evilguinness a écrit :
Premières tasses : l'isométhode, prérequis indispensable
En première partie, il a été dit que pour faire un espresso, il fallait simplement mettre du café dans un filtre, tasser, mettre dans la machine, et appuyer sur un bouton.
Eh bien c'est vrai.
On peut très facilement chercher la reproductibilité en pesant, contrôlant, vérifiant au dixième de degré la température, mesurant la pression de tassage.... puis un moment, malgré tous ces paramètres finement établis, on peut obtenir un truc moins bon. Alors stop à la prise de tête. Prenons cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ntupNMWQk94
On nettoie, on mout, on remplit le filtre, on arase, on tasse, et on tire le jus. Et c'est tout. Quelles sont les données importantes ? Environ 25 secondes d'extraction, une jolie couleur noisette et une couche de crema raisonnable. Voici le principe de l'isométhode, nommée ainsi à force de lobbyong par un certain Iso, promoteur de la simplicité dans l'action (bon par contre ses mélanges c'est un peu moins simple).
A partir du résultat obtenu, on décidera de la suite à donner :
- passage trop rapide ? On mout plus fin. Toujours pas ? On mout encore plus fin.
- crema trop claire ? On regardera si le grain est frais.
- passage trop lent ? On mout plus grossièrement.
L'important ici est de ne faire varier qu'un seul paramètre. On veut voir ce que ça fait avec plus de mouture ? Ok, mais on ne change rien d'autre, ni quantité, ni mouture. On veut essayer de tasser plus fort ? Idem. On mout plus fin ? On ne change SURTOUT PAS la quantité dans le panier...
Au final, on arrivera à ce qu'on appelle l'isoprincipe : "quand c'est bon y'a pas meilleur". On ne peut pas faire l'espresso parfait (pas à chaque coup tout du moins). On ne peut pas savoir à l'avance ce qu'on "doit" sentir dans un espresso bien passé. Il y a des normes chiffrées (temps de passage, quantité de mouture), mais sorti de là il n'y a pas un référentiel du résultat qui plait.
Alors quand une tasse plaît, pas la peine de se prendre la tête, c'est la tasse qu'on aime obtenir et c'est bien suffisant.
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