire' tous les tracas qui s'ensuivent... Mais dans certains cas sévères, elle peut amener divorces, pertes d'emploi, voire problèmes juridiques.
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