5 – LES SOMMIERS
5.1 – L’alliance matelas / sommier
Le sommier a un rôle « d’amortisseur ». Si le matelas supporte 2/3 des efforts mécaniques imposés à la literie par le poids et les mouvements du dormeur, le sommier supporte le 1/3 restant. Pour bien choisir un sommier sachez qu'il doit être ferme pour absorber sans déformation le poids du dormeur et servir de support au matelas. Il doit également être parfaitement plat, ni creux ni bombé pour ne pas déformer le matelas. Par ailleurs, le sommier prolonge la vie du matelas, favorise sa ventilation et donc l'hygiène de la literie. Le sommier doit être adapté au matelas.
Le confort final de votre literie dépend de l'alliance matelas et sommier. Le sommier peut moduler fortement la fermeté de l'ensemble : un sommier à lattes renforcera la fermeté du soutien tandis qu'un sommier à ressorts ensachés le rendra plus souple.
On n’est pas obligé de prendre un sommier de marque onéreux, mais il est obligatoire de choisir un sommier adapté à son matelas !
Les sommiers de marques sont très cher avec un surcoût injustifié alors que les marques sous-traitent souvent la fabrication des sommiers à d'autres; et oui le logo et le No Marque sortent souvent du même endroit. Ceci ne concerne pas les sommiers TPR et ressorts.
Rien n'oblige à les acheter au même endroit et les descriptifs sont simples à comparer.
Sommier neuf adapté avec facture = aucun problème de garantie.
Les packs ne sont pas toujours une bonne affaire si on compare le prix d'un sommier générique équivalent seul + matelas.
Lire chapitre 5.3
Quel sommier avec quel matelas ?
Matelas mousse :
Oui + Sommier lattes actives multiplis (lattes apparentes ou tapissier à lattes multiplis)
Non – Le tapissier à latte passive/fixe recouverte raffermit et use plus rapidement le matelas mousse, à éviter.
Matelas latex :
Oui + Un sommier en lattes actives multiplis est impératif.
Non - Pas de sommier lattes passives/fixes avec un latex, car ça risque de raffermir beaucoup votre latex et de l'abimer.
Pour un matelas latex le sommier représente 40 % du confort !
Quelques points forts à rechercher sur les sommiers lattes apparentes dédiés au matelas mousse et latex: voir 5.3
Matelas ressort :
Oui + Sommier tapissier à ressorts ou tapissier à lattes recouvertes fixes/passives (12 minimum)
Non - Les lattes apparentes, surtout espacées, sont incompatibles avec un matelas ressorts.
Les lattes actives multiplis découvertes ou recouvertes sont plutôt déconseillées.
Un sommier recouvert/tapissier est toujours recommandé avec un matelas ressort.
- Le sommier tapissier ressort donne de la souplesse
- Le tapissier à lattes recouvertes fixes (en éliminant les sommiers avec trop d'espace inter-lattes) donne un appui homogène aux ressorts du matelas
Un matelas ressort ne devrait pas être associé :
-avec de la latte apparente.
-avec une rotule (support de la latte qui bouge de haut en bas ou qui pivote).
-une latte qui à trop de portée (qui bouge plus au centre qu'au bord)problème que vous pouvez rencontrer avec un 2x80x200 ou 2x90x200.
-un sommier qui présente trop d'espace entre les lattes (surtout en partie poids de corps, moins important en tête et pieds) ou qui ne présente pas un soutien homogène.
-un écart que l'on sent avec la main entre les lattes de plus de 7/8 cm (grossièrement le diamètre d'un ressort.)
-un support insuffisamment ventilé ou abrasif.
Pas de matelas ressorts sur des lattes non conçues pour ! Les matelas ressorts sont exigeant sur les lattes sur lesquelles ils reposent. Les fabricants pour leur garantie aussi.
Les lattes apparentes ne conviennent pas parce qu’une rangée de ressorts sur deux sera dans le vide ou à cheval sur une latte et donc le matelas s’abîmera ! On les déconseille car le bord des lattes peuvent être tranchant et "racler" le coutil du matelas. La solution en cas d’impossibilité de changer de sommier est d'utiliser un protège lattes (isolateur sommier), on peut aussi les recouvrir avec une feutrine mais cela ne compensera pas un vrai sommier recouvert.. Placer un sommier lattes apparentes en dessous d'un bon matelas ne fait que baisser le prix de l'ensemble, mais surtout sa longévité. Imaginez la différence de soutien entre les bords du cadre en acier et la partie la plus flexible des lattes ! Votre matelas aussi bon soit-il ne peut pas faire le grand écart .
Pas trop de sommier tapissier à lattes recouvertes actives multiplis sous un ressort, cela contrarie quelque peu son fonctionnement. La latte plie sous la charge et le ressort ne peut pas fonctionner correctement. L'action des deux est quelque peu antagoniste, les lattes actives multiplis recouvertes seraient plutôt destinée aux matelas mousse/latex. La latte active (qui bouge beaucoup) n'est pas faite pour les matelas ressorts car l'action de la latte contrarie le fonctionnement du ressort, les forces (latte/ressort) agissent en sens contraire. Ce raisonnement est également valable sous l'angle de la longévité du matelas. La souplesses de la latte multiplis n'est pas constante dans le temps, ni d'ailleurs ses fixations(rotules). Si la latte cintre, comme souvent l'on peut en rencontrer, le matelas ressort souffre.
Il existe des sommiers à lattes actives qui sont largement recouvertes par des isolateurs très épais, qui sont juste un cran de fermeté inférieur aux lattes passives, que l'on peut placer sous un matelas ressorts et qui procurent un confort un peu plus souple. Le risque, si la latte est trop souple, est de voir le matelas former une cuvette (creux et bosses).
La question du sommier est de savoir si les ressorts ont une surface relativement homogène pour appuyer. L’espace inter-lattes important est compensé par un recouvrement suffisamment rigide . Un matelas ressorts fonctionne lorsque les ressorts sont comprimés par le poids du dormeur, c'est son principe de fonctionnement. Le sommier peut moduler fortement la fermeté de l'ensemble : un sommier tapissier à lattes fixes renforcera la fermeté du soutien tandis qu'un sommier à ressorts ensachés le rendra plus souple.
5.2 – Types de sommier
Un peu d’histoire :
Citation :
Au début était le sommier ressort souvent confondu avec le sommier tapissier.
Puis est apparu le sommier cadre lattes beaucoup moins épais.
Les anciens avait des sommiers tapissiers dans leur cadre de lit Louis XIV et les jeunes avaient des cadres extra plat dans leur tour de lit IKEA. Les anciens ont bien essayé de mettre les sommiers lattes dans leur Louis XIV mais ça collait pas car Mme et Mr avaient une grande sensation en s’asseyant au bord du lit !! Au fil du temps, le cadre à lattes à bien failli avoir la peau du bon vieux sommier ressort, moins cher, plus résistant.
Puis sont apparus , sans doute sponsorisé par les fabricants de matelas ressorts, les sommiers lattes recouvertes. Plus solides et moins chers que le ressort.
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Les 3 types de sommiers les plus courants :
1). Le sommier à lattes
2 types : tapissier ou lattes apparentes (cadre à lattes)
Ils sont ont constitués, comme leur nom l'indique, de lattes en bois sur lesquelles vient se poser le matelas. Les sommiers à lattes existent en lattes recouvertes ou lattes apparentes. Ces lattes sont fixées sur le cadre en bois ou en métal.
Pour ces 2 types de sommier les lattes peuvent être sont passives/fixes ou actives/multiplis :
*Passives ou fixes : ces lattes sont souvent faites de pin, comme de simples planches ou palettes, et ne bougent pas. C’est le type même de sommier qui supprime l’effet de votre matelas : elles sont totalement rigides et c'est le matelas qui supportera toutes les pressions que vous exercerez en vous retournant pendant votre sommeil ou votre gymnastique de couple. Mais ça raffermit le couchage (pour ceux qui aiment un confort très ferme) et le prix est en général beaucoup plus bas. Vous pouvez optez pour un No Marque, ce genre de sommier procure une marge importante au distributeur tout en étant très bon marché. A associer au matelas ressort.
*Actives ou multiplis: flexibles, bombées vers le haut. Les lattes sont souvent en multiplis, elles apportent une suspension sous le matelas et ce rôle d'amortisseur absorbera une partie du poids et des mouvements du corps. A associer au matelas mousse/latex.
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Lattes apparentes : les cadres à lattes apparentes ont des variantes avec ou sans curseur de fermeté. La latte apparente "s'use" plus vite et la durée est proportionnelle à la qualité de la rotule et à la composition de la latte (lattes multiplis hêtre vernies c’est très bien). Opter plutôt pour des lattes plus étroites et nombreuses que larges et espacées. Si l’espace entre les lattes est plus large que la latte elle-même, évitez. A associer au matelas mousse/latex.
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Tapissiers :ces sommiers sont recouverts d’un tissu et de mousse afin de protéger le matelas, d’où le nom de sommier tapissier.
3 types :
* classique (avec pieds à monter dessus)
* à cuvette (la forme retient le matelas en place et l’empêche de glisser)
* extra-plat (variante réduite du classique, se pose sur le cadre de lit)
Les sommiers recouverts à lattes multiplis apportent plus de souplesse et doivent être convexes sous le tissu, bien bombées vers le haut et flexibles. Les lattes actives recouvertes peuvent être considérées comme un très bon compromis à placer sous des matelas mousses(latex/HR) car ces lattes évitent à la mousse trop de contrainte, une partie du poids est répartie vers les lattes et la mousse est moins comprimée, d'ou une plus grande longévité. Pas de frottement et la possibilité de mettre uniquement des pieds (par rapport à un cadre métallique qui est peu esthétique dans ce cas là).On peux aussi zoner ces sommiers. Ils glissent moins qu'un cadre lattes apparentes. On peut leur construire un rebord tapissier qui finit bien la jonction matelas sommier. On peut les habiller en tissu déco assorti à la tête de lit, on fait alors l'économie du tour de lit, pratique pour les petites pièces. A associer au matelas mousse/latex.
Les tapissiers à lattes fixes durent une dizaine d’années si qualitatifs. La latte passive recouverte s'use le moins rapidement (c’est juste des grosses planches), seul le garnissage souffre. Et on ne parle de pas ici de problème d'hygiène, d'usure du coutil, de moisissures et autres. Le sommier lattes passives est certes plus ferme, mais plus solide et peut être conseillé à des personnes assez lourdes (pratiquement indestructible). La latte passive donne un soutien homogène, plat, constant, égal du haut en bas et de droite à gauche. Une qualité également: pour une personne dormant seule et souhaitant avoir un "grand lit", ce genre de sommier ne crée pas de point dur au milieu. A associer au matelas ressort.
2). Le sommier tapissier à ressorts
Le sommier à ressorts doit être utilisé avec un matelas à ressorts.
Les ressorts sont fixés sur le cadre en bois, qui lui est recouvert d’un tissu. La qualité et la fermeté de ces sommiers correspond au nombre de ressorts que l’on y trouve, ainsi qu’au ressort lui-même. Ces sommiers sont uniquement adaptés au matelas à ressorts, ils permettent de prolonger le dynamisme du matelas, pour une plus grande souplesse d’accueil. Optez pour du ressort ensaché, pareil que pour les matelas, et éviter les biconiques ou Bonnells.
Le sommier ressort a une durée de vie de 10 /15 ans.
3). Le sommier relaxation ou sommier articulé
2 sortes: manuels ou électriques.
Les literies qui se relèvent, appelée aussi Tête et pieds relevables (TPR) peuvent être électrique ou manuelle. Même si le confort a plat peut être le même qu’une literie fixe le TPR apporte un plus considérable. Il permet de se détendre en position de relaxation, de lire ou de regarder la télévision dans une position confortable. De plus il permet de faciliter la circulation sanguine au niveau des jambes en les relevant légèrement ce qui est très apprécié par les personnes ayant des problèmes veineux. Il permet également aux personnes souffrant d’un rhume ou d’une quelconque gêne respiratoire de relever la tête et ainsi de facilite la respiration. Les literies de relaxation s’intègrent aujourd’hui dans un cadre en bois ou avec finition tapissière qui masque la partie technique
Un lit électrique, c’est avant tout un sommier électrique, les matelas en mousse ou en latex s’adaptent parfaitement dessus.
On distingue deux types de mobilité pour les lits électriques :
• 2 moteurs : sommiers qui permettent de relever indépendamment la partie épaule – tête et la partie cuisse - pieds. Vous avez en général 6 boutons pour ce type de sommiers.
• 4 moteurs : sont plus mobiles puisqu’ils permettent l’inclinaison indépendante de la partie tête, de la partie épaule, de la partie cuisse et de la partie pied. Vous aurez environ 12 boutons sur la télécommande de ce sommier.
Quels sont les critères de choix d’un sommier électrique ?
* La taille du lit :
C’est un peu différent d’une literie fixe. Il faut faire ce choix en fonction de votre mode de vie, si vous vivez seul ou en couple. Pour les personnes seules, il existe des lits électriques 120x190 ou 200 et 140x190 ou 200.
Si vous vivez à deux, il faudra pencher pour des dimensions allant de 2 x 70x190 à 2 x 90x200 en passant bien entendu par du 2 x 80x200, c'est-à-dire que vous aurez deux sommiers et deux matelas.
* Les suspensions du sommier :
Les suspensions sont différentes en literie électrique ; on aura bien entendu les traditionnelles lattes mais on aura également des plots. Les lattes sont généralement équipées de curseurs de fermeté pour un confort optimal. Les plots restent les meilleures suspensions. Vous aurez une mobilité inégalée et un confort de couchage merveilleux. Se faire porter par des plots donne réellement une sensation d’apesanteur, si vous ajoutez à cela un matelas en mousse à mémoire de forme, vous aurez un couchage d’exception.
* Le nombre de moteurs du lit électrique
Le nombre de moteurs importe dans le choix d'un lit électrique puisqu’une fois l’achat effectué, il est impossible de rajouter des moteurs. En général la différence de prix entre les 2 et les 4 moteurs est minime.
* La translation dorsale
La translation dorsale est l’élément que tout le monde oublie, que personne ne connaît, alors que c’est l’un des facteurs essentiels lorsque l’on choisit sa literie électrique. Un lit électrique qui n’est pas équipé de ce système se pliera bêtement sans tenir compte du matelas. Un lit équipé de ce système va légèrement écarter la partie dos de la partie fixe pour s’adapter complètement au matelas. La translation dorsale permet un meilleur confort et une meilleure durée de vie du matelas.
http://www.habitatetjardin.com/hab [...] sages.html
4). Le sommier déclive
Sommier déclive ou inclinable/relevable, spécial jambes lourdes, crémaillère : http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] #t32978359
5.3 – Conseils de choix
Point à comparer concernant l'achat du sommier:
- type de lattes (fixe/massives/rigides ou multiplis/actives/souples)(ressorts biconiques ou ensachés)
- nombres de lattes ou ressorts
Pour les fixes : 12 ça va, 13 c'est bien, 14 et + c'est parfait en lattes fixes
- présence ou pas d'une barre centrale de renfort (très utile en grandes dimensions)
- qualité et épaisseur du garnissage (en mm ou gr/m²). Le feutre c'est pas cher, la mousse c'est mieux.
- hauteur
Ne cherchez pas l'épaisseur et la largeur des lattes, elles ne sont quasiment jamais indiquées en tapissier.
Alors on tâte à la main à travers le tissu, comme le melon .. ou on fait des maths.
Lattes multiplis:
-optez plutôt pour des lattes plus étroites et nombreuses que larges et espacées.
-peu d'écart entre les lattes. Si l’espace entre les lattes est plus large que la latte elle-même, évitez.
-qualité des lattes( lattes multiplis hêtre + homogénéité des lattes +lattes vernies)
-qualité du cadre (tube carré + double renfort central+ si possible pieds centraux)
-qualité des supports de lattes (le plastique ne doit pas être cassant)
-qualité de la suspension des-dit supports ( réel débattement )
-accord lattes /support (la latte ne doit pas être pliée au maximum sans que le support bouge)
-Lors de l'essayage, on doit voir les lattes bouger (monter et descendre) lorsque le dormeur bouge. Sinon, il est trop rigide.
-Un sommier lattes apparentes multiplis avec un vrai réglage de fermeté. Cela peut réellement influer sur la fermeté/souplesse du matelas.
N'hésitez pas à comparer et acheter ailleurs, y compris chez les généralistes ou sur le web (VPC y compris),
après s'être assuré que les sommiers sont équivalents.
La différence de prix réside fréquemment dans le design du coutil et la finition extérieure + le logo.
Présence de facture pour un sommier récent adapté au matelas => la garantie marche.
Certaines marques essayent de vous vendre des packs, le prix est souvent exagéré. Ou alors avec extension de garantie mais le prix ne justifie pas ces années en plus, qui de toute façon sont exclues par "l'usure normale" par ces mêmes garanties.
Citation :
Je trouve les sommiers de marques très cher avec un surcoût injustifié. Préférez dans la mesure du possible un sommier générique.
Un sommier générique est un sommier no marque.
Pour un sommier coutil blanc en lattes actives recouvertes ,on est autour de 500/600 €, en période de soldes vers 400 € en 160*200.
Souvent le revendeur n'y est pour rien avec le sommier de marque à 1000 €, ce sont les marques qui imposent leurs prix. Souvent même, les marques sous-traitent la fabrication des sommiers à d'autres. J'ai l'exemple du leader mondial des mémoires de forme qui faisait faire ses sommiers chez un tiers, vu les prix revendus, je soupçonne des fils cousus d'or dans le coutil du sommier. Le consommateur a peur de prendre un sommier autre, peur de perdre la garantie ou de ne pas avoir le confort essayé. Pour un matelas ressort, c'est très rare. Reste l'ensemble tous ressorts ou là, il faut passer par la marque.
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Citation :
Souvent, il est intéressant jusqu'à un niveau de qualité moyen/haut de privilégier les No marques. Seul les sommiers très techniques (avec des rotules sophistiquées) sont à prendre, à mon sens chez les marques.
Dans sa démarche d'achat, le consommateur compare souvent que le matelas et oublie le sommier, ou se laisse séduire par des packs complets.
Idéalement, les deux parties sont à choisir avec autant de soin.
N'oublions pas qu'un sommier peut représente 40 % du confort d'un l'ensemble latex/mousse hr.
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Citation :
J'ai une question concernant la structure en lattes : est-il vrai que + les lattes sont espacées, moins le lit est de qualité ? Vous allez me répondre "Oui évidemment", mais à partir de quel écart entre deux lattes ne faut-il pas acheter le lit ?
Réponse de normand: oui et non, les sommiers de mauvaise qualité ont souvent des lattes très espacés. Un indice peut être donné par la qualité des rotules (plastoc). Vous voulez un ordre de grandeur, si l'espace est supérieur à la largeur des lattes, je considère que ce n'est pas un bon sommier..
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Citation :
Les lattes larges ont l'avantage d'être plus solide, l'inconvénient et qu'elle ne peuvent assurer la flexion nécessaire pour amortir et absorber les mouvements. Sur des lattes plus fines et plus nombreuses, le poids du corps est mieux réparti. Pour te donner une image de cette répartition : la planche à clous du fakir avec ses centaines de petits clous biens serrés. Il n'ira jamais s'allonger sur une cinquantaine de gros clous .....
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6 - SURMATELAS
Un surmatelas (ou « sur-matelas ») est une sorte de mini matelas, épais de quelques centimètres, que l'on place entre le matelas et le drap-housse pour en améliorer le confort ou la fermeté. Il peut contenir de la mousse, du latex, de la laine, du bambou, du duvet ou des plumes.
Au Moyen Âge il s'agit de la couette qui est composée de plumes et plumettes, les personnes au lit dormant par dessus et non dessous comme aujourd'hui.
Le surmatelas est un complément pour un matelas. Il va permettre de protéger votre matelas et donc de le conserver plus longtemps en allongeant sa durée de vie. De plus, il peut être utile lorsque le matelas n'est pas très épais, afin de rendre plus moelleux le support sur lequel on se couche ou apporter du confort si le matelas est trop dur ou trop mou, trop chaud ou pas assez, etc.
Les surmatelas peuvent avoir des fonctions médicales spécifiques (surmatelas d’aide à la prévention de l’escarre) ou des fonctions de contrôle de la température de l'environnement du sommeil (surmatelas thermorégulé).
* La mousse peut donner de la fermeté et isoler des vieux ressorts. Elle est utile à condition d'avoir une densité suffisante pour amortir une partie assez importante du poids de la personne qui s'allonge dessus. Les mousses en polyester sont les moins chères (et les plus fragiles), celles en polyuréthane sont plus fermes et résistantes.
Le bloc de mousse peut être lisse ou alvéolé.
* Le latex est plus isolant et élastique, il permet aussi une tenue plutôt ferme du corps. On peut choisir un surmatelas associant deux matières : une housse en bambou pour la circulation de l'air et un garnissage en latex.
* La mémoire de forme est une bonne technologie pour réduire les pressions en s'ajustant à la forme du corps (sous l'action du poids et de la chaleur de celui-ci).
* Le bambou permet de bénéficier d'un peu de fraicheur (le bambou ne retenant pas la chaleur, à l'inverse d'autres matières comme le duvet ou la laine). Très utile en période estivale ! C'est la fibre du tissus (le coutil) recouvrant le surmatelas qui est composé en partie de fibre de bambou (le garnissage pouvant, par exemple, être en coton).
* Le duvet donne une sensation très douillette, chaleureuse et moelleuse. Le duvet est à secouer régulièrement comme les oreillers, car il s’affaisse. Il retient efficacement la chaleur, idéal pour se protéger du froid en hiver.
* La ouate de coton amène du moelleux mais se tasse assez vite. Matière très respirante, elle permet une bonne régulation de la température. Ni trop chaud en été pour éviter de transpirer, ni trop froid en hiver.
* La laine amène du moelleux mais également une fonction thermorégulatrice grâce à une meilleure circulation de l’air et son pouvoir d’absorption. Elle absorbe bien l’humidité en été et réchauffe en hiver. A recommander si on transpire beaucoup.
Est-ce utile ?
Oui ... et non, cela dépend de chacun et de la qualité du produit. Il est sur qu'un bon matelas neuf ne doit théoriquement pas avoir besoin d'un surmatelas. D'un autre coté le surmatelas peut prolonger la vie de votre matelas ou améliorer votre confort. Mais un vrai surmatelas un peu comme dans les hôtels qui les ont popularisés, c’est à peu de choses près le prix d'un matelas ..
Si vous souhaitez un "accueil" moelleux, comme sur un nuage, le surmatelas donne au matelas ce que le chocolat offre à notre quotidien.
7 – OREILLERS
L'oreiller ou le traversin soutiennent les vertèbres cervicales, ils soutiennent la nuque et le cou dans une position permettant la décontraction des muscles et répartissent le poids de la tête, plus précisément l'augmentation de la surface de contact du cou/nuque diminue la pression due à leur poids, favorisant ainsi la circulation sanguine.
Dimensions :
Carrés : 60x60 ou 65x65
Rectangulaires : 50x70, 40x60 (40x80 chez les allemands)
La forme carrée est le format standard en France. Pourtant, ses dimensions sont moins pratiques qu’elles n’en ont l’air… Comme il prend beaucoup de place dans le lit, le dormeur, vite à l’étroit, a la fâcheuse manie de replier son oreiller. Au détriment de ses cervicales qui en pâtissent !
Préférez le format rectangulaire. Moins encombrant et plus large, il permet de se retourner facilement durant la nuit, la tête trouvant toujours refuge sur l’oreiller. Pratique pour ceux qui bougent beaucoup.
Si vous dormez sur le coté, évitez l'oreiller carré, le rectangulaire est impératif.
L’importance d’avoir un bon oreiller
On néglige l’importance d’avoir un bon oreiller. C’est important pour avoir une nuit reposante car cela a des conséquences sur notre énergie et sur notre état physique au réveil. C’est la continuité du matelas. Un mauvais oreiller peut causer des tensions, des raideurs et des maux de tête. Pour passer une bonne nuit de sommeil on doit être dans une position où la colonne vertébrale et le cou doivent être au repos et sans tensions ni pressions. Il est donc important d’avoir un oreiller adapté à notre corps.
Mais est-ce qu’il y a une position meilleure qu’une autre pour bien dormir et en quel est le rôle de l’oreiller ?
À la base, la meilleure position de sommeil est sur le côté. La colonne vertébrale et le cou doivent être sur le même alignement à l’horizontale. On doit idéalement avoir une portion de l’oreiller qui supporte le cou et une autre portion qui supporte la tête. La position sur le dos est mieux que sur le ventre, mais selon le matelas que l’on a, il y a une portion du dos, le bas du dos, qui ne sera pas au repos, le meilleur moyen pour que le dos soit complètement au repos serait de dormir avec un coussin sous les genoux, mais il est peu probable que cela soit confortable pour toute une nuit.
Quels types d’oreillers retrouve-t-on sur le marché ?
Il y a toutes sortes d’oreillers et on ne peut pas dire qu’il y a un oreiller parfait. Tout comme les matelas, il faut trouver celui qui nous convient.
2 formes : standard/classique ou anatomiques.
En classiques on retrouve les plumes, les synthétiques ou le latex en différentes épaisseurs et fermetés. Ils constituent la majorité des oreillers vendus.
L'anatomique est préformé et convient souvent à une seule position, si l’on bouge beaucoup il peut devenir inconfortable.
Il faut trouver ce qui convient à notre morphologie, notre poids, la largeur de nos épaules et la longueur de notre cou + son confort.
Plumes et duvet
Le duvet utilisé pour le rembourrage des oreillers naturels provient souvent du ventre et du dessous de canards ou d’oies. Il est confortable, facile d’entretien. Plus l’oreiller contient de duvet par rapport aux plumettes, plus il est souple. On peut les mouler à notre convenance. Leur durée de vie est de presque 10 ans.
Existe en ferme, medium ou moelleux.
Le prix dépend du mélange plumes et duvet.
Plus il y a de duvet et plus ils sont chers.
Pour être d'une propreté parfaite les plumes et duvets subissent une succession d'opérations :
lavage, séchage, étuvage à 130 degrés équivalent à une stérilisation, dépoussiérage et triage.
Plume - Premier produit obtenu lors du triage
Le duvet est un flocon ultra-léger en 3 dimensions :
1/2 Duvet - Deuxième produit obtenu lors du triage
3 /4 Duvet - Troisième produit obtenu lors du triage
Duvet - Quatrième produit obtenu lors du triage
Il offre une prise d’air exceptionnelle et sans équivalent dans la nature. L’oreiller en duvet d’oie procure le meilleur amorti souple. Très moelleux, malléables et enveloppants, mais également aérés. Sous la tête, on sent un effet de suspension, sans compression, et l’oreiller retrouve toujours son gonflant.
Conseil d’entretien : laver en machine tous les 3 mois en plaçant des balles de tennis dans le tambour. Ce petit geste permettra à votre oreiller de garder son gonflant. Aérer régulièrement vos oreillers entre chaque lavage. L’été, laissez vos oreillers à la lumière directe du soleil et l’hiver profiter du froid sec. En effet, les acariens n’aiment ni le soleil, ni les températures inférieures à 15°C.
Fibres synthétiques
C’est le moins cher. Il est lavable et anti-allergénique, mais plus on le lave et plus on raccourci sa vie utile.
Il existe dans toutes les épaisseurs. Plus il est épais, plus il sera ferme. Existe aussi de forme ergonomique. Il faut le changer souvent. On ne peut pas le garder plus de 2 ou 3 ans. On peut le laver à la machine en suivant les instructions du fabricant.
Les oreillers synthétiques sont en :fibres ordinaires, fibres creuses, fibres creuses siliconées, Tergal : fibre polyester creuse, Hollofil : fibre polyester creuse à un canal (Dupont), Quallofil : fibre polyester creuse à quatre canaux (Dupont), Comforel : flocons de polyester(Dupont)
Latex
Synthétique ou d'origine naturelle.
Il est réfractaire à la poussière et aux acariens. Il respire mieux que les mousses conventionnelles ou les mousses mémoires. Par contre, c’est un matériau qui a plus de rebond et qui aura une sensation plus ferme pour quelqu’un habitué à la plume, au synthétique ou à la mousse moulante.
Les fabricants cuisent les oreillers dans des moules tapissés de pics, le latex sera donc plein de trous. Plus ils seront grands et rapprochés, plus l’oreiller sera moelleux et aéré. Moins il y aura de perforations et plus il sera ferme. Durée de vie de 5 à 6 ans. Ne se lave pas, seulement la housse. Existe en version anatomique.
Mousse mémoire
C’est la densité qui va faire que l’oreiller sera plus ou moins ferme, et cela change selon la marque et la recette de cette mousse. Visez au moins 50 kg/m3.
Les formes aussi seront différentes selon la position préférée du dormeur, donc il est très important de l’essayer. Il résiste aux acariens. Parfois, ils sont recouverts de laine pour leur donner une qualité thermorégulatrice car ils tiennent chaud. Avec le temps, il va perdre de sa capacité de mémoire, sa durée de vie utile est de 5 à 7 ans. Ce type d’oreiller ne se lave pas, il faut donc utiliser une housse protectrice lavable. Les oreillers en mousse mémoire ont une odeur assez forte quand ils sont neufs, il faut les aérer plusieurs jours avant de les utiliser. Le prix est proportionnel à la durabilité.
Laine
Oreiller thermorégulateur donc convient aux personnes qui ont très chaud ou froid car il n’accumule pas l’humidité, et si une personne transpire beaucoup elle préféra des fibres naturelles comme la laine et le coton. Pour l’entretenir on le met au soleil et on l’aère, on ne le lave pas. C’est très durable, presque illimité.
Exploitée en petite boule, la laine de mouton permet de faire des oreillers plus aérés et gonflants. La boule laine de mouton est respirante, elle donne un confort très doux, sain et en même temps relativement compact sous le poids de la tête. Les oreillers assurent donc un bon maintien sans enfoncement ou enveloppement trop important à la différence des oreillers en duvet d’oie, car la prise d’air est moins importante. La tête bouge librement.
Fibre de Bambou
La fibre de bambou donne confort, gonflant et douceur et évacue rapidement l'humidité.
Eau
L'oreiller à eau a la particularité de bien s'adapter aux changements de posture durant le sommeil car il épouse parfaitement la forme de la tête et de la nuque. On peut lui donner plus ou moins de soutien en ajoutant ou retirant de l’eau.
Les BIO à graines
L’oreiller rempli de cosses/balles/graines est très ancien, les asiatiques l’utilisent depuis des milliers d’années. Il a de nombreuses qualités mais il n’est pas pour tout le monde, soit on aime soit on déteste. On peut rajouter ou enlever des cosses pour avoir un oreiller plus épais ou plus mince. Il a une bonne capacité de support. Ce produit respire beaucoup, les personnes qui ont très chaud vont l’aimer, il ne retient pas l’humidité. Mais il n’est pas moelleux et il fait parfois du bruit quand on bouge, ce qui peut déranger. Pour l’entretenir on peut retirer les graines, les mettre dans un sac en papier et secouer, ou les mettre au soleil. On ne doit jamais les laver, uniquement l’enveloppe. Cet oreiller, comme la laine, a une durée de vie presque illimité. Les Japonais utilisent ce type d’oreiller depuis 5000 ans.
Sarrasin
Appelé aussi « blé noir » le sarrasin est le plus ferme des oreillers en céréales. L’enveloppe est petite et assez anguleuse. Elle offre un garnissage dense, très stable et non fuyant. Idéal pour un oreiller statique qui maintient bien les cervicales. Le garnissage est stable et ferme avec pratiquement aucun glissement horizontal ni d’effet de retrait lorsque l’on pose la tête. Pour ceux qui ne supportent pas la mollesse ni l’effet de dérobé ou fuyant lorsque l’on pose la tête. Cet oreiller s’ajuste facilement à vos besoins et garde sa position, sans s’étaler ni s’affaisser sur les côtés.
Épeautre
L'épeautre a une forme d’épi à la fois légère, souple et gonflante. Elle émet un petit crépitement lorsque la tête bouge sur l’oreiller. Cela donne un garnissage aéré, un peu plus léger que le sarrasin, mais aussi très stable et peu fluide. C’est également un bon oreiller pour le maintient des cervicales comme le sarrasin. L’oreiller en épeautre est souvent décrit comme un oreiller sain et naturel qui rappelle la campagne,et aux plus anciens les coussins en balle d’avoine d’autrefois. Le petit crépitement qu’émettent les graines peut déranger ainsi que leur odeur céréalière.
Millet
La balle de millet a une forme ronde, fine et minuscule. Elle est confortable par sa grande douceur et sa véritable fluidité dans lequel la tête trouve facilement sa place dans toutes les positions. Le glissement naturel et silencieux des graines de millet permet de dormir dans toutes les positions et se remet facilement en place au moindre mouvement. Une fois calées, les cervicales sont bien maintenues, sans affaissement. Une fine odeur se rapprochant de la semoule.
Sources :
http://www.topsante.com/beaute-bie [...] n-oreiller
http://www.consoglobe.com/comment- [...] reiller-cg
http://www.toutallantvert.com/cons [...] on-sommeil
http://zenetsain.wordpress.com/201 [...] -vegetale/
http://legitimedepense.telequebec. [...] spx?id=182
http://www.massage-zen-therapie.co [...] a-eau.html
Comment savoir celui qui nous convient ?
Quand on achète un oreiller on ne veut pas se tromper, car nous passons toutes nos nuits avec. Comment s’y prendre ?
On demande au dormeur sa ou ses positions préférées, s’il a plutôt chaud ou froid, s’il transpire, s’il préfère un oreiller moelleux ou ferme et s’il éprouve des douleurs au dos ou au cou.
Interrogez-vous sur votre façon de dormir : ce que j’aime comme consistance, comme enfoncement dans l’oreiller, est-ce que je suis sensible au bruit, est-ce que je bouge ou je transpire beaucoup, quelle envergue d’oreiller je préfère, grand, petit, long… bien sûr, je prends aussi en compte si je suis petite et menue ou grand et costaud !
Lorsque votre tête repose sur l’oreiller, veillez à ce qu’elle se situe dans le prolongement de la colonne vertébrale pour ne créer aucune tension cervicale ou dorsale. Pour cela, choisissez l’épaisseur de votre oreiller en fonction de votre carrure. Si vous avez les épaules larges, optez pour un modèle épais, de 12-13cm d’épaisseur, surtout si vous dormez sur le côté. L’oreiller va venir combler le creux de la nuque et éviter une compression au niveau de l’épaule. À l’inverse, pour les gabarits menus, aux épaules étroites, le modèle doit être plus fin (8-9cm).
1. Dormir sur le coté ?
Cette position est apparemment la plus populaire ( 68% ).
L’endormissement se fait sur le coté, de même que la phase de sommeil profond. Au delà, les changements de positions sont fréquents et le sommeil plutôt agité.
L’oreiller est indispensable : il permet de combler le fossé existant entre la nuque et le matelas. Il maintient votre tête et vos vertèbres cervicales et se porte garant de leur alignement. Ce faisant, il garantit à votre dos une position naturelle.
Le conseil oreiller:
Pour que l’alignement de vos vertèbres soit parfait, l’oreiller doit cumuler 3 qualités:
* Haut pour combler l’espace situé entre la tête et le matelas. Pour choisir, vérifiez :
- la largeur des épaules : plus les épaules sont larges, plus l’oreiller doit être élevé.
- l’élasticité du matelas : plus votre matelas est ferme, moins votre corps s’enfonce et plus l’oreiller doit être haut. Et réciproquement.
* Ferme pour que l’oreiller ne s’affaisse pas sous le poids de la tête et compromette cet indispensable alignement.
* Forme appropriée, qui épouse la courbe de la tête et du cou pour optimiser votre position de sommeil et la conserver toute la nuit.
Préférez un modèle épais (à partir de 9cm) pour respecter l’alignement de la colonne vertébrale.
2. Dormir sur le dos ?
Les études démontrent que dans cette position, le sommeil est paisible et le dormeur bouge peu.
Malheureusement, seuls 13% de nos congénères l’affectionnent. Très confortable, elle implique une qualité de sommeil nettement meilleure.
Quelques explications à cette sérénité :
Le poids du dormeur est mieux réparti sur l’ensemble du corps.
La position de sa colonne vertébrale est plus naturelle.
Il ne subit pas trop de contraintes anatomiques sur le dos et le cou.
Cela dit, sans oreiller, la tête tire vers l’arrière et le cou est fragilisé.
Le conseil oreiller : un oreiller plus bas que si vous dormiez sur le côté, oreiller médium et mi haut pour que votre colonne reprenne position et que vos muscles se détendent. Assez ferme pour que tête, épaules et cou soient soutenus efficacement. Assez souple pour permettre un enfoncement suffisant de la tête et favoriser une légère élongation de la colonne cervicale, propice à l’ouverture des voies aériennes.
3. Dormir sur le ventre ?
On parle beaucoup moins de cette position dans les sites spécialisés. Et pourtant, elle existe chez 7% des dormeurs.
C’est l’une des positions les moins paisibles, impliquant des changements assez fréquents.
Elle est peu recommandable, si vous ne choisissez pas le bon oreiller : augmente la courbure lombaire , ce qui endommage à la fois cervicales et lombaires et cause un effet de coincement dans le bas du dos. Exerce une pression sur la colonne cervicale : cou et tête pivotent pour ne pas gêner la respiration. Cette rotation irrite les nerfs et les muscles cervicaux, désaxe les cervicales et génère des tensions néfastes. Le risque de torsion est élevé.
Pousse le contenu abdominal vers la cage thoracique et les poumons, gênant ainsi les fonctions vitales et la respiration.
Entraîne parfois une compression des nerfs, un déséquilibre et des douleurs musculaires.
Rassurez-vous. Contrairement aux idées reçues, cette position n’est pas mauvaise pour le dos quand votre oreiller est approprié.
Le conseil oreiller : sur le ventre, l’oreiller doit être le plus bas possible. Vous opterez pour un oreiller souple, plat et peu volumineux de 5-6cm maxi d’épaisseur.
De cette manière votre tête reste dans le prolongement naturel de la colonne vertébrale. Votre nuque n’étant plus victime du dénivelé, vos vertèbres cervicales sont préservées et les muscles du cou se relaxent.
Et résistez à l’envie d’enlacer votre oreiller dans vos bras, vous aggraveriez votre cambrure !
Pour des changements fréquents de position:
L’oreiller bio est idéal.
Ce rembourrage moule précisément la courbe de votre nuque et vous accompagne quelle que soit la position adoptée.
Fidèle, il respecte votre morphologie tout au long de la nuit.
8 - LINGE DE LIT
1. Draps, taies d’oreillers et de traversin
Il est surtout important de faire attention à la qualité du textile qu’on choisit.
Les tissus les moins chers sont les fibres synthétiques, telles que le polycoton ou la microfibre.
Ils sont faciles à entretenir mais ont tendance à pelucher et surtout à donner chaud car ils respirent moins bien que les fibres 100% naturelles.
On privilégie donc surtout les tissus en coton ou lin, pour leur qualités d’absorption, d’isolation et leur douceur.
Il existe plusieurs variantes de coton : simple, éponge, peigné ou brossé, tissé teint, biologique ainsi que le coton égyptien de qualité supérieure.
Les tissus de coton ont tendance à froisser sauf si on monte en gamme. Ils sont plus ou moins résistants selon la qualité de la fibre et du tissu.
La qualité du coton dépend de l’épaisseur du fil employé lors du tissage (plus les fibres sont longues, plus le fil est résistant et lustré et plus le tissu sera soyeux au toucher) ainsi que du nombre de fils au centimètre carré. On appelle ça le compte de fils : c’est le nombre que l’on compte en longueur (en chaine) et en largeur (en trame) sur 1 centimètre carré de tissu. Cependant le nombre de fils seul ne suffit pas, les matières utilisées et le tissage sont également très importants.
Ainsi, deux toiles avec le même nombre de fils peuvent avoir des aspects différents.
Pour le linge de lit, le compte de fils minimum est de 40 fils/cm².
Plus on monte dans le nombre de fils au cm2, plus les fils sont fins et serrés et plus le tissu sera résistant et de qualité.
Le coton simple en 48 et 57 fils/cm² est le plus courant, mais il vaut mieux ne pas descendre en-dessous de 57 fils/cm² pour avoir un tissage serré, garantie de longévité.
Le jersey de coton est un type de tissage, une façon de relier les boucles de fils entre elles. On obtient un drap qui a l'aspect d'un t-shirt : souple, doux, douillet et très extensible, il est surtout utilisé pour les draps-housses parce qu’il convient à toutes les épaisseurs de matelas en les emboîtant parfaitement.
Super facile à vivre, il ne nécessite pas de repassage mais les mailles ont tendance à se défaire et le tissu s'étire avec le temps.
Le molleton est du jersey épais dont une face est grattée pour plus de confort, de douceur et de chaleur.
On l’utilise surtout en literie pour les articles de protection, telles les alèses.
La flanelle ou finette est une toile de coton grattée au toucher duveteux, douce et chaude,
avec des fibres de coton qui ont subi un grattage pour en extraire légèrement la fibre. C'est ce qui lui donne son aspect moelleux. Le fil étant plus gros, on peut difficilement en confectionner des draps qui ont plus de 180 fils au pouce carré. C'est pourquoi elle s'use rapidement et a tendance à boulocher.
La percale de coton compte 78 fils par cm2 ou plus, c’est une toile de qualité supérieure,
constituée de fils très fins réalisés avec les fibres les plus longues du coton peigné et tissés très serré.
Très résistante, d’excellente tenue et facile à repasser.
Le satin de coton peut atteindre jusqu’à 200 fils au m², c’est une étoffe de grande qualité,
réalisée avec des fils très fins tissés hyper serré. Il peut être uni (il est alors légèrement brillant sur l’endroit, et mat sur l’envers), rayé avec une alternance de bandes mates et brillantes, ou damassé (motifs mats sur fond brillant). Rayures et motifs sont visibles sur l’endroit comme sur l’envers et créent de jolis jeux de lumière.
Très facile à vivre le satin de coton se repasse facilement.
Le lin est une toile naturelle dotée de propriétés thermorégulatrices qui la rendent fraîche en été et douillette en hiver.
Très absorbante, elle évacue rapidement l’humidité et elle est naturellement anallergique. Hyper résistante, elle s’adoucit, s’assouplit et embellit au fil du temps et des lavages. Et enfin elle est facile à vivre et se repasse très facilement (le repassage sur lin légèrement humide est vivement conseillé).
Le métis est un mélange raffiné de lin et de coton en proportions variables (mais la proportion de lin doit être d’au moins 45 %) qui donne un tissu noble,
résistant et très confortable. Comme le lin, le métis est sain et absorbant, frais l’été et douillet l’hiver, et lui aussi s’assouplit et embellit au fil du temps,
tout en étant moins onéreux.
La soie est toujours mélangée à d'autres fibres, entre autres à du lin ou du coton égyptien. Cette douceur est assez onéreuse.
2. Protection
Pour protéger votre literie des diverses effluves ou des accidents, on recommande l’utilisation des alèses.
Elles se présentent en forme de housse (avec bonnet comme un drap)
ou de plateau (avec élastiques aux coins).
Elles sont imperméables ou non.
L'idéal est d'en avoir deux, pour changer régulièrement et les laver.
Il faut savoir que les alèses imperméables tiennent très chaud car la matière face matelas ressemble à de la toile cirée et ceci peut être un désagrément majeur. Une sensation de "plastique" bruyant est souvent présente. A réserver pour des cas particuliers (jeunes enfants, incontinence etc.) et à choisir en connaissance de cause, en ciblant des produits de marque plus performants côté sudation et bruit, et donc un peu plus chers.
Il est possible de combiner une alèse imperméable et une en molleton pour plus de confort en cas de besoin.
Les alèses simples sont à prendre en molleton gratté, plus le grammage est élevé = plus c’est épais.
200 gr/m² c’est le minimum, 400 gr/m2 et + c'est très absorbant et épais.
De préférence avec traitement au téflon anti tâches pour éviter les auréoles de surfaces
En jersey très fin ça ne protégera rien, l’éponge c’est peu mieux mais pas autant que le molleton.
Attention aux mélanges coton/polyester, privilégiez le 100% coton, gage de respirabilité et de confort thermique.
Bien sûr, ce n'est pas totalement imperméable, mais nettement plus sain et surtout on dort au sec.
On peut mettre leur équivalent sur les oreillers, des "sous-taies", ça protège et évite le jaunissement.
Pareil pour les traversins. C'est pratique et agréable pour ceux qui suent beaucoup la nuit. Priorité aux matières naturelles donc.
Il existe également des housses intégrales qui servent soit à décorer pour des raisons esthétiques un matelas usé ou abîmé (elles sont surtout en synthétiques),
soit à isoler. Cela est assez efficace pour les allergiques aux acariens, surtout dans les cas de lits superposés.
La VPC a du choix dans cette gamme en plusieurs matières.
Tous ces produits existent en version avec traitement anti-acariens ou stop-microbes.
A noter qu'on trouve les alèses en supermarché et que sur l'emballage il y a un bout de tissu accroché pour toucher.
Il existe des caches-sommier ou bandeaux pour décorer et protéger :
3. Couettes et couvertures
Elles sont synthétique ou naturelles.
Et c’est surtout une affaire de goût et de confort, selon que l’on transpire beaucoup ou pas.
Synthétiques
Il existe de nombreuses variétés de fibres en polyester (Quallofil Air, Hollofil, Cyclafil, Tencel ..) ou de matières (microfibre, polaire, Courtelle etc.). Plus les fibres sont élaborées de façon à contenir de l’air, plus elles sont légères tout en restant isolantes. La tendance actuelle va vers le polyester recyclé, souvent associé à une enveloppe « verte » en coton bio ou viscose de bambou.
On distingue :
- les fibres pleines, bon marché
- les fibres creuses contiennent de l’air, ce qui les rend légères et super isolantes.
- les fibres creuses siliconées ont un toucher proche du garnissage naturel (les fibres glissent les unes sur les autres comme un duvet).
La microfibre offre un gonflant similaire à celui du duvet, elle est chaude et confortable.
Naturelles : plumes et duvet, laine, coton, soie.
Les couettes en coton, soie ou laine ne sont pas très courantes et c’est bien dommage mais on commence à en trouver à des prix raisonnables.
Moelleuse, hypoallergénique et thermorégulatrice, la laine est très appréciée puisqu'elle régule parfaitement température et humidité.
Les couettes en soie naturelle ont de particulier que le garnissage ne demande aucun traitement chimique de la matière. La finesse de cette couette n’entame en rien ses propriétés thermorégulatrices.
Le prix des duvets varie selon le pourcentage de duvet.
Plus celui-ci est important, plus la couette est chère. Aérien et doux, le duvet apporte chaleur et moelleux. Pour avoir légèreté et gonflant, optez pour une couette avec un taux élevé en duvet (70-90 %). À pouvoir thermique égal, les modèles plus riches en plumes et en plumettes sont plus lourds et favorisent donc la transpiration. De plus, si elles sont très grosses, vous risquez de sentir les petits cartilages des plumes sous l’enveloppe.
Oie ou canard ?
Le duvet d’oie est le plus recherché, donc le plus cher. En théorie, il est plus performant. Mais ce n’est pas une garantie en soi. Tout dépend de la qualité du duvet. Enfin, le duvet de canard eider est considéré comme le top du top. L’eider est une espèce protégée. Son duvet est principalement recueilli sur les nids. Son prix élevé (environ 4 000 € pour une couette de 140 x 200 cm) reflète donc davantage la difficulté de récolte que les qualités intrinsèques du produit.
Ces duvets posent souvent des difficultés d’entretien (il faut secouer, plutôt pressing que machine).
Couette en fibres végétales (bambou, soka, coco, maïs)
De plus en plus présentes sur le marché, les couettes en fibres végétales sont appréciées pour leur naturel sans garnissage de provenance animale.
Matières naturelles et renouvelables, confort thermique. Les couettes en fibres de bambou sont anti-odeur, anti-humidité, antibactérienne et anti-allergiques. Les fibres de maïs sont hypoallergéniques et thermorégulatrices. Attention à choisir des couettes en fibres de bambou et non pas en viscose de bambou.
Les couettes sont souvent présentées avec un indice de chaleur pouvant aller de 1 à 4, (voire jusqu’à 5 ou 6 selon les enseignes) soit couette tempérée, légère, chaude et très chaude. Le choix dépend alors de deux choses :
- Êtes vous du genre à avoir souvent froid, à être frileux même sous la couette ?
- Dormez-vous dans une chambre peu ou beaucoup chauffée ?
Le grammage indiqué indique l’épaisseur du garnissage ou de la matière.
Le choix du grammage est important.
On considère souvent que plus une couette est lourde, plus elle est chaude. Mais il faut aussi penser à son confort.
Certains individus ont besoin de sentir « le poids de la couette » sur leur corps pour bien dormir tandis que d’autres ne supportent pas.
C’est le poids du garnissage (exprimé en g/m²), qui vous renseigne sur la chaleur et le gonflant de la couette. Il varie en général de 175 à 500 g/m².
Plus les couettes naturelles ont de duvet, plus elles sont légères.
Pour une couette d’été avec 90 % de duvet, le grammage est d’environ 180 g/m². Comptez 270 g/m² pour un modèle hiver.
En synthétique les couettes légères font entre 175 et 250 g/m², elles sont parfaites entre 18 et 22°.
Les couettes moyennes (300 à 350 g/m²) sont recommandées de 15 à 18°.
Les couettes chaudes (400 à 500 g/m²) pour les chambres fraîches ou non chauffées (15° et moins) ou si vous êtes très frileux !
A savoir : pour une même performance de chaleur et d’isolation une couette synthétique sera plus lourde qu’une couette naturelle.
Et chez les couettes naturelles, plus le pourcentage de duvet est élevé plus la couette est légère.
Les couettes 4 saisons se composent de deux couettes de grammages différents (par exemple, 200 et 350 g/m²).
Selon la température de la pièce, on peut utiliser l’une ou l’autre, la plus - légère pour l’été, la plus lourde pour la mi-saison, voire les deux en hiver.
Pour les couverture c’est pareil, plus il y a de grammage = plus c’est épais et chaud.
On trouve des couvertures en mohair ou pure laine vierge jusqu'à 600 gr/m².
L’enveloppe et sa qualité c’est important pour éviter que le duvet et les fibres synthétiques ne s’échappent.
La densité du tissage varie en fonction du nombre de fils par centimètre carré.
Pour les garnissages naturels, l’idéal est une enveloppe en percale dont le tissage tourne autour de 120 à 150 fils/cm².
Pour une enveloppe de couette synthétique, préférez un tissage au-dessus de 90 fils/cm².
Hélas, cette information est rarement disponible sur l’étiquetage.
Coton, soie, coton et soie, ou bambou, l’enveloppe dépend de vos moyens et de vos besoins.
La meilleure enveloppe qui soit est en coton bio, tissé serré. Elle convient particulièrement aux couettes naturelles.
Un bon piquage est indispensable pour garder plusieurs années sa couette.
C’est lui qui maintient le garnissage en place, limitant alors les déperditions de chaleur.
Préférez donc les piquages en damier, ou en carreaux, afin d’être sûr que le garnissage reste à sa place.
Évitez les garnissages basiques qui consistent en quelques bandes verticales.
Pour une couette synthétique, le piquage capiton optimise isolation thermique et gonflant.
4. Dimensions
Pour un confort optimum votre couette doit retomber de 30 à 50 cm de chaque côté.
Vous trouverez ci-dessous la taille « minimum » et la taille « confort »,
qu'on conseille si vous voulez être toujours bien couvert et éviter l’entrée d’air frais dans votre lit !
• Lit 1 personne larg. 90 cm : couette 140 x 200 cm (mini), ou 200 x 200 cm (confort)
• Lit 2 personnes larg. 140 cm : couette 200 x 200 cm (mini) ou 240 x 220 cm (confort)
• Lit 2 personnes larg. 160 cm : couette 240 x 220 cm (mini), ou 260 x 240 cm (confort)
• Lit 2 personnes larg. 180 cm : couette 260 x 240 cm
Drap ou drap plat, la longueur varie selon les marques entre 290 et 325 cm.
180 x 290 cm : 1p.
240 x 300 cm : 2p.
270 x 300 cm : 2p.
Couverture :
75 x 100 : lit bébé
140 x 200 : 1 p.
150 x 200 : 1 p.
150 x 220 : 1 p.
180 x 220 : 1 p.
220 x 240 : 1-2 p.
240 x 260 : 2 p.
Les draps-housses existent en plusieurs hauteurs de bonnet, suivant l'épaisseur du matelas.
Les standards conviennent jusqu'à 25 cm en moyenne, c'est souvent précisé dans le descriptif.
Grands bonnets 27 à 30 cm.
Au-delà c'est chez les spécialistes ou sur mesure, très grands bonnets 40-50 cm.
Les draps-housses en jersey sont très extensibles et une solution bon marché.
5. Marques et distributeurs
On trouve le linge de maison en grands magasins, en supermarché, en VPC, sur internet, chez Ikea ou H&M etc. et même chez Lidl.
Nos pros recommandent Moshy et Blanc des Vosges :
http://www.moshy.fr
http://www.blancdesvosges.fr
Les hfriens recommandent :
http://www.ifilhome.com
http://www.libecohomestores.com
Et en vrac :
http://www.alexandre-turpault.com
http://www.becquet.fr
http://www.bouchara.com
http://www.carreblanc.com
http://www.descamps.com
http://www.dodo.fr
http://www.drouault.net
http://www.francoisesaget.com
http://www.jalla.com
https://www.lacompagniedublanc.com/
http://www.lestra.com
http://www.linvosges.com
http://www.olivierdesforges.fr
http://www.galerieslafayette.com/c [...] +de+maison
http://www.grandes-marques.fr
6. A Lire
http://www.consoglobe.com/comment- [...] couette-cg
http://www.quechoisir.org/equipeme [...] sa-couette
http://maisondeblanc.over-blog.com [...] 42229.html
** L’auteur de ce topic n’est pas un professionnel de la literie et ni elle, ni sa famille n’ont de liens avec l’industrie du matelas.
Voilà, je vous souhaite de bonnes et longues nuits, dormez bien !