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| Sujet : [Topic Unique] Vos documentaires préférés | |
| Aardpeer | Est-ce qu'il y a des gens qui ont regardé le documentaire sur Arte récemment, Le monde fabuleux de l'entreprise ? (et si oui, qu'en avez-vous pensé ?) |
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| Aardpeer | Est-ce qu'il y a des gens qui ont regardé le documentaire sur Arte récemment, Le monde fabuleux de l'entreprise ? (et si oui, qu'en avez-vous pensé ?) |
| Dintr-un lemn |
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| rheo | Si comme moi, vous aimez les grandes heures de la conquête spatiale, ne passez pas à côté de la série documentaire La Conquête de la Lune : toute l'histoire dispo actuellement sur Arte : c'est dense (3 fois 2 heures), très complet, on a à la fois des images très connus mais aussi des archives moins diffusées.
Bref c'est bien foutu et indispensable selon moi ! |
| crepator4 | Staline, le tyran rouge | Documentaire complet https://www.youtube.com/watch?v=rVUD43as79c groland version tragique :o |
| RAff |
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| proust4 | un beau topic que je n'avais jamais drapalisé, c'est chose faite désormais. |
| gregouf | Quelle est la probabilité d’avoir la même année deux films documentaires sur le même sujet et utilisant les mêmes images d’archives, mais avec deux approches scénaristiques différentes ? Faible, très faible et pourtant 2022 n’est pas avare en surprise ! Probablement la dernière revue documentaire de l’année, que 2023 nous délecte! [:alfa j:3] The Fire Within: A Requiem for Katia and Maurice Krafft, Werner Herzog – 2022 https://i.ibb.co/MVPGGvJ/Fire-Within.jpg IMDb: https://www.imdb.com/title/tt19383190/ En 2022 sort donc deux documentaires sur notre couple Alsacien de vulcanologues, morts en 1991 et dont la banque d’archives semble dorénavant accessible. En début d’année, c’est Fire of Love de Sara Dosa qui ouvrait le bal s’attachant à l’histoire de ce couple formé par Katia et Maurice Kraft, vulcanologues devenus célèbres dans les années 70/80 et qui mourront dans l’explosion du Mont Unzen en 1991 au Japon. Werner Herzog passionné depuis longtemps par les volcans et qui avait déjà réalisé un documentaire dessus en 2016, Into the Inferno, et mentionnait déjà les Kraft, revient cette fois uniquement sur eux en construisant un « documentaire » visuel à partir de leurs archives. Katia était photographe et Maurice était vidéaste sur leurs expéditions, et Herzog s’attache plus à montrer la transition de scientifiques à documentaristes, mettant en musique cet opéra visuel stupéfiant, nous amenant d’Hawaii, à la Colombie, en passant par le Japon ou l’Indonésie. C’est visuellement stupéfiant, aussi bien dans les images de volcans en explosions que dans les paysages quasi lunaires de dévastations par suite des explosions pyroclastiques ou aux coulées de magma en fusion. On reste béat devant ces images mises en musique classique par un Herzog qui parle finalement assez peu, laissant aux images des Kraft offrir une aventure visuelle stupéfiante. Je parlais du Herzog, Lektionen in Finsternis (ici), l’année dernière, incroyable documentaire visuel dépeignant l’apocalypse Koweïtienne. The Fire Within est visuellement aussi marquant, sauf que les images ne sont pas d’Herzog, qui se contente du montage et de quelques rares paroles pour ne pas distraire, un peu à la manière de son Grizzly Man. Le montage vaudrait presque à supprimer la voix d’Herzog pour ne garder que le visuel et la musique, surtout sur la fin où il cherche une dramatisation non nécessaire … Hypnotisant ! Il va maintenant falloir me trouver la version de Sara Dosa, pour comparer, mais la bande-annonce semble montrer quelque chose de beaucoup plus « construit » et narratif. Wait and See… #TLDR : Un peu comme son documentaire sur le Koweït, ce documentaire est une expérience visuelle incroyable. Vous en apprendrez peu sur les Krafts, mais vous resterez subjugués devant ce que la nature peut créer par la destruction. Pour les amateurs de la trilogie Qatsi! [:le guide:5] |
| crepator4 | Éternelle jeunesse ? | Naked | ARTE
https://www.youtube.com/watch?v=MGVMHoTfDlg |
| fret6 | Je suis tombé sur un film qui parle d'un pan de notre histoire (de la France) qui m'était totalement inconnu, celui de Pouvana'a a Oopa, premier Tahitien élu député. L’Élu du peuple – Pouvanaa te Metua nous raconte donc sa vie et sa vie politique. Il a fait peur au pouvoir colonial par son charisme et ses mots qui trouvaient écho chez les polynésiens. Il est visible ici : https://www.fifotahiti.com/lelu-du- [...] fo-2012-2/ Et d'ailleurs vous pouvez voter pour un prix du public pour les 20 ans du festival FIFO sur une sélection de films passés lors des éditions précédentes : https://www.fifotahiti.com/programm [...] es-annees/ |
| RAff |
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| Dintr-un lemn | En train de regarder The Alpinist , docu sur un alpiniste canadien qui grimpe tout type de montagne (roche, glace, mixte) en solo intégral. Les images sont à la fois splendides et extrêmement flippantes [:arrakys] |
| Ivy gu | ce soir j'ai vu American Factory : un milliardaire chinois en Ohio, qui suit le rachat d'une usine de glaces de véhicules par une boîte chinoise. On a les points de vue des multiples parties prenantes et on suit l'évolution sur une certaine durée, j'ai trouvé ça très bien fait. |
| Ass-Itch | Excellent doc, et le sujet m'intéressait bien peu. |
| Dintr-un lemn | Ca a l'air complètement pété, ça me plaît :D |
| rheo | Comme souvent, j'approuve le message de Gregouf, j'ai vu ce docu il y a quelques années sur Netflix et c'est vraiment hallucinant comme doc et course ! |
| gregouf | Les Ultra-Trails sont de plus en plus populaires, devenant des organisations énormes accompagnées d’un cirque de plus en plus imposant. Loin de ce triste manège, un petit ultra-trail qui a commencé en 1986 dans le Tennessee continue son petit bonhomme de chemin en permettant à 40 personnes de participer chaque année. C’est Gary Cantrell qui régale! [:alfa j:3] The Barkley Marathons: The Race That Eats Its Young, Annika Iltis & Timothy James Kane – 2015 (Dispo sur Prime Video) https://i.ibb.co/x3YQdFk/The-Barkle [...] -Young.jpg IMDb: https://www.imdb.com/title/tt2400291/ Le Barkley Marathons est un « petit » ultra-trail qui n’accepte que 40 participants par an et qui se courre dans le parc du Frozen Head dans le Tennessee. L’origine est historique. Dans ce parc se trouve la prison Brushy Mountain dont s’échappe en 1977 James Earl Ray, assassin de Martin Luther King. Totalement entouré de forets et montagnes, Ray parcourra seulement 13km en 55 heures de fuite et sera rattrapé. Ça donnera à Cantrell l’idée de créer cette course pour se moquer de la piètre performance de notre prisonnier, la course actuelle (qui varie légèrement chaque année) passant dans un conduit d’eau sous la prison et totalisant une distance entre 160 et 210Km. Le Barkley Marathons est longtemps resté quasi inconnu, du fait notamment de son organisation :
(Source Wikipedia) Le documentaire suit l’édition 2012 mais s’attarde principalement sur le groupe qui a créé la course. Cantrell est un personnage très drôle et sympathique, entouré d’un groupe d’amis dans le même état d’esprit et c’est vraiment la force du documentaire. Pas d’ego trip sur les athlètes, la course y a une place assez limitée, le docu s’attachant plus aux quelques personnages qui en sont à l’origine et les quelques Barkley Veterans qui y reviennent. Ça vaut vraiment le coup aussi bien pour les personnages que pour le lieu, et il s’avère que cette édition 2012 sera assez unique dans ses résultats. Pour l’anecdote, personne n’a réussi à finir la course depuis 2017, donc si le cœur vous en dit pour l’édition au printemps 2023 et que vous trouvez comme vous inscrire avec succès... #TLDR: Un documentaire vraiment sympathique et drôle sur une course assez folle et son créateur. Un départ à l’heure aléatoire annoncé en soufflant dans une conque, un parcours seulement connu la veille et un départ lorsque la cigarette de Cantrell s’allume. 90’ très plaisantes dans ces forets du Tennessee et ses ronces dévoreuses de mollets! [:max evans] |
| rheo |
Étonnant de trouver un tel doc sur une chaîne de sport |
| crepator4 | Effondrement de la biodiversité : pourquoi on a tout faux ! Pierre-Henri Gouyon professeur au MNHN
https://www.youtube.com/watch?v=6FQT7b2ExP4 youtube m'a balancé ça , bein , c'est pas mal |
| gregouf |
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| bighead | Merci pour le temps que tu prends à rédiger ça, ça donne envie :jap: |
| gregouf | Il y a des films avec lesquels on joue à Catch Me if You Can. J’avais aperçu ce film dans la newsletter de mon ciné Anglais lors de sa sortie en février, mais je vivais déjà en France, j’avais vu que le film avait été diffusé sur Arte, mais je partais en vacances et en rentrant disparu, et je l’avais aperçu en salle lors d’un passage à Paris mais sans avoir pu trouver le temps. Le sort semblait scellé et pourtant, une petite salle se décide de le jouer par chez moi. Mazel Tov! Flugt, Jonas Poher Rasmussen – 2021 https://i.ibb.co/SdZ5Zbz/Flee.jpg IMDb : https://www.imdb.com/title/tt8430054/ Le parallèle avec le titre de Spielberg s’arrêtera au titre, on est là dans une catégorie complètement différente de cinéma. Un film documentaire basé sur des entretiens avec un homme naturalisé Danois qui raconte son histoire, illustrée en animation, avec des images d’archives télévisées des évènements qu’il raconte. Flee, de son titre international, est donc l’histoire d’Amin qui a trouvé refuge au Danemark et qui maintenant adulte commence à raconter son histoire à une connaissance à travers des entretiens audios. Né en Afghanistan, lorsque le régime communiste a pris le pouvoir à la fin des années 70, il fuit avec une partie de sa famille l’arrivée des Talibans après le retrait Soviétique en 1988, pour Moscou, en plein effondrement de l’URSS. Histoire de fuites, de douleurs, de trafic d’êtres humains, la voix de Amin nous transporte dans une période historique peu ancienne mais avec encore d’énormes répercussions contemporaines. La décision de cette approche animée avec une animation assez simple, entrelacée avec les images d’archives des évènements donne une forme et une force au film très particulière qui lui sied vraiment à merveille. Parce que oui, ce documentaire est surtout une frappe émotionnelle énorme, chirurgicale. Mariant la musique qui a bercée son enfance, des compositions modernes d’Uno Helmersson et des titres très chargés émotionnellement de Low Roar, on reste captivé par cette histoire visuelle. La scène du paquebot Norvégien avec Breath In, la course d’ouverture reprise dans le générique de fin avec Help Me, de Low Roar encore une fois, finit ne nous mettre à terre. Et que dire de cette entrée dans un club de Oslo où son frère Abbas l’emmène avec Veridis Quo de Daft Punk… Une histoire d’amour d’une famille, une histoire dans l’Histoire, une recherche de vie après des tragédies, et la faculté de potentiellement se reconstruire quand on est si diffèrent. Je parlais de The Square, l’autre jour et la réflexion de Ostlund autour de notre inhumanité. Un merveilleux métrage qui dépasse clairement le cadre documentaire pour offrir une expérience cinématographique poignante, et humaine. #TLDR : |
| gregouf | Qui ne se souvient pas de sa première rédaction après la rentrée scolaire, la maîtresse demandant de décrire ce qu’on avait fait pendant ses vacances… Patés de sable, séjour chez les grands-parents, colonie de vacances, centre aéré... Pedro Gonzalez-Rubio qui est Belge, comme son nom ne nous l’indique pas, décide une approche entre le film et le documentaire pour couvrir le sujet [:le guide:5] Alamar, Pedro Gonzalez-Rubio – 2009 (Dispo sur MUBI) https://i.ibb.co/gTWbfpn/006-Alamar-1024x768.jpg IMDb: https://www.imdb.com/title/tt1502396/ Alamar, c’est l’histoire de Nathan, fruit de la rencontre d’une femme Italienne avec un jeune pécheur Mexicain qui vit sur la seconde plus importante barrière de corail du monde, Banco Chinchorro. Les modes de vie très différents les ont séparés et Nathan vit en Italie avec sa mère. Pour les vacances il part rejoindre son père au Mexique. Tous les éléments sont réels et documentaires, et c’est plus la narration choisie qui nous donne cet hybride entre le film avec ses plans magnifiques de cette maison sur l’eau, entourée de crocodiles qui viennent se repaitre des organes internes de poissons et survolée par des frégates majestueuses (l’oiseau) qui viennent pour les mêmes raisons. Le film suit cette vie des plus simples de Jorge, père de Nathan, qui partage également sa vie avec son père. Une vie totalement en phase avec la nature et la mer nourricière, ponctuée par des plongées dans ces récifs superbes, une pèche au Barracuda ou autres poissons peuplant la zone. Une zone naturelle qui semble encore peu impactée, une vie circadienne des plus simples et un enfant qui s’émerveille de ce que les peuples « développés » ont oublié il y a longtemps. C’est une belle ode, filmée dans un endroit magnifique, une belle illustration de l’amour paternel avec la nature comme liant. On s’émerveille de voir une Aigrette commencer à partager leur quotidien, un enfant qui ramené de l’eau pour nettoyer le bateau en gardant un œil sur le Caïman qui l’observe pour en faire un casse-croûte, cette simplicité au quotidien pour une vie incroyablement riche. Comme le dit son père à Jorge, on vit ici si on aime la mer car elle est tout, mais sans cette passion l’endroit n’apportera que tristesse. Très simple, très beau, à regarder en famille pour s’émerveiller loin de la grisaille urbaine et se remémorer une philosophie de simplicité vers laquelle on devrait retendre. Un beau conte sur l’amour paternel. #TLDR: Qu’une vie simple peut être belle quand on est dans la nature ! En suivant un enfant qui vient visiter son père pécheur pour les vacances, on ne cesse de s’émerveiller de ce qu’on oublie trop souvent dans la modernité. L’amour de l’homme pour la nature et pour son fils [:szam:1] |
| gregouf |
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| valsou | Curieuse superposition entre les récentes funérailles d'Elizabeth II et un des derniers documentaires que j'ai vu : State Funeral (2019) de Sergey Loznitsa. En 1953 Staline décède et un film de propagande est commandé pour couvrir les funérailles et la tristesse du petit peuple. Après la prise de pouvoir de Kroutchev et l'ancrage de la destalinisation, les bobines sont archivées et prennent la poussière. https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/88480 Le documentaire n'a pas de narration, c'est un montage froid où se succèdent chronologiquement l'annonce de la mort de Staline, le défilement du peuple devant son cercueil et les discours officiels sur la Place Rouge. C'est un document d'Histoire, pas toujours agréable à suivre par sa lenteur et sa longueur, mais terriblement utile. Le film est en couleur et la numérisation est très bonne. De la musique diégétique parcourt le film avec entre autres du Mozart, Tchaikovsky, Mendelssohn... Et pour revenir sur le début de mon post, ces deux personnages historiques ont bien évidemment peu de choses en commun, si ce n'est la longueur de leurs funérailles. :o |
| gregouf | Petite découverte impromptue sur Netflix, un documentaire sur un grand nom presque inconnu du cinéma des années 60, le Méliès Tchèque ou la vision des possibilités du 7eme art… Film Adventurer Karel Zeman, Tomas Hodan – 2015 (Dispo sur Netflix) https://i.ibb.co/74ggCTp/498247-original1-7aog2.jpg IMDb: https://www.imdb.com/title/tt3982912/ Quand on parle stop-animation, la plupart des gens penseront bien sûr à Ray Harryhausen spécialiste des effets visuels en image par image, connu entre autres pour les effets spéciaux de It Came from Beneath the Sea, Jason and the Argonauts ou encore Clash of the Titans. Dans les années 50, en République Tchèque, sous un régime communiste un homme du nom de Karl Zeman qui fait des vitrines pour chaussures s’essaie à l’animation en étudiant des chutes de pellicules de Felix le Chat. Repéré par chance en gagnant un concours de vitrine, il se retrouve à faire des courts-métrages d’animation et notamment A Christmas Dream qui gagna le grand prix du court au festival de Cannes en 1946. Réalisateur, animateur, débordant d’imagination, Zeman se lance dans le long métrage en 1952 et perce en 1955 avec son Journey at the Beginning of Time, aventure d’enfants qui se retrouvent au temps des dinosaures. Suivront le succès international The Fabulous World of Jules Verne dont l’aspect visuel incroyable restera dans la rétine de toute personne qui l’apercevra. Une création artistique incroyable utilisant des techniques d’effets spéciaux de Matte Painting, jouant sur la profondeur et la superposition de pellicules. Suivra ensuite Le Baron de Munchhausen, son premier film couleur débordant là encore de génie visuel incroyable. https://i.ibb.co/qF2DzVQ/2c7432414a [...] a0cf4f.jpg Ce documentaire nous introduit donc à Karl Zeman, assez méconnu dans nos contrées, en suivant des élèves Tchèques d’une université de cinéma qui sont invites à recréer les effets spéciaux de Zeman en utilisant les techniques d’époques. Parti pris passionnant qui nous offre une plongée sur une vision d’un réalisateur qui inspirera, entre autres, Terry Gilliam et Tim Burton qui en parleront avec amour dans le documentaire. Après 6 films, un changement de régime dictatorial forcera Zeman à s’éloigner du cinéma pour ne revenir que quelques années plus tard dans l’animation. Documentaire vraiment intéressant sur un homme passionnant, une page du cinéma peu connue, malgré le succès international notamment au Japon et aux US de son adaptation de Jules Verne. Les visuels du Verne et du Baron offrent encore aujourd’hui une vision artistique incroyable. TLDR# : Passionnant, sur un grand nom du cinéma passionné, pourtant assez peu connu. Le 7eme art en est définitivement un à travers les créations merveilleuses de ce réalisateur Tchèque qui reprend les idées de Méliès et les limites de nos yeux, pour nous émerveiller! [:ccrider:4] https://i.ibb.co/7pDGZQS/th-4264120354.jpg |
| El Awrence | [:cerveau drapal] |
| rheo | Merci Gregouf, toujours de bon conseil :jap: |





