Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
1218 connectés 

 



 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1211  1212  1213  1214  1215  1216
Auteur Sujet :

[LIVRES] Vos lectures du moment

n°67543302
super_grib​ouille_v1
Posté le 28-12-2022 à 20:47:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Ahhhh ^^

mood
Publicité
Posté le 28-12-2022 à 20:47:01  profilanswer
 

n°67544452
Borabora
Dilettante
Posté le 28-12-2022 à 23:20:20  profilanswer
 

super_gribouille_v1 a écrit :

(Enfin pour moi la SF, c'est large, même très large. (Je suis à deux doigts d'y glisser la bible) justement parce que j'en lis peu).


La biblie, c'est de la fantasy, pas de la SF.  :non:


---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67544473
v87
Posté le 28-12-2022 à 23:26:05  profilanswer
 

Pour les amateurs de Pléiade, 480 ouvrages vendus avec leur meuble sur mesure !
https://www.interencheres.com/meubl [...] 31387.html
 
Combien ont été lus par le vendeur ? Auraient-ils été achetés dans un seul but esthétique ?

n°67545390
gingeroots
Posté le 29-12-2022 à 10:20:35  profilanswer
 

A ce prix là c'est cadeau pour le moment non ? J'ai pas beaucoup de BD mais j'en ai déjà pour plus de 1000 euros. La Pléiade c'est bien 100 euros le livre de mémoire ?

n°67545622
Borabora
Dilettante
Posté le 29-12-2022 à 10:51:28  profilanswer
 

gingeroots a écrit :

A ce prix là c'est cadeau pour le moment non ? J'ai pas beaucoup de BD mais j'en ai déjà pour plus de 1000 euros. La Pléiade c'est bien 100 euros le livre de mémoire ?


60/70 €. Je sais pas à combien ça partira mais le mur de Pléiades, c'est pas mal passé de mode chez les CSP++.


---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67546269
Palpapille
Mais qu'est-ce tu dis ?
Posté le 29-12-2022 à 12:19:40  profilanswer
 

Et voilà, dernier volet de CR pour cette année. C'était vraiment super de découvrir tous ces auteurs oubliés voire inconnus ! Je vais d'ailleurs continuer encore car j'ai du commencer en mars/avril de cette année donc ça ne fait pas tout à fait un an de lecture. Je pense que je ferai quand même un petit bilan, des fois que ça donne une idée de lecture.  
 
 
La Barette rouge, André de Richaud (1938) : c’est un roman très violent, rempli d’injustice, de colère, de pauvreté. Il fait partie de ces romans pour lesquels on sait dès les premières lignes qu’il n’y aura pas d’issue heureuse. On ne fait donc qu’assister au désagrègement des personnages. Et même si l’un d’eux tue, c’est étrange, mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir. La mise en scène de l’injustice est suffisamment bonne pour que l’attachement aux personnages délave chez le lecteur, justement, ses principes de justice. L’histoire est assez simple : Siffrein, un homme battu et vide, commet un meurtre et s’enfuit dans la montagne. Il va se cacher chez Esther, propriétaire isolée d’une maison qu’on dit hantée, femme seule, vierge et vide aussi. Siffrein demeurera l’homme violent qu’il a toujours été. Esther, après l’avoir vu en crise et nu, une nuit, va se sentir attirée, à son corps défendant, par Siffrein. C’est traité comme une affaire de malédiction (le baptême par le sang est glauque et pourtant tout simple, la scène finale vraiment graphique et terrible). Le style va avec ; je ne dirai pas qu’il est très bon (plein d’auxiliaires et d’adverbes alourdissent le rythme) mais il est très imagé, très furieux, très fougueux, plein de champs lexicaux brutaux, incendiaires etc. Du coup, l’ambiance est excellente, presque gothique. Le résumé derrière évoque Lumière d’août de Faulkner. Aucune idée, je ne l’ai pas lu. De mon côté, ça m’a clairement fait penser à Cormac McCarthy (la violence pauvre) et à Julien Gracq (le style très imagé). En tout cas, ça m’a largement donné envie d’en lire d’autres !
 
« La pensée de Siffrein errait dans sa tête noire. Il éprouvait un ardent plaisir à se sentir ainsi parmi les hommes et les choses endormis, le centre du monde. La terre glissait doucement sous son corps. Il avait appris qu’elle se mouvait comme une bête, seulement depuis quelque temps. Il n’osait croire à cette étrange vérité mais il ne pouvait nier que, la nuit, ce mouvement que tant de ses camarades ignoraient lui donnait un léger vertige. De ce secret, appris par hasard, il n'avait parlé bien entendu à personne. Les autres étaient-ils au courant de cette mystérieuse besogne des éléments ? Il était bien sûr que non et aurait été très mortifié si on lui avait prouvé le contraire. »
 
 
Le procès-verbal, J. M. G. Le Clézio (1963) : Adam Pollo a déserté ou fui. Il vit dans une maison abandonnée en s’allongeant sur deux transats rapprochées pour pouvoir lézardés au soleil paresseusement. Une amie à qui il écrit de temps en temps lui prête de l’argent. Il peut fumer des cigarettes. Un jour, intrigué par un chien autonome, il le suit dans la ville. C’est amusant parce que les gens croient que c’est lui le maître du chien mais en réalité c’est l’inverse. Au zoo, il se prend un peu pour tous les animaux. Au port, il contemple un noyé qui tente de reprendre son souffle. En ville, il se livre à une diatribe contre on ne sait quoi. Son monde est géométrique. Puis il est à l’asile et on le questionne : il dit qu’il n’en peut plus parce que le monde est bleu comme une orange, que tout ceci est bien trop compliqué, qu’au-delà de rêver à un panthéisme qui engloberait la totalité de la conscience humaine il voudrait un monde où les gens discutent simplement, où les objets aussi se contentent d’être simple. C’est donc un roman de plus sur le sentiment d’étrangeté. Sans doute est-ce les vingt ou trente ans de réflexions qu’il y’a déjà eu sur ce sujet, j’ai trouvé ce roman un peu trop sophistiqué. J’ai beaucoup aimé le début (qui m’a fait penser au film 37,2° le matin, aucune idée du pourquoi) et bien aimé la fin qui m’a semblé plus touchante mais le reste était un peu laborieux. Toutes ces réflexions à propos d’objet, d’organique, de forme, d’animalité ne m’ont pas trop convaincu. Ok, je sais bien que la recette de l’étrangeté, c’est la passivité (Camus), l’objet prédominent (Sartre ou Robbe-Grillet), la mécanique de l’existence mais bon, rien de neuf à mon avis. Une sorte de réunification de tout ce qui a été fait avant. Et du coup, ça met aussi en exergue un problème assez important de cette littérature : à dépeindre un individu si secoué (mollement) par la crise métaphysique et en même temps si indifférent ou presque à cette dernière, on a l’impression d’un égoïsme du protagoniste si vertigineux qu’on en vient parfois, en tant que lecteur, a être laissé pour compte. Ce qui ne me gêne absolument pas normalement. Écrire pour le lecteur ne peut qu’appauvrir une œuvre (mais le minimum de déférence la rendra lisible) mais pour celle-ci, ça m’a semblé trop prononcé. A moins que ce ne fût moi qui fut mal luné. Mais niveau ambiance, ça fonctionne bien, c’est habile. L’auteur avait vingt-trois ans donc quand même : bon boulot.  
 
« Voici à quoi je passerais mes journées : j'aurais un bout de terrain plein de cailloux, exposé au soleil du matin jusqu'au soir. Au milieu du terrain, je ferais des feux. Je brûlerais des planches, du verre, de la fonte, du caoutchouc, tout ce que je trouverais. Je ferais des sortes de sculptures, comme ça, directement avec le feu. Des objets tout en noir, calcinés dans le vent et la poussière. Je jetterais des troncs d'arbres et je les ferais brûler ; je tordrais tout, j'enduirais tout d'une poudre crissante, je ferais monter haut les flammes, j'épaissirais la fumée en volutes lourdaudes. Les langues orange hérisseraient la terre, secoueraient le ciel jusqu'aux nuages. Le soleil livide lutterait avec elles pendant des heures. Les insectes, par milliers, viendraient s'y précipiter, et s'enfouiraient la tête la première dans la base incolore du foyer. Puis, élevés par la chaleur, grimperaient le long des flammes comme sur une colonne invisible, et retomberaient en douce pluie de cendres, délicats, fragiles, métamorphosés en parcelles charbonnées, sur ma tête et sur mes épaules nues; et le vent des flammes soufflerait sur eux et les ferait frémir sur ma peau; il leur donnerait de nouvelles pattes de nouveaux élytres, une vie nouvelle, qui les lèverait dans l'atmosphère, et les abandonnerait, grouillants, flous comme des miettes de fumée, dans les trous des cailloux, jusqu'aux pieds de la montagne. »
 
 
Le Diable au corps, Raymond Radiguet (1923) : roman écrit entre seize et dix-huit ans par son auteur, protégé de Cocteau, mort à vingt ans, premier phénomène publicitaire majeur de l’édition, lancé avec fracas et succès par Grasset. La publicité fonctionne donc. Roman totalement anecdotique. L’histoire est simple, quoique violente pour l’époque : un adolescent de 16 ans tombe amoureux d’une jeune femme de 20 ans promise à un autre homme. Mais cet homme est absent ; il est à la guerre. L’adolescent va donc séduire et posséder Marthe qui va tomber enceinte, accoucher, mourir peu après, abandonnant son amour de « vacances » et son fils. Revenu de la guerre, le promis qui ne se doute de rien prendra en charge l’enfant, croyant que c’est le sien. Évidemment, c’est un peu tapageur, cinq ans après la fin de la guerre. En revanche, c’est assez insupportable. Le style est vraiment précieux, mais bon, passons, ça peut donner un charme désuet. Mais en l’occurrence il symbolise toute la vanité et l’orgueil du personnage principal. Un véritable enfant se croyant adulte puis adulte revenant à l’enfance. Bien entendu, c’est une incertitude voulue ; difficulté du passage de l’enfance à l’adulte, le faire par l’amour, le subir par le même amour, la dimension réalisatrice de l’enfant qui nait etc. Mais ça ne m’a pas semblé très habile. D’autant plus que Radiguet fait une chose vraiment d’auteur moyen assez souvent : il écrit quelque chose de mièvre et après fait dire à son personnage : ‘’ah, que c’est mièvre ! Mais c’est une nécessité de etc.’’ Ce retour critique de la conscience de savoir que c’est nul mais, comme on dit juste après que c’est nul, sans doute est-ce moins nul ou du moins est-ce du nul voulu. Bref, la publicité a fonctionné, l’auteur moins.  
 
« Rien n’absorbe plus que l’amour. On n’est pas paresseux, parce que, étant amoureux, on paresse. L’amour sent confusément que son seul dérivatif réel est le travail. Aussi le considère-t-il comme un rival. Et il n’en supporte aucun. Mais l’amour est paresse bienfaisante, comme la molle pluie qui féconde. Si la jeunesse est niaise, c’est faute d’avoir été paresseuse. Ce qui infirme nos systèmes d’éducation, c’est qu’ils s’adressent aux médiocres, à cause du nombre. Pour un esprit en marche, la paresse n’existe pas. Je n’ai jamais plus appris que dans ces longues journées qui, pour un témoin, eussent semblé vides, et où j’observais mon cœur novice comme un parvenu observe ses gestes à table. »
 
 
Solal, Albert Cohen (1930) : première apparition de Solal, le protagoniste de Cohen qui reviendra notamment dans Belle du Seigneur. C’est un roman qui m’a partagé. Solal est à peu près l’archétype du héros que je déteste : ambitieux et instable, génial mais sans aucune suite dans les idées, flamboyant et dépressif, séducteur et las, bref, tous les antagonismes qui permettent à l’auteur d’écrire n’importe quoi puisque tous les extrêmes sont possibles en raison du caractère de son protagoniste. C’est tellement surligné qu’au final ma suspension d’incrédulité n’a pas fonctionné. Résultat, aucune compassion ou aucun intérêt pour les aventures de Solal. Ni d’ailleurs pour les femmes qui sont somme toute bien malmenées par le narrateur et les hommes du récit. Seul l’oncle de Solal a surnagé dans ce roman où finalement il n’y a presque aucune relation entre les personnages (sauf pour les vieux Valeureux qui demeurent eux aussi d’une certaine manière dans leur vase clos) parce qu’ils ne sont qu’un outil comme un autre destiné à sublimer Solal. A un niveau plus technique j’ai été en revanche plus intéressé. D’abord parce que l’écriture est assez riche. Évidemment, l’imprévisibilité de Solal permet au style de l’être à son tour. Pas mal de petites trouvailles, d’interjections bien senties, d’expressions grotesques, de métaphores assez nouvelles… Pas mal d’originalité dans le ton global malgré la dette naturaliste assez claire qu’on ressent à la lecture et la filiation due au roman d’apprentissage voire de l’ascension ; on ne sent pas du tout le siècle qui aura bientôt passé sur l’œuvre. Un peu d’emprunt au surréalisme, un peu d’emprunt à Joyce. C’est certain que l’auteur sait écrire. J’imagine que ça peut plaire à ceux qui aiment la fougue, les héros antipathiques ou la toute-puissance mais ça ne fera probablement pas partie de mes recommandations de l’année.  
 
« Elle m'aime, je l'aime, vous l'aimez, tout le monde s'aime. Que de sucre ! Et quand vous serez mariée, Jacques vous sourira même en se rasant. Et moi je ne veux pas qu'on m'aime. Mon cœur ton cœur son cœur. Ma gondole ton luth son écharpe nos sentiments vos vapeurs leurs passions. Je te chéris tu m'affadis il me fait souffrir vous êtes odieux. Allez-vous-en à vos rêveries. Pas difficile, oui à vos rêveries, de comprendre votre genre de tempérament. Allez, allez, coccinelle ! J'en ai assez de vous voir. Vous rêvez d'une existence héroïque et révoltée et russe, et en réalité elle est ravie d'être la fille du Maussane, et elle trouve que je suis impoli et d'où sors-je et caetera. Allez rêver. Vous si fière, offensez-vous donc au lieu de me regarder avec ses yeux d'hypnotisée. J'imagine que dans votre journal intime il doit y avoir des histoires de ce genre : 'Les pensées se pressent autour de moi comme le troupeau vers le berger versant le sel savoureux sur la pierre.' Je vous connais. Et je sais le reste. Ce qui ne peut pas se dire. Ce que vous faites la nuit. Rougissez donc ! »
 
 
Hautes œuvres, Pierre Molaine (1946) : nouveau roman à la première personne qui emprunte au genre des confessions. Mais à la différence des autres du genre que j’ai pu lire, elles ne sont pas ici coupables, contrites, mais enthousiastes, véhémentes, violentes ! Ce sont celles d’un médecin bossu qui, du jour au lendemain, décide de se consacrer aux hautes œuvres de la vengeance et de la révolte, déçu de l’inaction de Dieu. Il va donc trouver une famille sur laquelle exercée son étrange chirurgie après avoir rencontré dans un soir de fièvre un homme qui l’encourage à être plus radical encore dans l’exécution de ses hautes œuvres. Peu à peu, les membres de cette famille vont perdre la raison jusqu’au petit twist final. Gare aux cloches !  C’est très très bien écrit. C’est à la fois fluide et raffiné, audacieux mais simple, imagé mais direct. J’avais déjà apprécié ce style dans le premier roman que j’avais lu de l’auteur et ça se confirme donc ici. Il y’a d’ailleurs une proximité entre les deux livres, proximité psychologique si l’on peut dire sans trop spoiler. Évidemment, le narrateur semble instable mais ce n’est pas tout. Il y’a aussi une réflexion sur la démiurgie, sur le lien entre la littérature et son auteur, entre ce dernier et ses personnages mais elle est parfaitement noyée dans le récit ; aucune trace de roman à thèse ou même de mise en abyme. C’est vraiment un genre de littérature très agréable, avec de l’ampleur, de la morgue mais qui ne cède à aucune vulgarité ou aucune tentative de choquer. Clairement un auteur que je recommande !
 
« Je vous entends. Le personnage de l’infirme souffreteux, éternel insurgé, possédé de doute, de la jalousie, de l’orgueil, de la luxure et de ce démon surtout : l’intelligence, dépourvu de toute naïveté, sauf dans son application puérile à se damner, et dont la perversité procède si évidemment de sa disgrâce physique qu’on la peut dire intrinsèque, ce personnage est à ce point répandu que vous redouter d’assister à sa réapparition. Craintes injustifiées. La part de ma gibbosité dans la formation de mon caractère et les mouvements de ma nature est à peu près nulle. Si onques bossu a gaillardement porté sa bosse, c’est moi. Elle ne m’a rapporté aucun surcroit de souffrances, tout au moins depuis ma vingtième année, date à laquelle mon esprit s’est définitivement fermé à certaines futiles moqueries. C’est parce qu’elle est le détail le plus notable de mon signalement que je crois opportun, en cette minute, d’en faire éclat. »


---------------
Parce que y’a les chefs, y’a encore, y’a toujours des chefs. Tu crois que c’est de la vieille histoire mais non, faut qu’il reste de la vermine de caleçon pour se croire l’éjaculat du ciel.
n°67547009
Canardbrut​e
Posté le 29-12-2022 à 14:33:53  profilanswer
 

Pierre Molaine, un auteur que je connaissais pas. Je vais creuser tout ça :o

 
Citation :

Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.

 

Hautes Oeuvres n'est même pas disponible d'occasion sur amazon  [:joemoomoot]

 

Je pense que ça pourrait m'intéresser car le site m'a dirigé vers Maurice Blanchot  [:cerveau kukron]

Message cité 1 fois
Message édité par Canardbrute le 29-12-2022 à 14:52:04
n°67547806
loulou le ​marlou
Posté le 29-12-2022 à 17:17:09  profilanswer
 

Lisez, faites lire La découverte du ciel d'Harry Mulisch et tout Pynchon, surtout Mason&Dixon et Contre-Jour, deux romans-monde, fleuve, immenses :jap:

n°67547888
Palpapille
Mais qu'est-ce tu dis ?
Posté le 29-12-2022 à 17:28:37  profilanswer
 

Canardbrute a écrit :

Pierre Molaine, un auteur que je connaissais pas. Je vais creuser tout ça :o
 

Citation :

Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.


 
Hautes Oeuvres n'est même pas disponible d'occasion sur amazon  [:joemoomoot]  
 
Je pense que ça pourrait m'intéresser car le site m'a dirigé vers Maurice Blanchot  [:cerveau kukron]


 
Oui, c'est la plupart du temps sur les sites d'occasions que je trouve ces livres. D'ailleurs, j'en cherche un (Procédure de Hubert Chatelion) et je n'en trouve qu'un exemplaire vendu 500 euros sur Ebay  :o  


---------------
Parce que y’a les chefs, y’a encore, y’a toujours des chefs. Tu crois que c’est de la vieille histoire mais non, faut qu’il reste de la vermine de caleçon pour se croire l’éjaculat du ciel.
n°67552008
Canardbrut​e
Posté le 30-12-2022 à 13:36:22  profilanswer
 

Palpapille et Loulou  [:flagadadim]  
 
Je remercie Gribouille pour avoir parlé de Illusions Perdues. Je ne comptais pas le découvrir fin 2022 et c'est une sacrée surprise !  [:apges:3]  
 
Ce sera mon dernier livre de cette année du coup, il me reste la troisième partie et je vais la terminer tranquillou.  
 

mood
Publicité
Posté le 30-12-2022 à 13:36:22  profilanswer
 

n°67552764
Palpapille
Mais qu'est-ce tu dis ?
Posté le 30-12-2022 à 15:38:00  profilanswer
 

Et voilà un bilan pour cette année de lecture qui a sans doute été l’une des plus intéressantes depuis longtemps avec cette focalisation presque militaire sur des romans publiés (et pour beaucoup oubliés) entre 1925 et 1965 ! Pour commencer, les notes (* bof ; ** bien ; *** excellent ; **** chef d’œuvre) que j’ai choisi de donner maintenant plutôt qu’au moment de la lecture afin d’avoir plus de recul, afin aussi de mieux les évaluer parmi ses congénères :
 
 
Le Très-bas **
Terrasse à Rome **
La petite lumière **
Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants ***
Le grand cahier ****
La preuve ***
Les onze **
Prison *
Silbermann ***  
Le diable au corps *
Mes amis ***  
La ville anonyme **  
Moravagine ***  
Le pays neuf **  
Battling le ténébreux ***  
L'accusé ***
Les Pincengrain *  
Entrée du désordre **
Corps perdu **
La nuit d'orage ***  
Pont-Egaré **
L'Or ***
Les captifs **
Le quai des brumes **  
Le retour de Silbermann **
Tentative de solitude **
Délires  **  
Le crime d'Alexandre Lenoir ***
La nuit d'octobre *
Le voyage muet *  
Le rôdeur ***
Porte-Malheur **
Le roi dort **
R.N. 234 **  
Le Pressentiment ***  
Le prince de Hombourg **  
La nausée ***  
Fièvre des polders **
Solal **  
Handji ****  
Les îles **  
Les Ténèbres ***  
Le bonheur des tristes ***  
Le prisonnier ***  
Au château d'Argol ***
Le feu follet **  
Les Célibataires *  
Le sang noir ****  
La barette rouge ***
Héliogabale **  
La belle lurette ***  
Le fidèle berger ***  
Le piège ***  
Saint-quelqu'un ***  
Le pressoir mystique ***
La peau et les os ***
La contemplation errante *  
Alcyon ***
Le bavard *  
Les yeux d'Ezechiel sont ouverts ***
Pilote de guerre ***    
Monsieur Ladmiral va bientôt mourir **  
L'apprenti *** *
La ville de plomb **
Hautes œuvres ***
Thomas l'obscur *  
Le visage clos*
Le tour d'un monde *  
Les bêtes ***  
La fuite **  
Les femmes **  
La nuit de Londres **
La ville incertaine **  
Molloy  ****
Le château du dessous *  
Le temps des morts ****  
La chute ***
Les orgues de l'enfer ***  
A l'essai **  
L'erreur **  
Le wagon à vaches **  
Place des angoisses ***
Le hussard bleu ***  
Pudeur  *  
Marbre ou les mystères **  
Le pire **
John Perkins **  
Le promontoire ***  
Aucune trace **  
Le Faussaire ***  
Les saisons ***  
Le roi des aulnes ****
La pitié de dieu ***  
Le procès-verbal **  
Le meurtre d'un enfant ****    
 
 
Ce qui donne mine de rien huit chefs-d’œuvre et dix romans dispensables. A peu de chose près, 10% des lectures de l’année sortent du lot par les extrémités tandis que 80% se partagent des émotions plus contenues. Le crime d’Alexandre Lenoir et Les yeux d’Ezechiel sont ouverts sont les deux autres que j’ai hésité à placer en **** mais n’ayant lu qu’un livre de leur auteur respectif je pense qu’il y’a peut-être encore mieux à trouver issu de leur plume.  
 
 
Au niveau de la répartition par décennie, j’ai lu :  
 
21 livres des années 1920
22 livres des années 1930
14 livres des années 1940
21 livres des années 1950
09 livres des années 1960
 
Ma ‘’préférée’’ serait celle des années 50. Pour une analyse rapide (en fonction uniquement des livres que j’ai lu), je pourrais dire que les années 20 sont encore marquées par une littérature protéiforme avec des histoires diverses, anecdotiques ou plus larges, qui se concentrent sur un seul aspect de l’existence (l’amour par exemple), avec une empreinte encore assez forte du surréalisme, du naturalisme et un début timide d’existentialisme. Les années 30 sont encore indécises ; l’absurde semble de plus en plus présent avec le renforcement de la forme des confessions, avec l’apparition de personnages qui se sentent coupables, qui se sentent vides, qui s’en veulent et en veulent à l’existence. Malgré cela, demeurent encore des histoires plus larges, plus historiques, très diverses notamment dans le style. Les années 40 voient l’apparition, évidemment, d’un peu plus de guerre, en cours comme mise en scène ou étudiée après l’armistice. Les textes se partagent d’ailleurs en deux familles assez distinctes : ceux qui témoignent et élargissent leur expérience pour la rendre peu ou prou universelle, ceux qui témoignent et compriment leur expérience, notamment de l’emprisonnement, pour en tirer la béance du sens. Bien entendu, seuls ceux du premier groupe passeront à la postérité puisque l’engagement deviendra le leitmotiv de toute littérature à partir de ce moment-là. Les années 50 sont quant à elles plus méfiantes. Vient une sorte de révolte contre la littérature de guerre, révolte qui la tourne en ridicule, qui la nie. Mais elle demeure encore marginale car s’il n’est plus directement question de guerre, il est question de l’homme qui survit à la guerre. Le genre des confessions est donc toujours bel et bien présent et prolonge avec plus de noirceur, de métaphysique ce qui avait été entrepris dès les années 20. Mais on sent que ce genre s’essouffle parce qu’il ne dit finalement pas beaucoup de choses nouvelles, même après le passage d’une seconde guerre. Enfin les années 60 qui sont dans la filiation claire de ce que j’ai évoqué pour les années 50. On remarque néanmoins qu’il s’opère un virage vers une littérature qui s’écarte définitivement des guerres et de l’existentialisme, de l’engagement aussi, après pas mal d’années de domination sartrienne. Avec le point d’orgue du Roi des Aulnes en 1970, seul livre qui sort de la période que je voulais étudier (de cinq ans)…
 
… Et le meilleur roman que j’ai lu cette année. Si je devais n’en retenir qu’un seul, ce serait celui-ci, assez largement d’ailleurs. C’est celui auquel j’ai repensé le plus souvent, à la fois pour son thème, pour son personnage principal, pour sa construction faite de rengaine malgré l’évolution assez marquée de la situation, des lieux, des personnages. C’est pour moi l’exemple d’une littérature qui apporte du soin à tous ses aspects : le style bien entendu avec une écriture assez protéiforme qui emprunte à plusieurs registres ; la forme ensuite avec une première partie rédigée sous forme de journal intime, d’autres où l’on repasse à une narration à la troisième personne ; la fameuse petite histoire dans la grande Histoire ; la complexité du personnage principal, complexité qui n’est pas outrance cependant ; le réflexion métalittéraire sur l’art romanesque ainsi que sur l’étymologie parfaitement noyée dans le récit, réflexion qui ne donne jamais l’impression de polluer la narration romanesque pour une digression sous forme de précis, ce qui est quand même assez courant et un peu indigeste chez d’autres auteurs ; la transmission des émotions parce que le destin du personnage est à la fois hors du commun et simple ; l’humilité de l’auteur qui ne cherche ni à faire de démonstration, ni à parader, ni à être idéologue ; l’ambition cependant de l’auteur qui est grande pour son roman mais qui ne dépassera jamais sa maîtrise des outils littéraires ; la persistance du sentiment parce que j’ai très souvent repensé aux éléments que je viens d’évoquer jusqu’à ce jour bien sûr. Donc grand bravo ! Je crois que je l’avais déjà dit mais le seul roman auquel je peux le comparer est Confiteor de Jaume Cabre.  
 
 
Et si je continue un peu :
 
Meilleur personnage : Cripure dans Le Sang noir
Meilleure surprise : Handji de Robert Poulet
Meilleur décor : Les saisons de Maurice Pons
Meilleure narration : Le meurtre d’un enfant de Jean Cau
Meilleur incipit : Place des Angoisses ou Le Hussard bleu
Personnage le plus détestable : Solal
Densité de phrases inattendues : Pilote de guerre de Saint-Exupéry
Écrivains dont j’ai le plus apprécié la découverte : Raymond Abellio, Léon Bopp, Henri Calet, Pierre Gascar
Personnage le plus touchant : Silbermann
Livre que je relirai avec plaisir : Les bêtes de Pierre Gascar
 
 
Et l’année prochaine je continuerai sur la même lancée si je peux en m’efforçant cependant de lire quelques classiques de ces années-là. Enfin, merci à ceux qui ont parfois réagi à mes comptes-rendus !


---------------
Parce que y’a les chefs, y’a encore, y’a toujours des chefs. Tu crois que c’est de la vieille histoire mais non, faut qu’il reste de la vermine de caleçon pour se croire l’éjaculat du ciel.
n°67557385
parappa
taliblanc
Posté le 31-12-2022 à 15:25:59  profilanswer
 

Pour de bêtes raisons mathématiques j'ai terminé l'année avec Coraline de Neil Gaiman, l'histoire d'une jeune anglaise qui franchit une porte de sa maison et se retrouve dans un monde un peu... différent, dont elle devra sortir. C'est un genre de livre fantastique pour enfant, très court, qui rappelle un peu Alice au pays des merveilles (pas lu, pas envie, je n'aime pas du tout le dessin animé et son univers) par exemple. Ça ne m'a pas vraiment plu. Le déroulement est très classique (à part une partie de la fin, un peu moins attendue, mais bon comme on sait qu'il reste des pages on se doute que l'histoire n'est pas totalement terminée :o), ça a un petit côté horreur/angoisse pour enfant qui plaira sûrement mais ça n'a pas pris avec moi.  
 
Ça fait longtemps que je n'ai pas apprécié un livre orienté jeunesse, le dernier ça devait être Robot sauvage, et Le passeur avant lui. Peut-être qu'il faut que j'arrête d'en lire. :o
 
Edit : un film d'animation en a été tiré : https://www.youtube.com/watch?v=HnAVh-eWgTU (attention la bande annonce spoile tout comme d'hab)
Marrant, je me souviens que j'étais très attiré par ce film à l'époque (que je n'ai pourtant pas vu), alors qu'aujourd'hui je trouve pas ça ouf. Le look des persos, le manque d'ambiance, ça ne m'attire pas tellement. (Le chat est affreux. :o) Je vieillis. :D

Message cité 1 fois
Message édité par parappa le 31-12-2022 à 15:31:06

---------------
DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°67557473
parappa
taliblanc
Posté le 31-12-2022 à 15:43:41  profilanswer
 

Et sinon la liste de mes recommandations cette année (je mets pas les résumés y a qu'à faire une recherche sur mon pseudo) :
Le Bossu de Paul Féval
L'archipel des hérétiques de Mike Dash
Timika de Nicolas Rouillé
No home de Yaa Gyasi
Les survivants de Piers Paul Read
La fille de la supérette de Sayaka Murata
Lieutenant de marine de C.S. Forester
Martin Eden de Jack London  
Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex d'Owen Chase
L'île aux cannibales de Nicolas Werth  
Déracinée de Naomi Novik  
Le chant d'Achille de Madeline Miller
À la ligne – Feuillets d'usine de Joseph Ponthus  
Donc globalement des livres un peu longs (mais pas que). C'est difficile de faire court et de me marquer vraiment je crois. :o


---------------
DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°67557785
demars
Posté le 31-12-2022 à 16:46:47  profilanswer
 

parappa a écrit :

Pour de bêtes raisons mathématiques j'ai terminé l'année avec Coraline de Neil Gaiman, l'histoire d'une jeune anglaise qui franchit une porte de sa maison et se retrouve dans un monde un peu... différent, dont elle devra sortir. C'est un genre de livre fantastique pour enfant, très court, qui rappelle un peu Alice au pays des merveilles (pas lu, pas envie, je n'aime pas du tout le dessin animé et son univers) par exemple. Ça ne m'a pas vraiment plu. Le déroulement est très classique (à part une partie de la fin, un peu moins attendue, mais bon comme on sait qu'il reste des pages on se doute que l'histoire n'est pas totalement terminée :o), ça a un petit côté horreur/angoisse pour enfant qui plaira sûrement mais ça n'a pas pris avec moi.  
 
Ça fait longtemps que je n'ai pas apprécié un livre orienté jeunesse, le dernier ça devait être Robot sauvage, et Le passeur avant lui. Peut-être qu'il faut que j'arrête d'en lire. :o
 
Edit : un film d'animation en a été tiré : https://www.youtube.com/watch?v=HnAVh-eWgTU (attention la bande annonce spoile tout comme d'hab)
Marrant, je me souviens que j'étais très attiré par ce film à l'époque (que je n'ai pourtant pas vu), alors qu'aujourd'hui je trouve pas ça ouf. Le look des persos, le manque d'ambiance, ça ne m'attire pas tellement. (Le chat est affreux. :o) Je vieillis. :D


Le DA est magnifique dans son traitement, l'histoire peut faire (très) peur à un enfant, même à retardement, même si aux premiers visionnages ce n'est pas le cas. ;)
Mais c'est un DA à voir !

n°67557933
Canardbrut​e
Posté le 31-12-2022 à 17:21:03  profilanswer
 

parappa a écrit :

Et sinon la liste de mes recommandations cette année (je mets pas les résumés y a qu'à faire une recherche sur mon pseudo) :
Le Bossu de Paul Féval
L'archipel des hérétiques de Mike Dash
Timika de Nicolas Rouillé
No home de Yaa Gyasi
Les survivants de Piers Paul Read
La fille de la supérette de Sayaka Murata
Lieutenant de marine de C.S. Forester
Martin Eden de Jack London  
Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex d'Owen Chase
L'île aux cannibales de Nicolas Werth  
Déracinée de Naomi Novik  
Le chant d'Achille de Madeline Miller
À la ligne – Feuillets d'usine de Joseph Ponthus  
Donc globalement des livres un peu longs (mais pas que). C'est difficile de faire court et de me marquer vraiment je crois. :o


 
A ce point là pour la fille de la superette ?  
 
Je vais voir ça [:cerveau dawa]

n°67558082
parappa
taliblanc
Posté le 31-12-2022 à 17:50:51  profilanswer
 

demars a écrit :


Le DA est magnifique dans son traitement, l'histoire peut faire (très) peur à un enfant, même à retardement, même si aux premiers visionnages ce n'est pas le cas. ;)
Mais c'est un DA à voir !


On verra ! :D

Canardbrute a écrit :


 
A ce point là pour la fille de la superette ?  
 
Je vais voir ça [:cerveau dawa]


J’ai hésité à le mettre mais j’ai bien aimé le personnage alors pourquoi pas. Il doit valoir 2 balles d’occase. :D


---------------
DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°67562101
igo2001
Posté le 01-01-2023 à 19:17:24  profilanswer
 

Fini et bien aimé Rebecca de Daphné du Maurier. Pas étonnant que Hitchcock l’ai adapté, c’est tout à fait son style.
 
D’autres incontournables du même auteur ?

n°67562263
Maiar
Posté le 01-01-2023 à 19:43:26  profilanswer
 

igo2001 a écrit :

Fini et bien aimé Rebecca de Daphné du Maurier. Pas étonnant que Hitchcock l’ai adapté, c’est tout à fait son style.

 

D’autres incontournables du même auteur ?


L'auberge de la Jamaïque !

n°67562662
biezdomny
Ma place est dans un musée !
Posté le 01-01-2023 à 20:42:57  profilanswer
 

Si tu es dans une tendance hitchcockienne, tu peux lire la nouvelle Les Oiseaux :D

 

Sinon, il y a quelques temps, ils ont réédité Le Général du roi que j'ai bien aimé.

 
biezdomny a écrit :

Pour résumer très rapidement, on est en Angleterre au XVII siècle, l'action commence au retour de la flotte de La Rochelle et se poursuit, avec une ellipse après l'accident qui laisse l'héroïne en chaise roulante, au moment de la révolution des Têtes Rondes.

 

C'est intéressant parce que c'est exotique pour nous (on a surtout la vision d'Alexandre Dumas mais sinon on a peu de romans connus sur cette période) et surtout pour les personnages. La narratrice, parce que c'est une femme et qu'elle est infirme, donne la vision qu'une femme clouée chez elle peut avoir de la guerre à cette époque, par les soldats qu'elle voit passer, les lettres et les visites qu'elle reçoit, sa propre réflexion. Mais parce qu'elle a un putain de caractère c'est finalement elle qui en sait le plus sur ce qui se passe, elle en vient même à faire de la résistance active sous le nez des occupants durant la Révolution. Le général, lui, apparaît, disparaît, revient dans sa vie, toujours une apparition flamboyante (au sens propre aussi, il est roux :o), mais un homme qui bat sa femme, maltraite son fils et est cruel avec ses prisonniers est loin de faire un héros lumineux.

 

J'ai entendu beaucoup de bien de Ma Cousine Rachel mais je ne l'ai jamais lu.

 

Edit :

 
Citation :

L'affection que le jeune Philip nourrit, en dépit de la différence d'âge, pour son cousin Ambroise Ashley le pousse à gagner Florence sitôt que ce dernier, qui a épousé une comtesse italienne, lui écrit pour demander son aide. A peine arrivé, il apprend la mort d'Ambroise et repart sans avoir pu démêler le mystère qui entoure l'existence de la comtesse Rachel. Quand la cousine Rachel rejoint soudain Philip en Angleterre, elle porte à son comble la confusion des sentiment... de haine et de désir qui animent le protégé d'Ambroise

 

Ça a l'air de regarder du côté du roman gothique italo-anglais du XVIIIe siècle.


Message édité par biezdomny le 01-01-2023 à 20:44:53

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°67564195
jourdeplag​e
Posté le 02-01-2023 à 08:11:51  profilanswer
 

Citation :

Cependant je regardais Robert et je songeais à ceci. Il y avait dans ce café, j’avais connu dans la vie, bien des étrangers, intellectuels, rapins de toute sorte, résignés au rire qu’excitaient leur cape prétentieuse, leurs cravates 1830 et bien plus encore leurs mouvements maladroits, allant jusqu’à le provoquer pour montrer qu’ils ne s’en souciaient pas, et qui étaient des gens d’une réelle valeur intellectuelle et morale, d’une profonde sensibilité. Ils déplaisaient — les Juifs principalement, les Juifs non assimilés bien entendu, il ne saurait être question des autres — aux personnes qui ne peuvent souffrir un aspect étrange, loufoque (comme Bloch à Albertine). Généralement on reconnaissait ensuite que, s’ils avaient contre eux d’avoir les cheveux trop longs, le nez et les yeux trop grands, des gestes théâtraux et saccadés, il était puéril de les juger là-dessus, ils avaient beaucoup d’esprit, de cœur et étaient, à l’user, des gens qu’on pouvait profondément aimer. Pour les Juifs en particulier, il en était peu dont les parents n’eussent une générosité de cœur, une largeur d’esprit, une sincérité, à côté desquelles la mère de Saint-Loup et le duc de Guermantes ne fissent piètre figure morale par leur sécheresse, leur religiosité superficielle qui ne flétrissait que les scandales, et leur apologie d’un christianisme aboutissant infailliblement (par les voies imprévues de l’intelligence uniquement prisée) à un colossal mariage d’argent. Mais enfin chez Saint-Loup, de quelque façon que les défauts des parents se fussent combinés en une création nouvelle de qualités, régnait la plus charmante ouverture d’esprit et de cœur. Et alors, il faut bien le dire à la gloire immortelle de la France, quand ces qualités-là se trouvent chez un pur Français, qu’il soit de l’aristocratie ou du peuple, elles fleurissent — s’épanouissent serait trop dire car la mesure y persiste et la restriction — avec une grâce que l’étranger, si estimable soit-il, ne nous offre pas. Les qualités intellectuelles et morales, certes les autres les possèdent aussi, et s’il faut d’abord traverser ce qui déplaît et ce qui choque et ce qui fait sourire, elles ne sont pas moins précieuses. Mais c’est tout de même une jolie chose et qui est peut-être exclusivement française, que ce qui est beau au jugement de l’équité, ce qui vaut selon l’esprit et le cœur, soit d’abord charmant aux yeux, coloré avec grâce, ciselé avec justesse, réalise aussi dans sa matière et dans sa forme la perfection intérieure. Je regardais Saint-Loup, et je me disais que c’est une jolie chose quand il n’y a pas de disgrâce physique pour servir de vestibule aux grâces intérieures, et que les ailes du nez soient délicates et d’un dessin parfait comme celles des petits papillons qui se posent sur les fleurs des prairies, autour de Combray ; et que le véritable opus francigenum, dont le secret n’a pas été perdu depuis le xiiie siècle, et qui ne périrait pas avec nos églises, ce ne sont pas tant les anges de pierre de Saint-André-des-Champs que les petits Français, nobles, bourgeois ou paysans, au visage sculpté avec cette délicatesse et cette franchise restées aussi traditionnelles qu’au porche fameux, mais encore créatrices.


https://fr.wikisource.org/wiki/Le_C [...] 8me_partie
 
[:cerveau plugin]

n°67564249
true-wiwi
Posté le 02-01-2023 à 08:40:15  profilanswer
 

parappa a écrit :


On verra ! :D

 
parappa a écrit :


J’ai hésité à le mettre mais j’ai bien aimé le personnage alors pourquoi pas. Il doit valoir 2 balles d’occase. :D


Le bouquin Alice au pays des merveilles n'a pas grand chose à voir avec le film. Le DA est plutôt un mix entre Alice aux pays des merveilles et De l'autre côté du miroir.

 

Autant j'aime beaucoup le DA, autant les livres me laissent un peu indifférent.

 

Et Coraline est excellent en film.

 

Après Neil Gaiman c'est pas du tout ma came, et c'est encore pire depuis qu'il est casé.


---------------
Sullen and bored the kids play and in this way they wish away each day...
n°67564275
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 02-01-2023 à 08:47:15  profilanswer
 

Maiar a écrit :


L'auberge de la Jamaïque !


+1 très chouette !


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°67567882
Canardbrut​e
Posté le 02-01-2023 à 18:39:33  profilanswer
 

https://www.zupimages.net/up/23/01/4hmx.png
 
Bravo à lui  [:pedrolito37skyblog]  

n°67568174
Maiar
Posté le 02-01-2023 à 19:37:11  profilanswer
 


Je veux bien le croire. Le nombre de fois que je constate que la voisine de tramway, de TGV ou de salle d'attente lit un Musso :D
Je me retiens de ne pas soupirer (je n'aime pas être snob comme ça, en plus)

n°67568210
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-01-2023 à 19:44:16  profilanswer
 

Un principe : si Musso lis, nies !

n°67568634
Borabora
Dilettante
Posté le 02-01-2023 à 20:59:36  profilanswer
 

Maiar a écrit :


Je me retiens de ne pas soupirer (je n'aime pas être snob comme ça, en plus)


N°1 en entrées cinéma en 2022 : Avatar : La voie de l'eau
Série la plus regardée : HPI sur TF1
 
[:spamafoote] Tu peux aussi le voir comme ça : 50 millions d'adultes ne sont pas allés voir Avatar, 57 millions n'ont pas regardé HPI et 64 millions n'ont pas lu un seul livre de Guillaume Musso. :D


---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67569712
chienBlanc
Posté le 02-01-2023 à 23:21:03  profilanswer
 


Comme quoi les romans de gare ça marche toujours. Peu importe la piètre qualité, ça sera lu en masse par le peuple...

Message cité 1 fois
Message édité par chienBlanc le 02-01-2023 à 23:21:39

---------------
Mon interview financière : https://avenuedesinvestisseurs.fr/i [...] azy-malin/
n°67569798
jamere
Posté le 02-01-2023 à 23:54:34  profilanswer
 

Si le livre leur parle,  tant mieux.

n°67569842
Borabora
Dilettante
Posté le 03-01-2023 à 00:04:48  profilanswer
 

chienBlanc a écrit :


Comme quoi les romans de gare ça marche toujours. Peu importe la piètre qualité, ça sera lu en masse par le peuple...


Les 100 meilleures ventes de l'année : https://www.livreshebdo.fr/article/ [...] us-en-2022


---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67575067
Aricoh
gentil mais fo po pousser
Posté le 03-01-2023 à 19:40:36  profilanswer
 


 
Bravo à cet auteur que je ne connais que de nom.
 
Jamais été tenté de lire un de ses livres.
 
Peut être à tort, aucune idée.


---------------
Samsung Galaxy S1 -> Samsung Galaxy S2 -> Samsung Note 2 -> Huawei Ascend Mate 7 -> ZTE Axon 7 -> OnePlus 6T -> Oppo Find X2 PRO
n°67579578
Borabora
Dilettante
Posté le 04-01-2023 à 14:51:09  profilanswer
 

J'ai acheté pour ma mère le livre préféré des Français en 2022, Il est grand temps de rallumer les étoiles de V. Grimaldi.
 
L'occase de faire une petite séquence EHPAD ; pour Noël, des dames sont passées pour y distribuer quelques livres, avec très peu de succès (la majorité des résidentes ont déjà du mal à retrouver leur chambre après avoir fait 10 mètres dans le couloir ou se souvenir que l'on a passé l'an 2000, alors lire des livres...). Ma mère a récolté 2 livres : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray, la merde de psycho de comptoir (qualifiée de pop psycho en anglais, expression qui a moins vieilli que le notre, je trouve), best-seller absolu du genre (jeu de mots :o ) depuis 30 ans. Après avoir lu la 4ème de couv' et compris ce que c'était, elle s'est dit à raison que ce n'était pas pour elle et l'a mis de côté pour le filer à l'accueil à dispo de qui d'autre voudrait le lire. Drôle d'idée de filer ça à des vieillardes.
 
L'autre était Le miroir de Cassandre de Werber, dont elle a lu la moitié avant de laisser tomber et me dire que c'est vraiment nul. :D Elle me décrit tout le côté sordide et glauque du roman ce qui donne ce dialogue :
 
Moi : Ben t'as bien fait d'arrêter, c'est pas la peine de lire des trucs déprimants.
Elle : Oh c'est pas déprimant, c'est tellement bête qu'on n'y croit pas.
 
J'adore ma mère. :D Par contre, dans ce que je lui ai apporté de ma bibli en 2022, elle a adoré Croc Blanc et L'appel de la forêt de qui vous savez, Dark Hazard de William R. Burnett (ce qui m'a incité à lui faire lire Quand la ville dort, qu'elle a bien aimé), plusieurs romans de Patrick Cauvain, spécialement E=Mc² mon amour, et beaucoup aimé Provence toujours de Peter Mayle, Mon Antonia de Willa Cather, Une année à la campagne de Sue Hubbell, Le passeur de lumière de Bernard Tirtiaux, et en petits livres humoristiques Au fond du labo à gauche d'Edouard Launet et Procès du grille-pain d'Haquet et Lalanne (pas le chanteur conspirationniste :o ).
 
Voilà, si vous avez une mère ou grand-mère très âgée mais qui lit encore ou vient de s'y (re)mettre par qu'elle se fait chier, ces livres peuvent plaire.

Message cité 1 fois
Message édité par Borabora le 04-01-2023 à 14:52:47

---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67580850
louloute_7​8
Posté le 04-01-2023 à 17:06:33  profilanswer
 

Dites, je lis beaucoup de polar et j'ai du mal à trouver des livres à lire, je les prends au pif généralement.  
Existe t'il un site ou je pourrais mettre les 10 / 15 derniers livres que j'ai aimé et on m'en proposerai d'autres similaire?

n°67581159
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 04-01-2023 à 17:42:14  profilanswer
 

Borabora a écrit :

J'ai acheté pour ma mère le livre préféré des Français en 2022, Il est grand temps de rallumer les étoiles de V. Grimaldi.

 

L'occase de faire une petite séquence EHPAD ; pour Noël, des dames sont passées pour y distribuer quelques livres, avec très peu de succès (la majorité des résidentes ont déjà du mal à retrouver leur chambre après avoir fait 10 mètres dans le couloir ou se souvenir que l'on a passé l'an 2000, alors lire des livres...). Ma mère a récolté 2 livres : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray, la merde de psycho de comptoir (qualifiée de pop psycho en anglais, expression qui a moins vieilli que le notre, je trouve), best-seller absolu du genre (jeu de mots :o ) depuis 30 ans. Après avoir lu la 4ème de couv' et compris ce que c'était, elle s'est dit à raison que ce n'était pas pour elle et l'a mis de côté pour le filer à l'accueil à dispo de qui d'autre voudrait le lire. Drôle d'idée de filer ça à des vieillardes.

 

L'autre était Le miroir de Cassandre de Werber, dont elle a lu la moitié avant de laisser tomber et me dire que c'est vraiment nul. :D Elle me décrit tout le côté sordide et glauque du roman ce qui donne ce dialogue :

 

Moi : Ben t'as bien fait d'arrêter, c'est pas la peine de lire des trucs déprimants.
Elle : Oh c'est pas déprimant, c'est tellement bête qu'on n'y croit pas.

 

J'adore ma mère. :D Par contre, dans ce que je lui ai apporté de ma bibli en 2022, elle a adoré Croc Blanc et L'appel de la forêt de qui vous savez, Dark Hazard de William R. Burnett (ce qui m'a incité à lui faire lire Quand la ville dort, qu'elle a bien aimé), plusieurs romans de Patrick Cauvain, spécialement E=Mc² mon amour, et beaucoup aimé Provence toujours de Peter Mayle, Mon Antonia de Willa Cather, Une année à la campagne de Sue Hubbell, Le passeur de lumière de Bernard Tirtiaux, et en petits livres humoristiques Au fond du labo à gauche d'Edouard Launet et Procès du grille-pain d'Haquet et Lalanne (pas le chanteur conspirationniste :o ).

 

Voilà, si vous avez une mère ou grand-mère très âgée mais qui lit encore ou vient de s'y (re)mettre par qu'elle se fait chier, ces livres peuvent plaire.


Ah c'est marrant que tu parle de E=MC² mon amour, C'était mon livre préféré quand j'avais l'âge de ses personnages. C'est vraiment une super belle histoire d'amour, pas gnangnan du tout et comme quoi ça peut plaire à tous les âges. J'ai beaucoup de tendresse pour cette histoire :)


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°67581426
Groomy
Oisif
Posté le 04-01-2023 à 18:18:47  profilanswer
 

louloute_78 a écrit :

Dites, je lis beaucoup de polar et j'ai du mal à trouver des livres à lire, je les prends au pif généralement.  
Existe t'il un site ou je pourrais mettre les 10 / 15 derniers livres que j'ai aimé et on m'en proposerai d'autres similaire?

Ca répond pas exactement à la question mais sur Babelio par exemple tu peux trouver pas mal d'insipiration. Je te conseille de regarder les lectures de Chak qui a bon gout et lis beaucoup de polar (il est sur HFR mais on le voit plus trop) : https://www.babelio.com/historique_ [...] user=95634


---------------
Le matin, j'émerge de mes rêves, le plus heureux des anges. Je me couche le soir, un vrai salaud. Qu'ai-je donc fait entre-temps ? J'ai fréquenté les hommes et fouillé dans leur merde.
n°67582023
Borabora
Dilettante
Posté le 04-01-2023 à 20:05:35  profilanswer
 

Tillow a écrit :


Ah c'est marrant que tu parle de E=MC² mon amour, C'était mon livre préféré quand j'avais l'âge de ses personnages. C'est vraiment une super belle histoire d'amour, pas gnangnan du tout et comme quoi ça peut plaire à tous les âges. J'ai beaucoup de tendresse pour cette histoire :)


C'était un de mes auteurs fétiches dans les années 70. :p Je l'ai découvert via Reiner, sa série délirante de polars second degré publiée sous son vrai nom, Claude Klotz, puis j'ai enchaîné avec les Cauvin. L'enthousiasme de ma mère cette année m'a poussé à le relire tout en me demandant ce que j'allais en penser 45 ans plus tard et... finalement gros plaisir de lecture, sans arrière-pensée (faut dire que je suis fan de comédies romantiques  :D ). Bref, on peut aimer à 15, 64 et 90 ans.
 
Le livre se passe juste à côté d'où j'ai grandi, à Bezons (Klotz y a enseigné avant de devenir écrivain à plein temps). Le relecture m'a fait remonter plein de trucs sur la vie en banlieue, les montées à Paris pour aller voir un film, toussa... et en même temps la vie décrite dans le livre a tellement changé par certains aspects que j'avais l'impression par moments de lire un roman historique alors que j'avais 19 ans à sa sortie. :pt1cable: Ca n'a pas fait du tout le même effet à ma mère parce que rien n'a changé dans sa vie de femme au foyer en banlieue férue de jardinage après les années 70. C'était amusant, ce décalage entre une femme de 90 ans qui trouvait ce roman aussi moderne qu'un autre écrit aujourd'hui et son fils plus jeune de 26 ans à qui la désuétude de beaucoup de situations faisait remonter des souvenirs de jeunesse.  
 
Je lui ai acheté la suite (et fin), Pythagore, je t'adore, qu'il a écrite 22 ans plus tard en grande partie parce qu'on lui demandait tout le temps une "vraie" fin à MC² mon amour. J'ignorais qu'il l'avait écrite, j'avais complètement décroché de ce qu'il écrivait dans les années 80. Et je l'ai lue après elle. Bon, pas au niveau, et pas la même fraîcheur, forcément, mais ma mère était ravie parce que la fin ouverte du 1er l'avait frustrée.

Message cité 1 fois
Message édité par Borabora le 04-01-2023 à 20:06:23

---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67582310
parappa
taliblanc
Posté le 04-01-2023 à 20:45:04  profilanswer
 

Quel âge pour le lire d'après vous ? J'aime bien prendre des livres pour moi et les refiler à l'enfant ensuite, mais ce n'est pas facile de trouver des références qui peuvent plaire à nous deux :o


---------------
DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°67582400
Borabora
Dilettante
Posté le 04-01-2023 à 20:55:37  profilanswer
 

parappa a écrit :

Quel âge pour le lire d'après vous ? J'aime bien prendre des livres pour moi et les refiler à l'enfant ensuite, mais ce n'est pas facile de trouver des références qui peuvent plaire à nous deux :o


C'est une comédie romantique, donc il faut que l'enfant se sente déjà un peu concerné sinon ça va le faire chier. Je sais pas, 12/13 ans ? Après, un ado d'aujourd'hui va vraiment lire ça comme un roman historique, avec des péripéties qui ne seraient plus crédibles à l'âge numérique.


---------------
Un lapsus est une faute commise à l'écrit ou à l'oral qui consiste à substituer au terme attendu un autre concombre (V. Haudiquet).
n°67582777
parappa
taliblanc
Posté le 04-01-2023 à 21:56:52  profilanswer
 
n°67583205
louloute_7​8
Posté le 04-01-2023 à 23:29:11  profilanswer
 

Groomy a écrit :

Ca répond pas exactement à la question mais sur Babelio par exemple tu peux trouver pas mal d'insipiration. Je te conseille de regarder les lectures de Chak qui a bon gout et lis beaucoup de polar (il est sur HFR mais on le voit plus trop) : https://www.babelio.com/historique_ [...] user=95634


 
Ça semble pas mal. Je viens de créer mon compte et je vais tenter de le remplir avec mes lectures des derniers mois.  
On m’a demandé mon objectif en livre pour l’année, j’ai dit 52 :o

n°67583305
Belisarios
Posté le 04-01-2023 à 23:55:14  profilanswer
 

Palpapille a écrit :

 


Et si je continue un peu :

 

Meilleur personnage : Cripure dans Le Sang noir

 

Je l'ai lu il y a quelques années . Guilloux m'a fait l'effet d'un Céline sympa, et notamment avec ce personnage de Cripure, prof de philo disfonctionnel mais profondément integre. Ça ne m'a pas donné envie d'être prof en tout cas :)


Message édité par Belisarios le 04-01-2023 à 23:55:36

---------------
"Is a dream a lie if it don't come true, or is it something worse?"
n°67583888
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 05-01-2023 à 08:42:04  profilanswer
 

Borabora a écrit :


C'était un de mes auteurs fétiches dans les années 70. :p Je l'ai découvert via Reiner, sa série délirante de polars second degré publiée sous son vrai nom, Claude Klotz, puis j'ai enchaîné avec les Cauvin. L'enthousiasme de ma mère cette année m'a poussé à le relire tout en me demandant ce que j'allais en penser 45 ans plus tard et... finalement gros plaisir de lecture, sans arrière-pensée (faut dire que je suis fan de comédies romantiques :D ). Bref, on peut aimer à 15, 64 et 90 ans.

 

Le livre se passe juste à côté d'où j'ai grandi, à Bezons (Klotz y a enseigné avant de devenir écrivain à plein temps). Le relecture m'a fait remonter plein de trucs sur la vie en banlieue, les montées à Paris pour aller voir un film, toussa... et en même temps la vie décrite dans le livre a tellement changé par certains aspects que j'avais l'impression par moments de lire un roman historique alors que j'avais 19 ans à sa sortie. :pt1cable: Ca n'a pas fait du tout le même effet à ma mère parce que rien n'a changé dans sa vie de femme au foyer en banlieue férue de jardinage après les années 70. C'était amusant, ce décalage entre une femme de 90 ans qui trouvait ce roman aussi moderne qu'un autre écrit aujourd'hui et son fils plus jeune de 26 ans à qui la désuétude de beaucoup de situations faisait remonter des souvenirs de jeunesse.

 

Je lui ai acheté la suite (et fin), Pythagore, je t'adore, qu'il a écrite 22 ans plus tard en grande partie parce qu'on lui demandait tout le temps une "vraie" fin à MC² mon amour. J'ignorais qu'il l'avait écrite, j'avais complètement décroché de ce qu'il écrivait dans les années 80. Et je l'ai lue après elle. Bon, pas au niveau, et pas la même fraîcheur, forcément, mais ma mère était ravie parce que la fin ouverte du 1er l'avait frustrée.


Je l'ai lu vers 10 ou 11 ans (je me rappelle que les deux héros ont 11 ans et que j'étais toute contente d'avoir le même âge qu'eux :D). J'ai aussi grandi pas loin de ce coin donc même si j'étais consciente de la distance temporelle (j'ai dû le lire en 95), c'était vachement immersif pour moi. A l'époque je n'allais pas souvent à Paris, c'était l'expédition, je me reconnaissait vachement dans les personnages en décalage par rapport aux autres mômes de leurs classe, les parents déconnectés de leur vie etc.
J'ai lu aussi Pythagore des années après, j'avoue que je n'en ai gardé aucun souvenir, sinon que c'était moins bien. Au final la fin ouverte m'allait bien, quand on s'identifie à ce qui se passe dans un livre, ça casse un peu le truc d'avoir une fin trop nette.


---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1211  1212  1213  1214  1215  1216

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Quel mag informatique "papier" lisez vous ?spam => lisez ça, vous serez pas déçu !
Le Jeu du Dico : en attente de renaissance[topic magazine] Quels sont les magazines que vous lisez ?
Quel genre de roman lisez-vous le plus ?Les forumeurs : campagnards ou citadins ? Lisez le 1er post !
Vous lisez quel quotidien ?Combien de livres lisez vous en moyenne par an ?
Quel magazine spécialisé dans le cinéma lisez-vous en priorité ??[ internet ] - Lisez vous les blogs ??
Plus de sujets relatifs à : [LIVRES] Vos lectures du moment


Copyright © 1997-2022 Hardware.fr SARL (Signaler un contenu illicite / Données personnelles) / Groupe LDLC / Shop HFR