nicha a écrit :
Sujet douloureux  Je me suis toujours heurté à des mentalités défavorables au télétravail. J'occupe un poste qui s'y prêterait parfaitement et ne justifie pas ma présence sur site. Au contraire, ça mobilise des ressources pour rien. J'ai très peu d'échanges avec les collègues. Le télétravail serait simple à mettre en place car je n'aurais même pas besoin d'un accès à distance au réseau ! J'ai demandé du télétravail, au moins partiel dans un premier temps, pour assurer une transition et convaincre la direction. Refusé au motif que je perdrais le contact avec les équipes. J'ai donc proposé de venir passer quotidiennement 2h à l'entreprise pour faire le point puis rentrer bosser en télétravail. Refusé au motif que si on me l'accordait, tout le monde le demanderait et qu'on ne pouvait l'accorder à tous, avec pour exemples des opérateurs sur machine, magasiniers... Ça me paraît évident que certains salariés vont comprendre que tous ne peuvent pas faire de télétravail. J'ai expliqué qu'en open space, j'étais plus lent et faisais plus d'erreur à cause de voisins qui parlent fort. On m'a dit de porter un casque. J'ai dit que je travaillerais davantage car le temps perdu en trajets serait mis à profit pour travailler. Le patron a pris conscience que la distance était un problème et désormais, dans ses recrutements, il s'assure que les candidats résident à proximité de l'entreprise pour éviter qu'ils demandent des privilèges comme le télétravail. Lors de conditions exceptionnelles de circulation dégradée (blocage de l'accès à la zone par les syndicats de transporteurs, gilets jaunes, pénurie de carburant, 20 cm de neige...), le patron n'a pas accepté le télétravail. Résultat, gros bordel, on arrivait en retard, on partait en avance. Autre cas particulier, il m'a fallu faire du montage vidéo pendant une semaine. J'avais tout le matériel chez moi, j'ai proposé de le faire de chez moi. Le patron a préféré équiper l'entreprise avec du matériel qui n'a servi qu'une fois. Le comble c'est qu'il s'agit d'un problème de confiance. Le patron veut avoir ses salariés sous ses yeux, dans ses locaux. Et pourtant, il n'est jamais là 
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