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C’est l’escalade la plus dangereuse depuis 1994, date à laquelle la guerre pour l’indépendance du Haut-Karabakh est devenue un “conflit gelé” entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. En juillet, des accrochages importants avaient déjà eu lieu.
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Alors pourquoi cette montée de violence, s’interroge-t-on ? “L’Arménie n’a pas intérêt à détruire le statu quo, il l’arrange, car le Haut-Karabakh est de fait indépendant et sa sécurité est indirectement garantie par la Russie, partenaire [militaire] de l’Arménie via l’Organisation du traité de sécurité collective”, analyse Vzgliad.
En revanche, en Azerbaïdjan, le thème du Haut-Karabakh a été “tellement sacralisé que la population réclame la résolution du problème séparatiste par tous les moyens, d’autant qu’on lui assène chaque jour les chiffres faramineux des investissements dans l’armée, supérieurs au budget annuel de l’État arménien”, poursuit le titre.
Pour l’historien arménien Armen Aïvazian, dans Golos Armenii, “cette agression n’est pas une agression de l’Azerbaïdjan contre l’État arménien, mais une agression turco-azerbaïdjanaise, car toute la planification a été faite sous la houlette des généraux turcs”. Depuis le 28 juillet, les manœuvres militaires conjointes entre Ankara et Bakou sont devenues “quasi quotidiennes”, et “toute l’information ouverte et disponible à tout un chacun montrait que l’agression était inévitable”.
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Les hostilités seront violentes, mais vraisemblablement de courte durée”, analyse le quotidien moscovite Nezavissimaïa Gazeta, car, selon l’expert militaire russe Viktor Mourakhovski, pour une opération militaire d’ampleur, l’Azerbaïdjan doit déployer à la frontière avec l’Arménie au moins la moitié de ses forces armées. Or, ce n’est pas le cas, “par conséquent, sur le plan purement militaire, ce qui se passe n’est pas sérieux”.
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Cependant, le principal problème des forces armées de l’Azerbaïdjan est “la qualité et le professionnalisme des soldats et des commandants, leur volonté et leur capacité à mener une guerre, leur motivation”. Former ces effectifs est “une affaire de plusieurs décennies, même si la Turquie prête main-forte à Bakou dans ce domaine”.
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