p0intzer0 a écrit :
Tu as raison sur le premier point. Sur le reste (y compris en lien avec ton message précédent) la cyber et la sécurité en général (pas seulement informatique, mais aussi physique et exposition aux risques) ne sont vraiment pas réservées aux majors de promo : je sais que le domaine peut sembler élitiste, mais vraiment on a besoin de tout le monde, y compris des bacs L + études de sociologie + mindef peut être même plus d'ailleurs que de profils bac S + mines / Ponts + Accenture / capgé justement parce que les premiers apportent un regard que les seconds n'ont pas
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Merci pour ces précisions bienvenues. Ce n'est pas tant l'élitisme qui m'inquièterait si j'allais/je retournais vers la cyber (j'ai eu ma période claquettes devant ministres, cénacles fermés et représentation internationale, j'en suis pas mal revenu), mais plutôt mon profil non-technique comme tu l'as compris. Je te fais confiance néanmoins et je me doute qu'on doit pouvoir trouver des postes un peu transverses et à coloration un peu moins technique. Seulement, pour apporter "un autre regard", même si c'est un regard de littéraire (on peut être major de promo dans les études non-scientifiques, au passage
), encore faut-il décrocher un poste.
bisoo a écrit :
En terme de formation j’ai un peu ton parcours (iep puis école de commerce). Je suis dans le privé (j’ai fait du conseil et de très grosses boîtes de biens de consommation et de luxe) où j’ai fait notamment du risk management et de la gestion de projet. Le positif : cherche côté protection des données (RGPD). C’est obligatoire donc les entreprises s’y mettent. Ou plutôt s’y mettaient, maintenant le train est peut être passé. Mais c’est sans doute un sujet trop simple pour toi :-/ Le négatif : je ne te recruterai pas en risk management (je prendrais des anciens des Big4 plutôt) ni en gestion de projet (j’en prendrais qui étaient dans des boîtes de conseil connues et/ou en interne d’une grosse boîte).
Édit : j’ai une copine, ancienne camarade de mon iep, aussi dans la FP, qui veut elle aussi se reconvertir dans le privé pour gagner plus et avoir un job plus intéressant. Elle est dans les rh et est en train de se reconvertir en formatrice / consultante indépendante / coach. Elle y va progressivement, avec quasi 60 jours de cp par an, elle y a consacré dans les 35 jours cette année, et a signé pour une formation de coaching. Qui me semble onéreuse et inutile, mais ça lui plaît.
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Merci pour le retex. Ça fait peu de positif, et un grand coup sur la tête de négatif !
Je peux difficilement repartir en formation longue dans l'immédiat comme le fait ta camarade : je viens de me frapper le MBA de l'IAE de Paris pendant 2 ans (et même un peu plus) en cours du soir, ce qui est pour le moins sportif avec un job, une famille à charge et une pandémie bonus. Je me suis lancé dans ce truc en suivant les conseils du MEDEF qui recommandait aux cadres et officiers du MinArm et du MinInt de suivre spécifiquement ce diplôme pour faciliter leur "reconversion". Maintenant, il s'agit de rentabiliser cet investissement.
Je note pour la RGPD en positif ; il y a effectivement des boulots de type Data Protection Officer et affiliés, mais ça nécessite de faire encore de la formation, me semble-t-il. Pas glop.
En négatif : c'est aussi dramatique que ça d'après toi ? En somme, il te semble difficile voire impossible de tenter une reconversion public => privés sur les métiers évoqués dans mon premier post ? Je te fais confiance, note bien, et je mesure ce que peut représenter la force de travail d'un type qui a tenu la corde quelques années dans un Big4. Sans équivalence avec ce que j'ai fait, probablement.
Néanmoins, quand je mentionne mon parcours dans la FP, à l'image de ta camarade je suppose, je parle des centrales parisiennes peuplées essentiellement de gens qui ont a minima nos profils et qui sont directement encadrés par le top 1% du milieu (X/ENS/ENA et OGX Terre/Air/Mer). Ça ne vaut sans doute pas la folle pression d'un Big4, mais j'ai une idée assez précise quand même de ce qu'implique le fait de finir à minuit et de revenir bosser le week-end pour boucler des trucs critiques ou stratégiques.
Bon, c'est pas la même sauce en province, faut avouer. C'est d'ailleurs en grande partie pour ça que je veux foutre le camp le plus vite possible.