pl@nete a écrit :
Tu joues sur les mots parce que, clairement, ce que tu n'avais pas compris et (toujours pas compris d'ailleurs) n'avait rien à voir avec le pétrole. Mais bon passons...
Certes on ne peut pas se passer de pétrole. C'est bien là qu'est le problème. Et tu verras qu'on va s'en passer pourtant, quand on ne pourra plus en acheter tout simplement. Les solutions verront le jour très vite. Et elles seront multiples comme tu dis, sûrement au cas par cas même. Mais dans combien de temps ?
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Non, je te le répète, tu n'as pas compris parce que, pour ça comme pour le reste, tu ne vois que ce que tu veux voir (oui encore). Mais laisse tomber, à moins d'adopter (enfin) un esprit ouvert, tu n'y arriveras pas.
pl@nete a écrit :
Tu n'as pas le droit de dire ça alors qu'à pratiquement chacun de mes posts je précise qu'on rase des milliers d'Ha de forêts pour du lithium qui va alimenter nos portables, ordi, voitures électriques.
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Ce n'est ABSOLUMENT pas comparable en terme de quantité. Les batteries de TOUS nos appareils autonomes sont finalement assez "petites", celles nécessaires pour un marché comme celui-ci, même si les voitures électriques avec batteries ne représentaient qu'une petite fraction du parc total, seraient autrement plus énormes, d'où la différence d'enjeu...
Alors si je te suis, soit on fait semblant d'être au pays des Bisounours, soit on se pend ? Belle mentalité, cela dit en passant, et ça montre encore une fois que, paradoxalement à ton avis "il n'y a que des solutions", tu es en fait très peu ouverte d'esprit, tu es très binaire...
pl@nete a écrit :
Typiquement le type de phrase qui va bien avec "ça se saurait, tout existe déjà, etc, etc". La vérité c'est qu'on n'en sait rien c'est tout. Qui te dit qu'on ne va pas trouver quelque chose demain de révolutionnaire avec un truc qu'on avait sous le nez dès le départ ? Rien ne permet de dire le contraire.
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Parce qu'on n'invente quasi-rien, on innove surtout. (oui j'exagère mais l'idée est là). Partant d'une telle phrase, je te dirais (encore) que si une source d'énergie pouvant répondre à de tels besoins (ceux des transports), il y a une très forte probabilité que l'on la discerne au moins ; et, encore une fois, il s'agit d'un enjeu qui dépasse celui du transport, qui est celui de l'énergie. Le fait est que, à part le nucléaire et le pétrole, les sources d'énergie n'ont pas les "volumes" nécessaires (sans parler du reste, conversion, stockage, etc...) pour répondre à ces besoins. C'est aussi simple que ça.
pl@nete a écrit :
Ce serait tout aussi hasardeux d'affirmer qu'on finira par trouver une ressource inépuisable (à part le soleil).
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Exactement ce que je te dis depuis le début, vu que c'est ce tu demandes depuis le départ.
pl@nete a écrit :
Tout est une échelle de temps. Or, du temps on n'en a pas c'est clair donc oui c'est pas dit qu'une resource va surgir du sol comme ça demain.
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Exactement.
pl@nete a écrit :
En revanche il n'y a rien qui empêche de poser les bonnes questions : comment remplacer ces énergies épuisables et polluantes que sont le pétrole et le gaz ?
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C'est simple, on n'a rien, à l'heure actuelle. Du coup, la vraie question, c'est qu'est-ce que l'on peut faire tout de suite ? Cherchez des solutions palliatives en attendant de trouver une ou des solutions pérennes. D'où ce que je disais.
pl@nete a écrit :
Nous sommes finalement loin d'être une civilisation de niveau 1 et pour y arriver il faudra forcément se séparer du pétrole ne serait-ce que d'un point de vue du rendement.
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J'ai toujours dis que nous étions une civilisation "ado" en train de murir... Sinon, le rendement, ne vient pas du pétrole en lui-même, ne pas confondre rendement et densité d'énergie (de ce dernier point de vue, très bon pour le pétrole, c'est LA raison de son utilisation).
pl@nete a écrit :
Pas assez de centrales ? Construisons des EPR. Trop long ? Certes, et combien de temps avant que les énergies renouvelables décollent ? Combien de temps ça va prendre pour remplacer le parc automobile ??? Combien de temps avant que les constructeurs ne se décident à proposer autre chose que des voitures qui polluent "à partir de seulement 19 000€", à 3000€ près, c'est ce que mes parents ont donné pour payer leur maison il y a 30 ans. Et ce n'est pas une caravane hein
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Les énergies renouvelables ne décolleront pas, je te l'annonce. Encore une fois, la voiture propre n'existe pas, arrête de rêver, on pourra enfin discuter.
pl@nete a écrit :
Je ne suis pas d'accord. Déjà l'argent dépensé par l'Etat pour rénover/construire des infrastructures n'est valable que dans l'hyptohèse de biens et services extérieurs à Paris ; pourtant ces infrastructures manquent cruellement dans des zones entières de la France. Il s'agit donc d'un projet global, ne mélangeons pas l'argent de l'Etat et celui de la commune de Paris qui est suréquipée en infrastructures. En réalité développer le fret serait une idée particulièrement bien vue avec retour sur investissement.
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Le fret oui serait une bonne idée, mais décriée par les salariés/syndiqués SNCF donc, je t'en prie, va l'appliquer, je ne voudrais pas avoir à le faire...
pl@nete a écrit :
Pour le reste, ce que tu appelles un "moment de flottement", c'est le roulement en réalité. Or, depuis 5-10 ans, toutes les entreprises (y compris dans les secteurs culturels-loisirs livres, disques, jouets), toutes réduisent leur stock long terme pour faire du court terme. Pour être concret (moi aussi), un grand groupe comme PPR et donc la Fnac par exemple, préfère avoir moins de stock et donc un roulement plus rapide, pour avoir plus de pognon sur le compte en banque à un placement intéressant. Je ne peux pas te citer mot pour mot la phrase, mais dans le commerce ça avait fait un tollé au niveau des employés (non remplacement, CDD, etc) et des gens qui ne trouvent pas les produits qu'ils cherchent (ruptures de stock). En réalité, reprendre le taux classique de stock correspond exactement au moment de "flottement" précité et c'est plutôt bénéfique pour le consommateur, ça l'est moins pour les actionnaires. Et c'est complètement à contre-courant du consommer-jeter actuel, mais ça n'a rien d'improbable ou d'infaisable, au contraire. Le seul problème réel serait les denrées périssables. On peut imaginer une dérogation pour les camions frigorifiques, même si sur le long terme ce n'est pas une solution écologique.
Je pense qu'interdire les deux roues thermiques dans tous les centres villes (voire toutes les villes) ce serait déjà un progrès en soi. Pas de nuisances sonores, ni la pollution que ça engendre. Je pense que les gens sont prêts à admettre des choses mais pas focrément de façon libre. Suffit de voir le succès du Velib, les gens ne font pas du vélo uniquement par plaisir... Les chiffres pourtant sont hallucinant au point d'exporte les idées à d'autres villes. Pendant que les chinois recyclent leurs vélos et achètent de grosses berlines puissantes.
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Non pas du tout, le "moment de flottement" dont je parle, c'est, entre autres, la désertification de la région parisienne (par exemple à cause des villes dortoirs), la non rentabilité de routes dimensionnées pour accueillir camions/automobilistes en grand nombre, etc... Pour la question des stocks, ça fait déjà quelques années qu'une bonne part des entreprises fonctionnent en flux tendus (d'où d'ailleurs un accroissement des transports à moitié/quasi vide). Ce serait bénéfique pour le consommateur uniquement si toi, tu as les mêmes besoins que le consommateur lambda, sinon c'est l'enfer (on peut déjà commencer à le vivre). Au contraire les deux roues, ce serait typiquement ce qu'il faudrait laisser en ville pour gagner en fluidité, en temps de bouchons, parkings, etc...
Le vélo, on voit ce que ça donne quand c'est fait n'importe comment, en dépit du bon sens. Bientôt les morts sur les routes vont augmenter grâce/à cause du vélo en ville.
Mais sinon, c'est une très bonne idée, mais clairement pas pour tout le monde.
Message édité par Edwardkei le 06-07-2012 à 22:41:41