vincent16063 a écrit :
C est moins pire que le fossile, étant qu'avec le bio-carburant, ton moteur va rejetter uniquement le CO2(plus les autres gaz) produit par la plante.
ca peut pas etre pire que le fossile, u alors explique moi
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Clairement que ça peut être pire.
Volée de bois vert contre les biocarburants
SCHOUNE,CHRISTOPHE
lundi 16 juillet 2007, 12:02
Déforestation, pression sur les prix, bilan écologique mitigé: les biocarburants soulèvent nombre de critiques. Et s’ils étaient une grande arnaque écologique ? Timide voici quelques mois encore, le bruit de la contestation s’amplifie. Et si les biocarburants étaient au bout du compte la plus grande « arnaque écologique » en ces temps où tout fait farine au moulin du réchauffement climatique ? Provocatrice, l’affirmation de ce « biomensonge » a agité le monde politique, ces dernières semaines, au même titre que le millefeuilles des institutions internationales (OCDE, AEI, FAO…) face aux effets pervers avérés ou supposés de cette nouvelle ruée vers l’or vert.
Prix Nobel de Chimie, l’Allemand Hartmut Michel n’a pas manqué « la dévastation des forêts tropicales » induite par ces nouvelles cultures. L’obligation européenne de mélanger 6 % de biocarburants d’ici 2010 dans l’essence traditionnelle a de fait créé un effet d’aubaine pour des pays comme le Brésil ou l’Indonésie. Mais selon Greenpeace, 87 % des forêts tropicales détruites en Asie du Sud-Est entre 1995 et 2000 l’ont été dans le but de créer des plantations d’huile de palme (biodiesel), qui alimente un quart du marché européen des biocarburants. Les écologistes tirent également la sonnette d’alarme à propos de la forêt amazonienne, défrichée au bénéfice des plantations de canne à sucre (bioéthanol). Or, la déforestation est justement un des facteurs aggravant le réchauffement climatique, puisqu’elle représente près d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs études soulignent que le bilan écologique des biocarburants est atténué si l’on tient compte des émissions totales provenant des transports et du traitement chimique lors de leur production.
« Il est nécessaire que l’Union introduise un système de certification obligatoire pour tous les biocarburants, qu’ils soient produits européens ou importés, note Geert Lejeune, directeur des Programmes au WWF-Belgique. Un tel système devrait être basé sur le potentiel réel des biocarburants à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur la réduction des impacts environnementaux défavorables liés à leur production, ceci afin de contribuer à limiter les émissions tout en protégeant l’environnement dans les pays en développement. »
Face à certaines pressions qui plaident en faveur d’un moratoire sur l’importation des biocarburants, l’Europe entend mettre en place un tel système de certification d’ici la fin de l’année. Reste à savoir comment. « Le dossier des biocarburants est multiforme et complexe, expose cet expert auprès de l’Union. Outre l’impact sur la déforestation et la biodiversité, ces nouvelles cultures induisent une concurrence entre les surface agraires qui contribue à l’augmentation du prix des céréales (NDLR : Le Soir du 24 mai). La mise en route d’un tel « brevet écologique » devra être compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Or, on importe déjà de l’éthanol du Brésil à des fins alimentaires sans certification. Et subitement, parce qu’il est destiné aux biocarburants, ce même éthanol ne serait plus admis… »
Premier producteur de biocarburant, le Brésil réaffirme sa volonté de conquérir les marchés européens après avoir signé un accord stratégique avec l’Union : « Nous n’allons pas accepter une fois de plus que le cartel des puissants de ce monde empêche le développement du Brésil, a déclaré le président Lula. Nous avons des adversaires qui vont soulever n’importe quelle espèce de calomnie contre la qualité de l’éthanol et du biodiesel. »
Faisant chorus à ces critiques, Claude Mandil, directeur de l’Agence internationale de l’Energie, admet que les politiques de production de bioéthanol à partir de céréales comme le maïs en Europe et aux Etats-Unis sont extraordinairement coûteuses et nécessitent des subventions massives, dont l’efficacité environnementale est « discutable ». Un peu de répit ? Directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FA0), Jacques Diouf vient d’annoncer une étude mondiale sur l’impact des biocarburants. De quoi alimenter un sommet sur la question l’an prochain. « Nous aurons alors des données objectives parce que la discussion prend souvent une dimension politique émotionnelle.
http://www.lesoir.be/actualite/sci [...] 0147.shtml
Message édité par Profil supprimé le 30-07-2007 à 00:41:18