golfix a écrit :
Anecdote beurre de ferme : Il y a fort longtemps, mes parents nous emmenèrent une semaine à la montagne pour les congés d'été. Se promenant dans les verts pâturages, nous tombâmes sur une bâtisse isolée. Très isolée.... Très, très isolée... Mon père, d'origine paysanne du fin fond du trou du cul de la France, entreprit la fermière qui barattait devant la porte de la.. de son... bref, devant la porte., pendant que nous cherchions le cadavre qui se cachait pas loin. Nous apprîmes que le rez de chaussée, rez de jardin, rez de prairie servait d'étable, l'étage d'habitation. Mon esprit de déduction déjà fort développé à cet époque m'a rapidement conduit à deviner d'où venait les fragrances qui émanaient de la beurrière baratineuse, trop contente de voir du monde. Mon père eut une illumination (à sa décharge, il n'était habitué ni aux vacances, ni à l'altitude), il allait nous faire découvrir le vrai beurre de son enfance. Nous repartîmes donc, contre quelques francs, avec un morceau de journal collé à un morceau de gras jaune et dégoulinant. Jaune soi-disant à cause grâce à l'herbe des pâturages, seule nourriture du troupeau, dégoulinant parce que même en altitude, en juillet, il fait plus de 10° en montagne. Nous refusâmes poliment les fromages des chèvres qui partageaient se disputaient le le logis avec le troupeau (beurrière inclue) Arrivé à l'appartement, ma mère se mis en devoir de nous faire des pâtes au beurre de la montagne. Une fois les pâtes cuites nous mîmes moins de 3 minutes pour descendre le sac poubelle contenant un truc immangeable, et au moins 3 jours à nous débarrasser de l'odeur de fermière ferme qui s'était imprégnée dans le moindre tissu, y compris nos vêtements. (A 5 dans un F2 de montagne, la place était comptée.) Bref, le beurre parfumé, c'est bon mangez-en. ou pas.
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