FlatFab a écrit :
C'est bien et pas bien à la fois. Ce genre d'initiative provoque une forte prise de conscience, un choc mental qui amène à s'interroger et à une remise en question sur le moment et à très court terme. Le problème, c'est que si ça n'est pas suivi d'un travail de conscientisation sur le long terme, la modification du comportement disparaît car l'attitude générale n'a pas été modifiée. Le psychisme du "jeune" (en général) refuse l'idée de mort ou de handicap à vie. Il se pense (inconsciemment) invulnérable, voire immortel. La vie, la mort et la résurrection virtuelles (dans les jeux vidéo) a encore renforcé cette perception. Ce n'est pas pour rien que les 18-25 ans, surtout les hommes, représentent la plus forte part des tués sur route, ils cumulent les sur-risques : - ils débutent, ils n'ont pas encore d'expérience de la route, pas encore acquis les réflexes, ni l'analyse des situations difficiles ; - ils utilisent souvent des véhicules d'entrée de gamme, d'occasion, pas toujours bien entretenus, sans les assistances à la conduite qui pourraient justement aider dans ces situations difficiles ; - et surtout, ils adoptent spontanément un comportement à risque, pour s'affirmer, pour se tester ; - par pression sociale, pour faire comme les copains, sous la pression du groupe quand il y a des passagers à bord ; - par goût du risque, par recherche de sensations, par inconscience de leur vulnérabilité. Même s'il connaît intellectuellement les risques potentiels, son subconscient refuse de les envisager. Il est très difficile de lutter contre cet instinct qui fait que le "jeune" ne pense pas aux conséquences de ses actes. C'est le travail de toute une vie. Un "choc" ponctuel n'est que le déclencheur, il doit s'accompagner d'un travail à long terme.
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