Mosca a écrit :
Je crois que tu n'es pas tout à fait dans le juste non plus
Tant en ce qui concerne Platon qu'en ce qui concerne la "judéo-chrétienté" ... Les choses sont beaucoup moins duales qu'il n'y parait, tant chez l'un que chez l'autre ... Certes Platon ne méprise pas tout le corps, mais celui-ci n'en demeure pas moins une prison pour l'âme ... Cetes la chrétienté honni la chair faible, mais le Christ est corps pur ...
C'est la modernité qui instaure - facticement avec Descartes - la dualité corps/ersprit, et se débarasse de toute idée de trans-figuration ... Il faut attendre la fin du 19ème début 20ème pour que cette dualité entre "corps objectif", dés-incarné, objet d'analyse et de description soit réappropié à l'humain dans son entièreté : la phénoménologie, la psychanalyse de Binswanger, ... Le "leib" redevient déterminant par rapport au "körper" ...
Point de rencontre, à mon sens (j'y ai travaillé) : Kant, qui de ses origines modernes est "théoriquement" contraint de ne pouvoir rejeter le corps propre (vécu), son unicité à l'âme (ou Geist) et qui "moralement" rejette ce corps charnel qui détourne de la vertu ...
Bref, le sujet était le silence et le temps ...
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