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Se reconvertir dans le privé après un trop long passage en FPE ?| Dernière réponse | ||
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| Sujet : Se reconvertir dans le privé après un trop long passage en FPE ? | ||
| ferdi mcneal |
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| Vue Rapide de la discussion |
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| ferdi mcneal |
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| Cavatines |
C'est propre à la boîte dans laquelle je suis rentrée mais j'ai un peu été discriminée, pendant l'embauche et au travail de venir de la FP. Déjà il y a des recruteurs qui m'ont dit cash "nous avons préféré des candidats ayant 4 ans d'expérience" alors que j'en ai 6+ A mon arrivée dans le conseil, la première question que m'a posée m'a n+2 c'est "alors, ça te fait quoi d'avoir quitté les vieux croûtons du public ?" Ou encore, quand je levais l'alerte sur le fait d'être staffée à 150% "on est pas dans le public ici". Personnellement, j'avais conscience du rythme lent, des horaires légers et de mentalité immobiliste de mon poste dans le public donc j'ai tout de suite montré que j'étais pas comme ça. Parce que je voulais justement fuir ça. J'avais peur du changement, ayant très peu bossé depuis le covid. J'ai trouve que le rythme était agréable jusqu'à 45 heures, donc je réclamais pas 35h comme une syndicaliste. A 60 j'ai commencé à couler. Comme je viens d'un EPA très connu à l'international je n'ai pas ressenti ce souci de la FP en passant des entretiens dans des boîtes Outre-Manche. Ils n'avaient aucun avis négatif sur mes 5 ans passés, ils voyaient même ça plutôt positivement. |
| death4578 |
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| Azrelarz |
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| meuniere | Et en passant par une dispo, il n'y a pas à rembourser, en tout cas pas dans l'immédiat. :??: |
| Cavatines |
Tu es sûr que tu dois rembourser si tu pars dans le privé ? J'ai l'impression que bon nombre de mes proches normaliens n'ont pas servi toutes leurs années et n'envisagent pas de rembourser. |
| Azrelarz | Je me pose aussi des questions sur le passage public vers le privé.
J'ai une formation cible des grands cabinets d'avocats mais les quelques expériences dans ce domaine m'ont très rapidement confirmé que ce n'était pas pour moi. J'ai environ 2 ans d'expérience (stages et CDD ) dans des grands groupes comme fiscaliste mais je ne m'y plaisais pas et jai donc passé et réussi un concours de catégorie A de la FPE, généraliste . Je suis en ministère (régalien) depuis 2 ans, sur un sujet de niche mais qui monopolise des compétences juridiques et financières , mais et je ne m'y sens pas stimulé, la lenteur et le poids hiérarchique me pèsent de plus en plus et surtout je me dis que quels que soient mes efforts, j'évoluerai au même rythme et au même salaire que des incompétents. J'ai signé un engagement de servir l'état pendant 4 ans et je dois donc attendre 2 ans. Ce n'est pas exactement les questions du créateur du topic mais ça se recoupe sur plusieurs points (salaires, évolutions, "marque" public vs privé) du coup je me permets d'écrirecsi certains connaissent des gens qui ont réussi la bascule vers le privé, hors les cas cités ci-dessus, très intéressants par ailleurs . |
| Cavatines | Et j'ai oublié : quitter la FP pour le privé (le conseil dans mon cas) ça a un coût :
J'ai gagné en salaire mais je suis passée de 10 semaines de vacances à 5 semaines CP + 8 RTT obligatoires. J'ai arrêté de travailler 0 à 3h/jour pour travailler entre 45 et 60h/semaine J'ai troqué mes 20mn de bus pour 50mn de métro |
| Cavatines | Hello, Je tombe sur ton message un peu tard, mais j'ai fait ma reconversion FPE (EPA du Ministère de la Culture) -> privé avec un bac+5 sciences plus que molles (philo/socio) à 30 ans. J'étais contractuelle en CDI, je travaillais pas beaucoup, mais j'étais pas non plus beaucoup payée. Je pense que j'ai mis deux ans au total à partir, avec les 8 derniers mois extrêmement actifs d'un point de vue de recherche d'emploi. D'abord j'ai cherché à muter dans mon EPA, ç'aurait pu être possible et ça me faisait changer de métier pour partir dans une voie encore plus bouchée, vu que j'avais un poste très spécifique, et finalement les autres postes dans l'établissement me plaisaient moins. Puis j'ai cherché à bouger d'établissement pour garder le même métier. Dans tous les cas mon salaire allait augmenter, mais finalement il y avait peu de postes, et ils étaient plus "couteau suisse" car c'étaient des établissements plus petits et ça me disait pas trop. Après j'ai regardé du côté des autres ministères qui paient mieux dans mon corps de métier : les postes étaient très orientés stats donc j'ai passé une certification. Mais je voyais bien que c'était pas ma tasse de thé et que malgré tous mes efforts, j'allais pas briller ni m'y plaire. Donc j'ai commencé à faire des recherches random. Je cherchais les mots clefs type "socio" sur Linkedin et Indeed pour voir quels métiers pouvaient ressortir. Je suis tombée du côté des boîtes (privées), qui faisaient de l'évaluation de politiques publiques. Les cabinets de conseil renommés c'était mort vu mon profil, mais j'ai eu quelques entretiens dans des plus petites boîtes, mais ça marchait pas trop, j'avais l'impression de payer très cher mes 5 ans dans le public. Juste une fois je me suis retrouvée en short list, mais ils ont annulé le recrutement faute de budget. Puis via mon réseau, je suis tombée sur deux personnes qui m'ont beaucoup aidée : Donc j'ai tenté ce secteur (qui recrute à balles et paie bien - au regard de mon salaire précédent). Mon premier entretien dans le conseil en transformation digitale, c'était la cata, je l'ai obtenu via cooptation j'avais pas refait mon CV ni préparé un discours adapté. J'avais pas compris tous les rouages du secteur et je me suis fait basher en entretien, comme quoi si je partais dans ce métier je serai forcément junior. Et du coup avec l'aide des professionnels du secteur, j'ai refait mon CV avec les bons mots-clefs (ça impliquait de transformer mes noms de poste en english bullshit), et de placer quelques mots importants, et fait des entretiens blancs, et d'essayer de faire rentrer mes 5 ans de FP dans un parcours choisi et logique. J'arrivais pas à obtenir de réponses de la part de grands groupes ou de start up, mais j'ai fini par avoir un entretien, dans le conseil encore une fois, et c'est passé. Ils avaient du mal aussi à considérer la FP comme de la vraie expérience donc je suis entrée dans la boîte au grade juste après junior, mais mon salaire à fait +50% Pour plein de raisons, ils ont mis fin à ma période d'essai au bout de 6 mois, mais j'adore ce boulot et je suis ravie du changement. Avec le travestissement de mes 5 ans dans la FP + 6 mois dans le conseil (un peu élargis sur mon CV), j'ai fini par avoir le tremplin que je voulais, et je me suis fait recruter par une ESN, en tant que senior, pour une mission chez un client grand compte (assurances). Bon j'ai dû passer 40 entretiens en 6 semaines pour ça, et je dois encore justifier mes années dans la FP qui font tire-au-flanc, mais ça passe, et j'ai repris +17% de salaire. Je vois que tu es plus âgé et pas forcément dans les mêmes secteurs que je mentionne, mais l'âge n'est pas forcément un frein. La personne qui m'a coachée car elle a fait FPE -> conseil avait 10 ans de plus que moi donc quasiment 37 ans au moment de sa "reconversion." Edit : j'ai envie de te dire que tout est possible. Perso ça l'a fait mais je me suis beaucoup, beaucoup acharnée. edit : MP si besoin, je suis volontairement flou sur les postes et le secteur |
| bisoo | Hello!
Risk management : en effet on parle sans doute de choses différentes. Je parle de l’identification des risques dans un cadre coso. En gros, on identifie les risques de l’entreprise par processus (exemple pour le processus procure to pay, risque que la facture fournisseurs ne soit pas enregistrée car pas scannee) on les qualifie (high medium low) et on colle un contrôle interne pour le mitiger (par exemple allouer un numéro de scan à chaque facture… contrôle nul, désolée, c’est juste à titre illustratif). Les boîtes du cac ne sont pas remplies du top 3, il y a de tout, des esc Pau, des dut, plein d’étrangers avec des diplômes étrangers (pas basés en France mais avec qui on bosse tous les jours). Je ne travaille au quotidien avec aucun insead (en ai-je déjà croisé?) et j’ai parfois un call avec un mines ponts, à un niveau bien plus élevé que moi. C’est sûrement plus pêchu que ce que tu connais actuellement (mon amie qui veut se reconvertir m’a raconté son quotidien, ca ne fait pas rêver en effet) mais on est noyé dans les process, dans la politique interne… Un profil hyper rassurant = quelqu’un qui a déjà fait exactement le même job que ce que pour quoi on veut l’embaucher, avec les mêmes technologies et dans le même secteur d’activité. Je sais c‘est ridicule, si les gens postulent c’est pour changer de poster. Non je pense que tu dois garder ton cv tel qu’il est, ça montre ton énergie et ta flexibilité. Banques / assurances : je ne connais guère ce secteur. Mais je sais qu’ils ont d’énormes besoins en conformité, donc c’est clairement un secteur à explorer. |
| ferdi mcneal | Mille mercis pour tes précisions !
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| bisoo |
• cabinet de conseil • gestion de projet en entreprise du cac • risk management |
| ferdi mcneal |
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| bisoo | En terme de formation j’ai un peu ton parcours (iep puis école de commerce). Je suis dans le privé (j’ai fait du conseil et de très grosses boîtes de biens de consommation et de luxe) où j’ai fait notamment du risk management et de la gestion de projet. Le positif : cherche côté protection des données (RGPD). C’est obligatoire donc les entreprises s’y mettent. Ou plutôt s’y mettaient, maintenant le train est peut être passé. Mais c’est sans doute un sujet trop simple pour toi :-/ Le négatif : je ne te recruterai pas en risk management (je prendrais des anciens des Big4 plutôt) ni en gestion de projet (j’en prendrais qui étaient dans des boîtes de conseil connues et/ou en interne d’une grosse boîte). Édit : j’ai une copine, ancienne camarade de mon iep, aussi dans la FP, qui veut elle aussi se reconvertir dans le privé pour gagner plus et avoir un job plus intéressant. Elle est dans les rh et est en train de se reconvertir en formatrice / consultante indépendante / coach. Elle y va progressivement, avec quasi 60 jours de cp par an, elle y a consacré dans les 35 jours cette année, et a signé pour une formation de coaching. Qui me semble onéreuse et inutile, mais ça lui plaît. |
| p0intzer0 |
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| ferdi mcneal | Merci d'avoir précisé. Je confirme : en France, il y a très très peu de postes, ces domaines-là (l'IE et le rens ; en communication il y a des postes tout de même) sont culturellement considérés comme relevant de la seule sphère étatique (ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes de souveraineté à nos entreprises les plus stratégiques). Les Américains, les Israéliens, les Chinois, les Russes et tant d'autres n'ont pas cette naïveté.
C'est bien pour ça que je veux basculer dans quelque chose qui soit "identifié et identifiable" dans le vrai monde de l'économie réelle avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Parce que j'ai encore 30 ans avant la retraite, et j'aimerais mieux servir un peu à quelque chose. :o |
| p0intzer0 | Je pensais aux secteurs un peu confidentiels que tu as mentionné, comme l'intelligence économique ou les relations publiques : pas beaucoup de postes ouverts à mon humble avis :) |
| ferdi mcneal |
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| p0intzer0 |
Sur les secteurs évidemment, les domaines les plus sélectifs et confidentiels vont être galère, mais tu n'es pas obligé de faire de l'intelligence économique ou du travail autour de problématiques classées.Y a beaucoup de groupes et de demande autour de la gestion du risque, de l'OSINT, de la cybersécurité, des sujets de souveraineté numérique, de la transition, etc... et ça embauche pas mal. Y a aucune raison que tes compétences ne soient pas transférables : si tu sais gérer un projet, évaluer un risque, procéder de manière logique, appliquer les principes de renseignement, faire de l'OSINT, c'est les mêmes compétences dans le privé, y a que les moyens et les tenues qui changent. J'ai moi aussi un CV 100% sciences très molles et c'est pas grave. Dans mon secteur (cyber), un CV comme le tien pourrait être bien valorisé, sans avoir besoin de faire X ou de bouffer tous les weekend avec un général de division. Je pense que la première étape c'est d'identifier ce qui a) te fait envie dans un métier et b) quels secteurs, quels postes offrent ce que tu recherches. Il faudra ensuite aligner ton CV et ta recherche en fonction de ces critères. N'hésite pas à m'envoyer un MP si tu veux discuter. |
| NotCompliant | Essaie sur linkedin de trouver des gens avec un parcours similaire au tien qui ont réussit le switch, ils sauront te conseiller |
| wainwain |
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| ferdi mcneal | Merci pour ta réponse ! Une sur 350 lectures, je crois que je ne maitrise pas les codes HFR. Tant pis pour moi. :D
À ma connaissance, l'écrasante majorité des grosses boites de la défense recyclent des profils ingés et des ex-généraux à carnets d'adresses. J'ai déjà eu pas mal de retours du type "vous avez travaillé exactement dans les boites adéquates sur les sujets adéquats, mais vous n'êtes pas ingénieur, désolé". C'est peut-être moins fermé du côté des sous-traitants néanmoins, mais je n'en suis pas sûr. Les BIG4, j'ai le plus souvent reçu une réponse du type : "c'est moins risqué de recruter un jeune malléable qui sort tout juste de l'ESSEC". Ce que j'ai toujours trouvé un peu triste, mais on ne rajeunit pas, et je ne leur en veux guère, ils cherchent des jeunes salariés extrêmement disponibles. Au-delà de la question du type de boite, je ne vois même pas clairement vers "type" de métier je peux me diriger avec mon profil un peu bâtard. |
| Otaivz | Viser les boites dans le domaine dans la défense ? Dans des jobs commerciaux / business développement / public affairs, ... ? (Airbus, Dassault, Safran, Thalès, Nexter, Naval Group ...) et leur tétrachiée de sous traitants ? Des practices secteurs public de cabinets de conseil (Big 4 / Boutique spécialisées ?) |
| ferdi mcneal | Bonjour à tous,
Je travaille comme contractuel civil (cat A) au sein du ministère des Armées et j'aimerais vivement pouvoir basculer dans un(e) grand(e) groupe/entreprise. Comme je suis franchement paumé et que j'investigue tous azimuts, je me suis dit « pourquoi ne pas solliciter le conseil d'HFR ? » Situation perso : 36 ans avec famille à charge. Plus ou moins mobile (enfants encore jeunes). Formation : cinquante nuances de sciences molles (IEP+fac+école de journalisme) + fine surcouche business/management avec un MBA généraliste (IAE). Prestige zéro globalement. Expérience pro : ~5 ans comme consultant indépendant (temps plein/temps partiel) pour des TPE/PME et +8ans comme contractuel dans une poignée de grosses boites du MinArm (avec un changement de poste/boite tous les 2 ans environ, à Paris et actuellement en province depuis le Covid). Domaines pro : renseignement/intelligence économique/osint, métiers du numérique et de l'information (incluant relations publiques et influence), affaires industrielles, sécurité-sûreté. Des palanquées de stages dans ces différents domaines ainsi que dans le management et l'accompagnement du changement. Anglais B2 (C1 possible en bossant un peu je suppose), j'ai un peu voyagé pour le boulot. En l'état, je suis en CDI, invirable et au chaud, mais je n'ai aucune perspective d'évolution salariale ou statutaire. Je ne suis globalement pas intéressé par les concours ou par un éventuel changement de ministère. Je suis trop vieux pour que ce soit rentable et je pense avoir fait le tour du public et de ses logiques (qui sont à peu près les mêmes partout). En gros, mes questions sont : Quels peuvent être les métiers vers lesquels m'orienter en capitalisant sur mon parcours ? Quels domaines de compétences seraient transférables, si une telle chose est encore possible à mon âge ? Comment adapter ce que j'ai fait dans le public, ne serait-ce qu'au niveau du CV, pour intéresser un recruteur privé ? Honnêtement, j'ai l'impression de n'avoir fait que des trucs de niche invendables (et classifiés...) qui ne parlent à personne dans le « vrai » monde de l'entreprise et de la valeur économique : je ne veux pas rester bloqué là-dedans à vie. Parmi les quelques reconversions que je vois réussir, je compte essentiellement des X que tout le privé plébiscite, ou des officiers supérieurs/généraux qui monnayent leur carnet d'adresses. Dans un cas comme dans l'autre, je ne suis pas concerné. Ce n'est pas très optimiste mais c'est pragmatique. Je ne vise pas non plus les mêmes postes, à l'évidence. J'ai quelques vagues idées/pistes : compliance/trade compliance et risk management, chargé/chef de projet en réorganisation, chargé/chef de projet digital/numérique, protection des données/data officer, chargé/chef de projet IE (très peu de postes et mal reconnu). Mes illusions de jeunesse et mon idéalisme étant derrière moi, tandis que mes charges familiales sont devant, je suis prioritairement motivé par l'évolution salariale et statutaire (ainsi que les responsabilités et les heures qui vont avec). Autrement dit, j'aimerais vivement aller travailler pour un secteur économique qui rémunère sérieusement et qui récompense a minima la force de travail et l'engagement (contrairement à la fonction publique...). J'ai vaguement en tête la banque et les assurances, les majors énergétiques, l'armement (peut sembler évident pour moi mais ils ne recrutent quasiment que des ingénieurs), éventuellement les cabs d'influence et d'affaires publiques (mais le réseau me fait défaut). Bref, je suis paumé et je suis preneur de tout avis, conseil ou info. Merci de m'avoir lu, et merci par avance ! |


